23 avril 2008

Revisons le contenu des programmes au Lycée


« Les lycéens sont dans la rue, Darcos, t'es foutu » . Attention, la jeunesse française bat la pavé au rythme de revandications impressionantes : ne supprimer pas des postes de profs. Une belle déclaration d'amour de tous les lycéens (on s'attechera dans ce billet à ne pas les nommer étudiants) au corps professeural à quelques semaines du bac. En quelque sorte, c'est donnant-donnant : les lycéens défendent les postes pour permettre aux profs de ne pas enchainer les heures sup', les profs, bons seigneurs, distribuent le bac à ces bons petits soldats à grand coup de copies sur notées l'été prochain.

Ne sombrons pas toutefois un éditorial à Eric Zemmour. Tout ça, c'est de la blague. Non, le vrai problème des Lycées, en plus des inscriptions graveleuses dans les toilettes et de la bouffe dégueu à la cantine, c'est le contenu des programmes dispensés durant ces longues années de lycée. Et je dis ça en m'appuyant sur mes longues années d'expérience professionnelle acquises depuis mon bac, il y a neuf ans (mince, je viens prendre un coup de vieux à écrire cette phrase, comme quand on se percute que les jumeaux de Tokio hotels sont nés en 1989, aïe.)

Les matières à enseigner au Lycée sont les suivantes :
  • plomberie, pour arreter de se faire avoir par des types aux mains crades et aux dents en or qui arguent qu'un syphon bouché coute un demi smic pour être remplacé.
  • négociation, pour obtenir un joli prêt immobilier à 2% au lieu de 6% avec du bagout, une cravate à pois et une poigne ferme.
  • powerpoint, parce qu 'en 2008 j'ai passé autant de temps à expliquer powerpoint aux stagaires que le type qui a fait la tour eiffel en allumettes a du attendre pour trouver une femme
  • cyclisme, on va attendre combien de temps avant qu'un Français ne gagne le tour de France ?

20 avril 2008

Petit tour au parc des Batignoles, fontaine à bambins.

Hier, à l'occasion d'une sortie dans le XVIIème arrondissement pour régler quelques questions de bricolage, nous sommes passés par le parc des Batignoles avant de regagner nos pénates.

Le parc des Batignoles, un samedi après-midi, doit être l'endroit en France où on concentre le plus d'enfants au mètre carré (surement plus que dans une goutte de semence).


On y trouve des petits garçons, des petites filles, qui pleurent, jouent, apprenent à marcher, regardent les canards, ou qui tout simplement ne font qu'attendre de grandir.

Evidemment, pour accompagner tous ces bambins, une armée de parents tourne, virvolte, surveille, regarde, trépigne, stresse... bref, souffre d'être parent.

Les jeux de plein air sont surchargés par les enfants, tel des piranhas dévorant un steack dans l'aquarium d'un fou mégalo sorti d'un mauvais film d'espionage.

Des commerçants malins, tels les marchands du temple, proposent ainsi des disctractions payantes : 1€10 le tour en balançoire. Plus cher, le manège qui ne joue que le grincement de sa mécanique, attire l'attention des têtes blondes, tout comme un stand qui vends chouchous et cacahouètes. En bref, le moindre caprice d'enfant se paie ici très cher. Quoique... sur un banc, près de l'entrée, un bébé de quelques mois n'en est pas encore à ses premières exigeances. Il est tout ébahi par un pigeon mangeant le vomi d'un clochard, et se détend à peu de frais, laissant ses parents souffler un peu.

Alors que je me félicitais de ne pas encore avoir à subir ces activités parentales, j'ai croisé un ancien camarade de promotion, perdu de vue depuis longtemps. Il tirait une poussette avec son fils à bord... Je l'ai chaudement félicité d'être papa, et j'ai secretement espéré pour lui qu'il avait un peu de monnaie en poche.

10 avril 2008

Asnières : ça flingue au conseil municipal

Sensation au conseil municipal d'Asnières lundi dernier. Un ancien adjoint au maire sortant a fait une violente charge contre son ex-patron. « L'ancien maire nous a menti (...) Je me refuse à cautionner plus longtemps l'inacceptable ! », a ainsi lancé Cyrille Dechenoix, à l'encontre de Manuel Aeschlimann.



Placé juste devant lui, Manuel Aeschlimann est resté impassible à le lynchage de haute volée. Près de 6 minutes d'un discour accusateur au vitriol.

Le cadreur de la retransmision s'est régalé, en insistant sur le visage blaffard d'Aeschlimman, pendant que Dechenoix assénait les coups.

A la fin de la séquence, Aeschlimann raille le « retournement de veste » de Cyrille Dechenoix. Ce dernier entre désormais en disidence de l'opposition.

Dechenoix joue-t-il la carte des élections 2014 ?
De nombreux observateurs de la vie politique asnièroise avaient en effet été surpris, quand, avant les élections 2008, Aeschlimann avait préféré intronisé son épouse en futur première adjointe plutôt que Dechenoix; jugé au moins crédible et charismatique.

Dechenoix en disidence dans l'opposition, c'est peut être aussi pour tenter un coup. Le conseil fraîchement élu est en effet issu d'une alliance PS - MoDem - Divers Droite. En comptant les élus d'opposition, il compte presque autant d'élus du centre et de droite que d'élus socialites. Peut etre de quoi renverser le conseil... Aeschlimann aujourd'hui complétement décrédibilisé, Dechenoix devient il le futur espoir local ?

07 avril 2008

Pourquoi les gens cherchent n'importe quoi dans Google

Il y a quelques semaines, j'ai installé sur ce blog un compte Google Analytics. Qu'est-ce donc ?

Il s'agit en fait d'un logiciel, géré par Google, qui me donne quelques statistiques pour ce blog. En moyenne, on tourne à une dizaine de visiteurs par jour (ma mère, mon frère, mon beau-frère, et Uncle Whale. Mais pas mon père, qui ne comprend pas comment je peux perdre du temps à écrire toutes ces bêtises quand on a tant à faire en envoyant des powerpoints rigolos à tout son carnet d'adresse).

Ce qui est le plus intérressant dans ces statistiques, ce sont les mots clés que cherchent les internautes avant de tomber sur cette page. Et c'est plutôt loufoque.

D'abord, j'ai une dizaine de visites par semaine des internautes qui tapent « Vogica » dans Google. Je n'ai plus qu'à négocier une ristourne chez Schmidt.

On peut relever plusieurs catégories de recherches dans Google.

Il y a d'abord ceux qui tapent vraiment n'importe quoi, et, on ne sait encore moins pourquoi, ils tombent sur ce blog:
  • "la france" + accident + gardienne
  • les chateaux de la Loire pour les nuls
  • Louis XX
  • cassettes + channel 6 + anglais

Il y a aussi ceux qui croient que Google va leur sauver la vie, en leur offrant la solution à tous leurs problème
  • bruit et mauvaise odeurs coproprieté que faire
  • premiere réunion de copropriete
  • Cafards + copropriété
  • comment faire les huitres
Il y a aussi les expressions qui montrent que je suis peut être devenu une pointure sur certains sujets...
  • abri anti atomique elysée
  • avoir une bonne tete
  • la date mardi 11 en calendrier revolutionnaire
  • comment avoir un bon son dans un groupe de rock
  • comment devenir un super hero
  • je porte des bretelles
  • photos macarons de cormery

Et puis il y a aussi la part de notorié notre compagnon Monsieur Chat, la mascotte du quartier:
  • chat méchant chez vet
  • emplacement de la vessie du chat
  • reportage monsieur chat
  • chat bouché

Et puis il y a des choses qui me font un peu plus peur... voire qui me glace le sang !
  • endroits les plus glauques de france
  • poupou francis
  • du pus qui sort du cul du chat

En tout cas, merci à uncle whale pour ses commentaires gras dans les différents billets, ils m'ont au moins permis d'attirer les 4 visiteurs ayant tapés l'expression « du pus qui sort du cul du chat » dans google...

02 avril 2008

ils sont forts ces coréens




Impressionants les chorégraphies coréennes...
Ca passe au rouge, au jaune, au blanc... comment ils font pour avoir autant de couleur sur eux ?

30 mars 2008

Carnaval à Bécon, mais que du côté Courbevoie


Hier, nous voulions simplement nous rendre dans les commerces faire quelques courses. Nous sommes tombés en plein carnaval de Courbevoie.

Les carnavals, c'est toujours un peu... déroutant. Il y a un côté très Franck Dubosc dans le défilé d'une fanfare qui joue « I will survive » au xylophone. Les trompettistes bourrés qui ne font rire que les enfants. Les adultes s'occupent de sortir leur progéniture pour l'occasion, et les autres sont des passants pris au piège de cette mascarade conviviale.

On est très loin du carnaval de Dunkerque où 10 000 personnes ivres et déguisées vouent un culte au corsaire Jean Bart et au tambour major Co Pinard dans une communion singulière, saisissante et finalement à laquelle on a du mal à résister.

Hier, rue Edith Carvel à Courbevoie, il y avait une fanfare suivie de personnages dansants. On aurait dit un défilé des personnes de corn flakes Leclerc : un tigre qui n'est pas tigrou, un singe, qui n'est pas Coco (des Choco Pops) ou encore un dauphin gris au charisme d'huître.

Pour donner plus encore l'envie de festoyer, de nombreux policiers municipaux étaient présents pour juguler la circulation et la sono diffusait du Claude François. Le comble fut atteint quand à la sono on annonça que le Bagad était toujours à Courbevoie, mais côté Asnières.

Il existe en effet 3 ou 4 rues faisant partie de la commune de Courbevoie, mais qui se retrouvent de l'autre côté de la gare et de la voie ferrée. Les résidants sont en quelques sortes enclavés dans Asnières, et vivent en décalé du reste du quartier. Ils n'ont pas les même décorations de Noël, les poubelles ne passent pas le même jour et doivent traverser la voie ferrées pour emmener les enfants à la crêche...

Hier, la ville de Courbevoie a pensé à eux. Le bagad est allé spécialement leur rendre un hommage chaleureux en jouant sous leurs fenêtres. Pas de chance pour nous, on était juste dans le tunnel sous les voies ferrées en même temps que les bagadous faisaient route en sonnant de tout leur coeur bombarde et cornemuse.

29 mars 2008

Toutes les raisons pour lesquelles je suis faché avec Ubuntu

Tremblez fervents supporters du système d'exploitation Ubuntu ! Il est temps pour vois d'affronter la dure réalité : Ubuntu est aussi performant de windows 3.1

Depuis quelques mois, j'utilise le système Ubuntu pour mon PC portable Acer Aspire. Je n'en retire qu'une maigre satisfaction.

1 - La suite Open Office n'est vraiment pas à la hauteur. D'abord, le correcteur d'orthographe est nul, la preuve, je fais ke dé phautes sur mon blog depuis que je l'utilise. Ensuite, il n'est pas très pratique et ne propose pas suffisament d'option.Il ne gère pas les marges, les tabulations ou les puces sont catastrophiques. Autant utiliser google docs.
Monsieur Type 1, Ubuntu 0

2 - le navigateur Firefox ne permet pas de lire les extraits musicaux sur le site de la fnac, ou tout ce qui ressemble de près ou de loin à de la musique en ligne. Il ne gère que les player Flash.
Par ailleurs, il y a un certain nombre de sites dont la navigation devient impossible. Exemple : la barre de navigation est au milieu de la page. Je ne peux pas valider mon inscription sur le site du parti socialiste à cause d'une case cachée sous du texte !
Monsieur Type 2, Ubuntu 0

3 - Impossible de connecter une clé USB, un ipod ou une carte SD au PC. Dans ces conditions, il sert à quoi mon ipod ?
Monsieur type 3, Ubunto 0

4 - Google Earth ne fonctionne pas sous Ubuntu. C'est particulièrement dommageable. C'était mon bol d'air frais quotidien, google earth.
Monsieur Type 4, ubunto 0

Alors d'accord, Ubunto est gratuit, il est mis au point par les développeurs du monde entier et vise à lutter contre l'hégémonie du monstre Microsoft. Enfin quand même, quand un gamin nous offre un collier de nouilles, on trouve ca joli, mais on n'est pas obligé de le porter, non ?

27 mars 2008

Musique !







Le groupe des types en cheveux anime baptêmes, séminaires d'entreprises et mariages (le vendredi seulement).

24 mars 2008

Chronique de campagne : Y a t il un assesseur pour sauver le bureau de vote ?

Dans les élections, il faut voter. Mais pour voter, il faut qu'un bureau de vote soit ouvert et tenu par un président, ses assesseurs et du personnel administratif.
Pendant deux dimanches, j'ai joué le rôle d'assesseur. C'est pas très compliqué : il faut faire signer les votants sur le cahier de registre une fois le bulletin dans l'urne.
Jusque là, tout va bien, mais dès fois, les votants oublient leurs cartes d'électeurs, il faut alors les rechercher dans le cahier par ordre alphabétique. Là, ça se complique, les Ghuzhkan ou les Dayspré (alors que les homonymes respectables s'appelles Despré) sont difficiles à retrouver.
Plus fatiguant, les votants font toujours la même remarque, aussi amicale qu'initile. Au début, ça passe, mais au fil de la journée, au bout du 700ème votant, on ne peut plus entendre « oh, on signe en rouge? » « oui, c'est normal, c'est pour différencier de la semaine passée... » ou encore « oh, on signe à l'envers... » « oui, mais ne vous inquiétez pas, c'est normal »...

La plupart du temps, les parents vont voter avec les enfants. C'est fou, comme un bureau de vote distrait les enfants. Il passe d'isoloir en isoloir, et réclame à grands cris de mettre le bulletin dans l'urne. Le président du bureau, un vieux briscard de l'exercice, les laisse faire, avec une patience incroyable. Après tout, le bulletin que l'enfant glisse dans l'urne est peut être favorable à sa liste...
Enfin d'après les textes « pas d'enfant en age de lire ou écrire dans l'isoloir » Jean Jacques Rousseau doit se retourner dans sa tombe (ou Napoléon, ou n'importe qui, j'ai aucune idée de qui à écrit le code electoral !)

La prochaine fois je vous expliquerai comment passer le temps quand on est assesseur, quand, entre midi et treize, il n'y a personne : trouver les plus anciens votants, dénicher des anniversaires, deviner l'age des électeurs, les appeler par les tous les prénoms pour les agacer, tenter de savoi r s'ils votent à droite ou à gauche...

19 mars 2008

Chroniques de campagne

la campagne municipale vient se terminer. L'occasion de revenir sur quelques moments croustillants où je me suis dit « encore une bonne anectode à raconter sur mon blog! ». Puis j'ai tout oublié.

Un samedi matin, vers 11 heures, sur la place des Bourguignons. On distribue quelques tracts la veille des élections. Le facteur n'habite pas Asnières, il ne veut pas de mon tract. Une vieille dame le prends volontiers : « j'espère qu'il va passer, votre petit jeune! ». Un vieux monsieur approche, je l'apotrostrophe « élection municipale, on vote demain ! »
- Ha ça non, alors, je vais pas voter pour un communiste !
Mais, il n'est pas communiste !
Jamais je voterai pour un communiste, ils m'ont envoyé en Algérie en 58 ! Jamais !
Puis, il est parti, sans mon tract.

17 mars 2008

Soirée de de la victoire de Sébastien Pietrasanta à Asnières

La campagne municipale à Asnières sur Seine a connu une fin incroyable ce dimanche.
Le jeune candidat socialiste Sebastien Pietrasanta, 30 ans, à la tête d'une liste d'union PS, les Verts, MoDem et Divers droite, remporte les élections municipales avec 51,87% des voix, face au maire sortant UMP, Manuel Aeschlimann, proche de Nicolas Sarkosy.

A la mairie d'Asnières, il est 21 heures. Il y a la foule des grands soirs. Les assesseurs rapportent en mairie les résultats de leurs bureaux. Les curieux se massent dans la grandiloquante salle des mariages, une verre de mousseux à la main, en attendant les résultats.

Les premiers résultats, bureaux par bureaux, sont échangés. Plus 80 voix pour Pietrasanta à Descartes. Moins 120 voix à Marjanne. Les comptes d'apothicaires vont bon trains, mais impossible d'en dégager une tendance. On se salue entre militants, et on se méfie entre camps.

Chacun attend les résultats. Plus l'attente est longue, plus cela renforce le sentiment d'une défaire du maire.

Puis, progressivement, une rumeur enfle. Le PS serait devant, à 51%. Une très courte avance, mais suffisante. Cette idée me semble farfelue au début, pourtant les militants UMP commence à faire des grimaces. Certains quittent la mairie, renforçant l'irrestibilité d'une victoire.

Cette victoire est tellement inatendue, dans une ville qui n'a jamais connu de maire de gauche, que beaucoup restent incréduble, attendant les résultats officiels.

Puis, le maire sortant, Manuel Aeschlimann, accompagné de sa femme, également n°2 de la liste, se présente sur le pupitre, avec Sébastien Pietrasanta. Ce dernier, acclamé par la foule, où il ne reste plus que des sympathisants, appelle les spectateurs au calme « A partir de maintenant, on va respecter la parole de chacun, et écouter les autres »

Manuel Aeschlimann, auquel on aura beaucoup repproché sa gestion de la démocratie locale, n'aura pas raté sa sortie. Son discours très bref fut simple : merci pour tous ceux qui m'ont soutenus, et bravo aux vainqueurs. Un peu ému, tout du moins secoué. Quelques spectateurs l'invectivent « En prison ! » « Au revoir ! ». Il quitte alors la foule compacte, au milieu de gros bras. La machine à détuire les papiers va tourner à plein régime toute la semaine...
Les tracts calomnieux, les accusations de marxisme, les dangers sur la bétonnisation d'Asnières, les pressions aux associations aesnieroises, le clientelisme auprès des communautés... tout cela aura été vain.

Sebastien Pietrasanta, dans son discours de la victoire, appelle à une nouvelle démocratie municipale, meilleure concertation, meilleure gestion de la ville. « Ce soir, on va fêter la victoire. Il y a du champagne, mais profitez en bien, car à partir de maintenant on va revoir le train de vie municipale ! »

13 mars 2008

"Je suis officier de la marine, et vous, quels sont vos diplômes ?"

Il fut un temps où un tel outrage aurait été réglé au sabre, sur la place publique, à l'aube.
Un Neuilléen, homme d'honneur et officier de la marine, se fait traiter d'officier de mes couilles par un sombre pique assiette de la ville, venu chercher mésaventures et histoires en mairie.

Il faut passer directement à 2 min 30 sur la vidéo suivante :





Notons que pendant que les belligerants se jettent champagne et insultes au visage, les journalistes savourent cette saynète, captant son ou image pour se repaitre de la séquence dans leurs journaux. On aurait tord de s'en priver !

11 mars 2008

Un pacte pour battre Aeschlimann

On va essayer d'y croire !

Ce matin, devant la gare SNCF du quartier, les militants UMP avaient l'air tout de même beaucoup moins à l'aise : "Gare aux bolchéviques!" criait une dame qui pourtant avait de prime abord l'air tout à fait honorable. Sa copine de salon de coiffure enchainait "Non à la gauche, nous ne voulons pas devenir un nouveau Nanterre, ou un nouveau Genneviliers".

Vu sur le jdd...
Un pacte pour battre Aeschlimann



Maire d'Asnières-sur-Seine depuis 1999 quand il avait succédé à Frantz Taittinger, réélu dès le premier tour en 2001, Manuel Aeschlimnann a réussi l'exploit depuis qu'il est aux manettes de se mettre tout le monde à dos, à gauche comme à droite. Si bien qu'il devra affronter dimanche au second tour une coalition PS-Modem-Divers droite bien décidée à le mettre en échec.


La fin du système Aeschlimann à Asnières est-elle arrivée? C'est bien possible si on se réfère à la seule arithmétique électorale au lendemain du premier tour de l'élection municipale et aux stratégies mises en place dans la foulée. Sept ans après avoir été élu triomphalement dès le premier tour avec 51% des voix, l'UMP Manuel Aeschlimann a été, dimanche, l'auteur d'une grosse contre-performance ne recueillant que 41,56% des voix, soit un recul de dix points. Une performance à mettre également en regard du score qu'il avait réalisé il y a moins d'un an aux législatives lorsqu'il avait été réélu à plus de 56%.

Face à lui, le jeune candidat socialiste, Sébastien Pietrasanta a obtenu dimanche 33,66% des suffrages tandis que Josianne Fischer, ancienne adjointe d'Aeschlimann devenue une adversaire résolue, a recueilli 12,44% des voix avec sa liste divers droite, sensiblement le même score que le Modem de Christian Leblond (12,34%). Trois candidats excédés par les méthodes du maire sortant et qui n'ont pas mis longtemps à trouver un terrain d'entente pour lui faire barrage. Lundi, dans un communiqué commun, Pietrasanta, Fischer et Leblond expliquent ainsi avoir mis sur pied une "audacieuse alliance" qui devrait selon eux l'emporter dimanche prochain.

Constatant que le premier tour a donné lieu à une "spectaculaire redistribution des cartes", que "les listes d'opposition totalisent 58,5 % des voix", les trois acolytes "ont décidé de se rassembler sur la base d'un projet concret pour la ville". Après "le mauvais bilan et les pratiques contestées" du maire sortant, il s'agit avec cette alliance "dépassant les clivages politiques (...) [d']assainir les finances communales, [d']améliorer les équipements de la ville et [d']agir concrètement pour la qualité de vie, [de] restaurer la démocratie locale et [de] garantir la transparence dans la gestion d'Asnières."

Un proche de Sarkozy

La liste, baptisée "Le grand rassemblement pour Asnières", sera conduite par Sébastien Pietrasanta et entend rassembler tous ceux qui réclament une "nouvelle ère" à Asnières. Si les électeurs répondent présent, Asnières pourrait ainsi effectivement entrer dans une nouvelle époque. Depuis la prise de pouvoir, en 1959, de Michel Maurice-Bokanowski, ancien résistant, compagnon de la libération, Asnières-sur-Seine est en effet un bastion de droite qui semble imprenable. Après le passage à la mairie entre 1994 et 1999 de Frantz Taittinger, héritier des champagne du même nom, contraint de quitter ses fonctions pour cause de maladie mais aussi en raison d'un climat délétère dont on dit que son premier adjoint de l'époque qui allait lui succéder n'était pas étranger, Asnières est devenu une commune importante des Hauts-de-Seine. Au point qu'elle est considérée pour beaucoup comme le "laboratoire de la France d'après" en raison de la proximité entre Manuel Aeschlimann et Nicolas Sarkozy.

Celui-ci, parrain de Lohengrïn, le petit dernier de l'édile et de son épouse Marie-Dominique, qui est également sa première adjointe et son attachée parlementaire, aurait observé ces dernières années d'un oeil bienveillant la politique menée à Asnières. Une politique qui se caractérise notamment par une approche communautariste pas appréciée de tout le monde au sein de l'UMP. Ses opposants reprochent eux à Manuel Aeschlimann sa pratique autoritaire du pouvoir, l'absence de concertation sur les grands dossiers, sa gestion dispendieuse de la ville et un harcèlement quasi-systématique de l'opposition qui a conduit au cours de la mandature qui s'achève à d'innombrables actions en justice. Ils pensent aujourd'hui avoir l'opportunité de mettre un terme à ce système...

03 mars 2008

"troïka trotsko-marxiste dont le sectarisme est le seul moteur"


La campagne municipale bat son plein à Asnières. Ce soir, deux jolis paquets nous attendait, chacun libellé à notre nom, mademoiselle type et moi.

Le maire de la ville, Manuel Aeschlimann, autrement surnommé Sarkoboy par ici, a distribué à chaque habitant de la ville un joli DVD, avec la compilation de ses films : le film où il dénonce l'opposition, le film où il raconte sa vie dans une émission de la Chaine Parlementaire ou encore un film où il fait ses courses au marché. Le quatrième film est une pure merveille de cinéma, puisqu'il s'agit d'un diaporama sonore où défilent les photos de ses colistiers. A ne manquer, superbe transition en fondue entre les personnalités de l'Ump et les « personnalisés issues de l'ouverture et de la diversité »

Accompagnant ses superbes créations artistiques, on retrouve, non pas un, non pas deux... mais trois numéros du journal de sa campagne. Extraits de cette merveilleuse littérature :
« document entièrement financé sur fonds privé »
« venez nous retrouver autour du verre de l'amitié pour une réunion publique de quartier » (les meeting apéro attirent plus ?)
« vous n'en croirez pas vos yeux, ni vos oreilles, et pourtant, c'est vrai découvrez le vrai visage de l'opposition sur www.aeschlimann2008.fr » (je n'en crois pas ma voix)

Mon passage préféré : la double page « en finir avec les pratiques de l'opposition » (puisqu'en votant pour la majorité, on change l'opposition...)

C'est un grand moment de démagogie, avec, sur la même page, un article qui s'appelle « 10 condamnations prononcées par la justice contre des opposants à ce jour », puisque le marie a pris l'habitude d'attaquer tout le monde pour diffamation, et un autre article « Frais d'avocat, ce que vous coûte l'opposition ».

A noter, un acte très courageux : le maire publie le discours d'un élu PS qui avait choisi de rejoindre la majorité en cours de mandature. Le journal explique : « chacun sait que la section locale socialiste est très fortement marquée à gauche, voire à l'extrême gauche , puisque certains de ses membres ont des responsabilités à attac » et le discours d'en ajouter « traoïka trotsko-marxiste dont le sectarisme est le seul moteur » (je rêve de placer cette phrase en réunion)

Le top vient enfin parachever cette œuvre : un montage minable, d'une bassesse rare, où le maire publie le droit de réponse qu'il avait fait paraitre dans le journal « le monde ». Cette fois, il omet de préciser qu'il est l'auteur de l'article, d'où une confusion évidente sur la signature de ce texte. Mais comme le dit M. Aeschlimann : « il faut en finir avec les pratiques de l'opposition ».

26 février 2008

"Casse toi pauvre con"


Voilà, j'espère être bien indexé dans les moteurs de recherche avec cette phrase. Dire que j'ai croisé le Président il y a plus d'un an à Londres...

On appentait les rayons de Harrods, avec Mlle Type, quand on a reconnu au loin celui qui allait devenir suffisament charismatique pour recueillir 19 millions de voix quelques mois plus tard.
Pourtant, il n'est pas grand, et de près il a plein de boutons sur le visage.

Benoitement, j'ai dit « Oh, regarde, c'est Sarkozy ! », ce à quoi le futur locataire de l'Elysée à répondu « Bonjour Monsieur, bon week end », en même temps qu'il pressait Cecilia de le rejoindre au rayon talonettes en cuir de vachette.

C'est dommage, si seulement j'avais dit « Touche moi pas, tu me salis ! » !
J'imagine les gros titres de la presse « Sarkozy craque durant sa campagne » « Sarkozy insulte un passant, il ne peut pas être président! » Ségolène Royal aurait vanté ma braviture, ma hérotitude !

Après son élection, Ségolène m'aurait nommé Sécrétaire d'Etat à l'Internet, j'aurai passé mes journées à dresser des tableaux comparatifs des sites de ventes en ligne, à prendre des petits déjeuners avec Versac et Loïc Le Meur, tout en légalisant uniquement le téléchargement des oeuvres austro-hongroises sur un ton déterminé.

Puis, le Canard Enchainé aurait dévoilé mes pires scandales : un sandwich jambon beurre remboursé deux fois en note de frais dans le Thalys, ou un abonnement litigieux à Micro Hebdo qui m'auraient amené à subir l'opprobre du peuple.

Secretaire d'état démissionnaire et laché par tous, il ne me resterait plus qu'à animer des séminaires d'entreprise, au milieu d'une course de kart, d'une partie de paintball ou d'un concours de lancer de nains.

Non, je suis content d'avoir évité tout ça, surtout que c'est compliqué d'écrire une histoire uniquement au conditionnel.

20 février 2008

Jour de Marché


L'autre jour, je me suis rendu avec Mademoiselle Type au marché. Le marché, c'est un endroit où on est fiers d'aller, on fait vivre le petit commerce et on goûte des produits authentiques. Et puis on est heureux de se lever un dimanche matin, faire autre chose que zapper entre téléfoot et la carte postale gourmande de Petit renaud (il m'énerve celui-là à faire la bise à tout le monde !)

Au marché, on achète des produits improbables : courge bio au nom imprononçable, fromage de chèvre aussi moisi que coulant, champignons pleins de terre (et donc tellement meilleurs !) ou encore les nems les moins chers d'ile de France (0,5 € le nem au porc, qui dit mieux?)

Je me suis toujours posé des questions à propos du marché : que font les commerçants les autres jours ? A quelle heure cela commence-il vraiment le matin (j'ai du mal à croire que le marché soit fréquenté à 8h!) ? Enfin, est-ce que les marchands se menacent avec des armes à feu et des canifs si l'un d'eux décide de prendre l'emplacement d'un collègue ?

14 février 2008

Tour de magie chez mon ophtalmo


L'autre soir, j'ai fait ma visite biannuel chez le médecin ophtalmologiste. Je suis rendu au cabinet médical de la rue des Batignolles. Il est drôle ce cabinet, on y trouve le docteur Maman, le docteur Teboul, le docteur Roussel. En fait, il n'y a que deux noms drôles, mais ca suffit à faire patienter en salle d'attente, dans le brouhaha des enfants et des claquements de porte. Il y a aussi deux dentistes, je me demande comment ils font pour étouffer les hurlements de douleurs des patients.

Puis vient le moment tant attentu, l'ophtalmologiste vous accueille dans son antre, c'est alors qu'on se croirait dans le bureau d'un professeur de Poudlard. Des fioles aux murs, un tableau curieux... D'abord, elle vous installe sur un tabouret pour l'exercice du choixpot. En posant son menton sur un bidule, elle connait tout de suite l'écart entre vos yeux et d'autres formules compliquées, plutot myope ou hypermétrope. La petite lumière blanche au fond du viseur, c'est un autre tour de magie qu'elle aura déclenché avec sa baguette.

Puis, elle vous pose une monture magique sur le nez, surement faite en corne de licorne ou en os de géant, et elle s'agite pour y déposer lunettes et lentilles.

En affinant sa potion-lunette, elle pose des questions compliquées :
« c'est mieux comme ça ou comme ça ? »
- Euh, je ne vois pas de différence... »
- Vous voyez mieux dans le rouge ou dans le vert ? »
- euh... c'est pas pareil, mais disons je vois quand même dans les deux... va pour rouge...
- est ce qu'il y a plus de contraste là... ou là... ?
- euh... c'est un tout petit peu mois fort... mais c'est comme trouble...

Enfin, dernier tour de passe-passe, le clou du spectacle, en même temps qu'elle signe d'une plume de phénix l'ordonnance pour l'opticien, elle demande et obtient 45€ pour 6 minutes 30 de consultation. Endoloris !

10 février 2008

Cascade de chat


On est en pleine après-midi, Monsieur chat se promène dans l'appartement, prennant tout son temps. Puis, lui vient l'envie de s'installer sur le rebord de la cheminée. Avec son flegme félin, il s'approche doucement, puis bondit d'un coup sur la table, se rapprochant de sa cible. Un bond le sépare encore d'une délicieuse place en hauteur, d'où il pourra dominer d'un air supérieur les coussins, jouets oubliés et autres canapés.

Il saute. Paf ! Raté, il s'est fait piéger par une feuille en papier dépassant du rebord. La dite feuille en papier est en fait une déclaration d'impôt à renvoyer avant le 15 Février. Elle était négligemment posée sur ce rebord pour ne pas se faire oublier de ses destinataires. Le chat a confondu ce document avec l'épaisse plaque de marbre encadrant l'âtre.

Tout n'est pas perdu pour autant. Le chat est dans sa chute, mais n'est pas encore tombé. Il s'aggripe alors de ses longues griffes à la nappe de la table. On ne sait jamais, de mémoire de chat, on a déjà vu des situations plus délicates se retourner à son avantage avec des pirouettes plus difficiles. Les griffes sont bien agripées à la nappe, hélas, celle-ci glisse et tombe avec lui, emportant dans sa chute ce qui y trainait (un repose plat, un flacon de Fabulon et une montre Swatch)

Le chat percute le sol, après avoir déployé beaucoup d'effort pour éviter telle déconvenue. Pour éviter l'humilation, Monsieur Chat détalle pour se cacher à l'autre bout de l'appartement, avant que le maitre n'est pu venir voir ce qui se passe.

05 février 2008

Asnièrois : votez pour moi, merde !




C'est vrai quoi, votez pour moi !
D'abord, moi, je suis gentil. Je suis gentil parce que les autres sont méchants avec moi. Ils s'attaquent à moi, me font procès et mauvaise presse. Du coup, plus ils sont méchants, et plus je suis gentil, non ?

Et puis je suis le seul à condanner les attaques dont je suis victime. Entendez-moi bien, je suis le seul à saisir la justice pour punir les méchants. Donc je suis un justicier gentil. Bien sur, la ville d'Asnières est la commune de France où les habitants supportent le coût le plus élevé de frais d'avocat en tout genre, mais c'est pour éviter de laisser la parole aux vils adversaires.

Et puis je suis honnête. Je vous le dit tout de go : je suis le seul à condanner les gens méchants ! Je suis tellement honnête que vous ne vous rendez pas compte que je dis des bêtises.

Enfin, n'oublions pas, nous vivons dans les hauts de seine, et 75% de la population votera pour moi parce que j'ai un autocollant UMP sur ma voiture.

Rendez-vous aux urnes le 9 mars, démocrates d'Asnières. J'ai encore besoin de la safrane avec chauffeur et de voir ma tête sur les murs de la ville...

03 février 2008

Campagne municipale à Asnieres sur seine : ca se castagne déjà

Houra, la campagne municipale a été commencé !



D'abord tout commence par un clip du maire en place, M. Aschlimann. C'est un roi de la vidéo sur Internet. Il fait témoigné ses soutiens (on reconnait les visages sur son site internet dans la présentation de son équipe). Ensuite, il a acheté la compil "musique triste" à la fnac et il a lui meme posté cette vidéo (le pseudo est son nom)




Ensuite, il y a une partie des opposants - le groupe socialiste - qui démentent et démontrent que, non, ils ne sont pas contre la sécurité, les handicapés ou les enfants. Ensuite, ils indiquent que les opposants au mégaphone sont des anciens alliés du maire en place.



Pour l'instant, c'est la vidéo de l'UMP qui a le place de visionnage. Mais ca ne veut rien dire, puisqu'on ne peut pas résister à l'envie de revoir cette vidéo très amusante, tellement tout cela sonne faux.

Lors de la dernière campagne présidentielle, une vidéo avait fait scandale : c'était celle présentant M. Sarkozy en héros sauvant les enfants lors de la prises d'otages de la maternelle de Neuilly sur seine.

M. Aeschlimann est un imposteur : il fait appel à la responsabilité républicaine pour un débat propre, mais use des techniques de manipulations par des montages hasardeux et malhonnetes.
En terme de niveau de débat, on est vraiment au fond du trou...


Vous en voulez encore ?

Sur le site de campagne de M. Asechlimann, on retrouve d'autres vidéo très amusantes, dont une où Monsieur le maire est en visite sur un marché. Il salue tous les militants UMP distribuant des tracts et s'adresse meme à un petit garçon... Pour le lien,débrouillez vous avec google, je ne vais pas l'ajouter ici pour augmenter sa popularité dans les moteurs de recherche !