11 juin 2007
Combien de minutes dans quelques instants ?
On peut dire 2 ou 3 minutes ? 5 à 10 minutes ? 10 minutes à quart d’heure ?
A la télé, est-ce que l’on doit s’attendre à ce qu’une page de pub soit plus brève quand le présentateur annonce « à tout suite » plutôt que « juste après » ?
A la fin d’un mail, si je suis pressé, je préfère mettre « à très vite » ou « à bientôt » ?
Dans le travail, je fixe une échéance en début de semaine prochaine, on entend Lundi ou Mardi, soit. Si je fixe comme échéance en fin de semaine prochaine, alors on pense à jeudi, ou vendredi. Par contre, il y a un litige dont tout le monde s’accommode, quand on annonce « en milieu de semaine de prochaine ». Ce n’est pas mardi, c’est plus sûrement mercredi et peut être aussi jeudi… c’est du moins ce que pense mes prestataires !
Du coup, le jeudi a bon dos, à la fois en fin de semaine qu’en milieu. Il est tantôt en avance, tantôt en retard, finalement jamais au bon moment.
Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU, divise son emploi du temps par tranche de 5 minutes pour ne pas perdre un instant dans son planning. Voilà quelqu’un d’organiser. Peut être que lui sait combien il y a de minutes dans quelques instants…
06 juin 2007
L’affaire des photos du séminaire

Je rentre tout juste de mon premier séminaire d’entreprise. L’image d’épinal de ce type d’événement, c’est une bande de cadres masculins qui marchent sur la braise, font du parachute ascensionnel, sortent bruyamment en boîte de nuit à Ibiza et jettent Pichard dans la piscine de l’hôtel alors que celui-ci s’était caché dans un recoin pour appeler sa famille. Bref, des moments de franches camaraderies…
Malheureusement pour moi, l’écrasante majorité de mes collègues sont des femmes quadragénaires, le séminaire de débauche organisé s’est transformé en séjour bucolique et reposant dans un château de luxe en région parisienne, avec piscine et cours de yoga.
La prof de yoga exigeait qu’on étale sa cage thoracique, qu’on respire des chevilles, ou encore qu’on mette ses mains sur le ventre pour profiter du fluide… Je me suis rapidement échappé de ce délire collectif pour rejoindre le practice de golf. Seulement voilà, quand on n’a jamais swingué de sa vie, c’est lassant quand au bout de vingt minutes, on a creusé un trou de 10 cm autour de la balle, qui, elle, n’a pas bougé.
C’est presqu’avec soulagement que je rejoignais les ateliers de travail : au programme, quelle dynamique de travail pour mieux répondre aux besoins des clients, ou encore quelle synergie collaborative pour optimiser la réussite des objectifs. Les mots de ces intitulés sont interchangeables, l’objectif est d’enfermer les participants dans des petites salles surchauffées, les laisser s’engueuler toute l’après-midi pour finir par une présentation bavarde en séance plénière devant une assemblée endormie impatiente de se masser autour du buffet.
Pour terminer la journée : soirée open bar de thé. J’étais seul avec ma bière dans un océan d’earl grey et de verveine. Mon image de gendre idéal en a pris un sacré coup, moi qui retiens toujours l’ascenseur pour les collègues, qui me lève systématiquement pour remplir la carafe d’eau de la cantine ! Mais pourquoi les femmes, passé un certain âge, ne boivent plus ?
Le lendemain au bureau, une collègue avait mis toutes ses photos sur un répertoire partagé dès 10 heures… Une demi-heure plus tard, la moitié des photos de la piscine avaient disparues. La moitié de l'étage s'est vexé de ne pas avoir pu exercer un droit de veto sur la diffusion des photos...
En attendant le TGV…
Dans le premier cas, sur le quai, c’est l’effervescence. Un pauvre agent SNCF, l’air bonhomme, explique à tout va qu’il ne sait rien, que le machiniste est dans le train que l’on attend, et que si on veut arrivé à Paris avant minuit, mieux vaut prendre le train de 21h, partant quai 4. Autour de l’agent, une dizaine de personnes attendent des explications, le regard mauvais, prêt à en découdre.
Plus loin, certains passagers se dirigent d’un pas distrait vers la sandwitcherie ou le bureau de presse en cherchant désespérément des pièces au fond de leur poche, croisant ceux qui changent de quai les bras chargés de valises et d’enfants.
Dans les voitures, bien au chaud, on patiente en passant des coups de téléphones de la semaine. Evidemment, il y a toujours une personne moins discrète que les autres. Alors Patrick et Aurélie, un couple bien habillé d’une trentaine d’année, se font remarquer à grand renfort de PDA… Jeudi, ils vont diner chez Romain et Béa, ils apportent le désert « tu verras une sacré surprise… », après, Patrick appelle sa mémé pour lui raconter se vacances « des souvenirs pleins les yeux », puis il parle de l’actualité « un bon signe, ce nouveau gouvernement », « on est content pour le nouveau président », « ca devrait bien remettre les choses en place », etc.... Au bout du fil, la vieille dame fait tout pour que la conversation se poursuive, arrachant à son petit fils des précieuses minutes qui lui changent de l’ennui. Elle se dit qu’il est bien son petit, peut-être aussi bien que le type qui présente les actualités régionales sur FR3, et que sa petite dame a bien de la chance de l’avoir trouvé. Cette bruyante conversation s’éternise alors sur un concert de louanges pour le nouveau président de la République. Lassé de ce discours triomphaliste, je préfère retourner sur le quai, soutenir ce pauvre agent de la SNCF. Tiens, qu'est ce qu'il pense du service minimum?
31 mai 2007
Les marques pages

Je me souviens encore comme hier de la première page que j’ai cornée. C’était mon premier Oui-Oui. La réprimande paternelle qui a suivi, sévère, m’a indiqué que ce n’était pas la meilleure solution. Oh, bien sur, je pourrais essayer aujourd’hui de corner ma page sans craindre une réprimante de mon père, mais je n’y arrive pas, j’ai été conditionné, c’est comme boire de la bière devant un match de foot…
Il y a aussi les précieux et les dandys qui utilisent un marque page officiel, en vente dans les boutiques spécialisées. C’est pratique, généralement au bon format, mais ça se perd voire ça s’oublie dans un ouvrage que l’on a fini par abandonner (généralement le livre qu’on achète à la FNAC pour se donner un genre à la caisse). Une fois, on n’en a même offert un, avec un texte rigolo. Je l’ai retrouvé deux ans après à la dernière page du volume 5 d’Harry Potter (celui où Harry organise des raves parties à Poudlard), complètement noyé sous l’épaisseur du livre.
Il y a aussi les tricheurs, qui utilisent le fil au milieu du livre. Je ne sais pas comment il s’appelle, ce fil rouge, ou bleu, qu’on trouve généralement dans les dictionnaires ou les gros roman, mais pour moi, on devrait le supprimer, c’est sûrement un reliquat des moines copistes qui s’en servait comme chapelet.
Finalement, la meilleure technique, c’est celle du n’importe quoi. Un rien peut servir pour marquer une page : un post-it, un ticket de métro, un ticket de caisse, un mouchoir (propre…), voire même un autre livre. L’intérêt, c’est de voir comment vieillissent les objets. Par exemple, l’écriture du ticket de caisse s’efface, le post-il finit par être plié dans tous les sens…
24 mai 2007
Mobilisons nous pour les balles
Le passage à l’Euro aura vraiment était traumatique : augmentation perfide des prix, arnaque en tout genre des petits vieux, discours démago aux dernières présidentielles, etc…
Parmi ce sombre panorama, je tiens à ajouter un aspect important : la dégénérescence argotique. En effet, depuis le 1er janvier 2002 et son obscur cortège de changements d’étiquettes, finis les « t’as pas 10 balles », ou bien « une blague à deux balles ». En effet, depuis ce triste jour pour les amoureux des belles lettres, il n’y a pas d’autres mots rigolos pour dire « euros ». Essayez autour de vous de dire « t’as pas dix balles ? », on va vous reprendre « j’ai pas 1,50 € ! »
Je propose donc de lancer un grand jeu pour trouver un nouveau mot. Le gagnant remporte dix balles.
22 mai 2007
Les douze travaux du BHV
D’abord, première erreur, j’ai appelé le standard qui m’a renvoyé vers le rayon. Les téléphones dans les rayons des magasins d’électroménager sont faits pour sonner, et non pas pour être décrochés. Passé un très long moment (peut être aussi longtemps qu’au péage de Saint Arnoux un 15 aout), une voix décroche. « Pas du tout », me dit-il, ce n’est pas le bon numéro, et de d’envoyer vers le service technique, avant que celui-ci ne me renvoie vers le service après-vente. A chaque fois, mes interlocuteurs ont l’air un peu vexé que je m’adresse à eux « Ah non, mais je ne m’occupe pas des problèmes de livraisons », ou encore « non monsieur, ici on ne s’occupe pas de ce que vous demandez, c’est encore une erreur des gens du rayon ». A croire qu’au BHV on adore s’envoyer entre collègues les clients à problème. D’ailleurs, c’est un peu pareil dans le magasin « non monsieur, le retrait marchandises c’est rue des archives », ou encore « La peinture c’est pas au sous sol, mais au 5ème.... ». Au final, quelqu’un d’humain a fini par me lâcher dans un souffle « vous feriez mieux de passer au magasin et demander Patricia… »
07 mai 2007
J'ai vu la France d'après, la vengeance des vieux !
Pour ces électeurs, Sarkozy a critiqué mai 68, a parlé de Sécurité, de retraites, propose de défiscaliser les successions ou un plan alzheimer. Il a aussi ravivé le souvenir de Bloum ou de Jaurès, de vrais HOMMES de gauche, et refuse l’euthanasie. La voilà la France d'après, elle a plus de 65 ans, et elle a bien l'intention de nous narguer !
Ce matin, à La Poste, il y avait des cannes et des rides. Bon, d'accord, il y a toujours du monde et souvent des vieux grincheux à la Poste, mais au lendemain du triomphe électoral des plus de 65 ans, ce décor prenait une toute autre perspective. Ce n'était pas des vieilles personnes qui faisaient la queue à côté de moi, mais des gros bulletins pour Sarkozy, aux relents nauséabonds tout fiers, arrogants et vengeurs. Quelques regards méprisants pour les femmes noires venus transférer de l'argent, une autre qui fait semblant de pas comprendre le sens de la file pour passer devant tout le monde, et des guichetiers qui subissent les invectives "ca n'avance pas", ou "encore mais pourquoi ils font pas la queue ces gens-là!. Ca ne va pas être facile d’être fonctionnaire aujourd’hui, ca coute tellement cher à nos retraites, c’est tellement fainéant !
Dorénavant, je ne ferai plus mes courses avant 19h, de peur d'en croiser trop, et je ne prendrais plus le bus, avec toutes ces personnes agées qu réclament des places assises avec un air triste !
Au secours, la France vieillit !
06 mai 2007
Publi cé nul !
Oui, un titre de billet aussi pourri que ce que je veux dénoncer, la récupération scandaleuse par les publicitaires des affiches et des slogans de la campagne présidentielle qui vient de se terminer. 03 mai 2007
26 avril 2007
Un week end avec Mini Type

Il est rigolo mini type, parce qu’il fait plein de trucs débiles, mais comme il y a encore quelques mois il ne faisait rien du tout, on est tous impressionné.
Mais quand même, dès fois, il fait vraiment n’importe quoi. Par exemple, alors qu’il court (ou sautille, c’est selon), il s’arrête, me regarde fixement, et montre le ciel.
-Oh, comme c’est mignon, me dis-je, il a du voir un oiseau, ou un nuage en forme de nounours
Pas du tout ! Il n’y avait rien à voir dans le ciel, ni nuage, ni avion, ni quoique que ce soit d’autre que l’étendue vaste et mystique du bleu azur. Pourtant, il me montre le ciel du doigt. Bizarre, ce gosse… A moins qu’il voulait me montrer son doigt ? (ben oui, vous connaissez l’histoire du fou qui regarde le doigt qui montre la lune, ou un truc qui ressemble)
Autre chose, un bébé de cet âge ne peut rester en place. Depuis qu’il sait marcher, il ne peut s’empêcher de vagabonder et de se précipiter vers tous les endroits dangereux du jardin : il veut mettre sa main au barbecue, il veut gouter l’eau croupie au fond d’un seau et escalader les marches en pierre. Toutes les choses inoffensives du jardin, les ballons, les plantes, les brins d’herbe, ne l’intéressent pas. Non, il est attiré par le danger, sans même en voir conscience. Peut être s’amuse t il à provoquer une réaction de panique des adultes, puis repart satisfait de son coup.
Alors qu’on jouait aux accidents de la route avec un tracteur de playmobil et une Porsche acheté 1€ dans une collection Atlas (ben oui, chez tonton c’est des vieux jouets), j’ai eu la grande fierté de lui apprendre un mot : « boum ba da boum ». Au début, j’étais content d’avoir réussi à lui faire entrer un truc dans la tête, mais après coup, j’ai culpabilisé. Je l’ai imaginé le premier jour de l’école. L’institutrice lui demande s’il connait des mots, et lui, tout fier, répond « Mon tonton m’a appris un mot, Boum ba da boum ». Non, c’est pas très sérieux de ma part, j’aurais du lui apprendre le dicton du type qui montre le doigt de la lune, enfin le truc qui y ressemble…
24 avril 2007
Ma première réunion de copropriétaire

J’ai vécu hier soir ma première a réunion de copropriété. Le principe est simple, réunissez dans une petite pièce mal éclairée vos voisins les plus aigris et les plus vieux, mélangez le tout avec un gérant qui est le véritable souffre douleur de tous les co propriétaires, faites durer la réunion deux longues heures, et vous obtenez une expérience jamais vécue.
- > les vieux propriétaires occupants aigris, qui se plaignent des odeurs des soupes de poireaux, du bruit dans l’escalier et de la mauvaise humeur de la gardienne.
- > les vieux propriétaires bailleurs, qui ont un locataire dans l’appartement. Ils se reconnaissent et font de nombreux commentaires entre eux « Ca se passe pas pareil dans mon immeuble à Levallois ». Et puis surtout, ils ne veulent rien dépenser « Pas de tapis dans l’escalier, ils n’ont qu’à faire attention en descendant les marches !! »
- > Les moins vieux : ils sont propriétaires de leur appartement, viennent à l’AG parce que c’est une contrainte annuelle, et prennent des notes sur les échanges entre participants pour alimenter un billet de leur blog…
Point n° 1 à l’ordre du jour
─ Tout le monde se connaît ?
─ Non, vous ne connaissez pas ! La dernière fois que je suis venu, c’était à l’assemblée générale de 1991 !
Ca déjà commence fort, grâce à M. Santos. Personne ne connaît son age, on sait seulement qu’il est propriétaire depuis 1931 de son appartement. C’est propriétaire bailleur, parmi les plus radins. Il respire fort, parle très fort, porte des bretelles, des chaussures dépareillées et sa veste trop grande, trop grise et trop usée lui donne un air de quelqu’un échappé de l’hospice. Il va s’amuser toute soirée à lancer des piques au gérant en prenant à partie les autres propriétaires et à se targuer de comment il a augmenter ses loyers dans ses différents appartements.
Point n° 5 à l’ordre du jour : les copropriétaires du 3ème porte gauche ne paient plus les charges depuis dix ans.
Mlle James, du haut de son vieil age, tonne : « Je vais pas encore payer pour les autres !
─ Oui, enfin, c’est pareil pour tout le monde, réponds le gérant. On avance leur charge en attendant d’être remboursé par le tribunal plus tard.
─ Plus tard ? J’ai plus longtemps à vivre, moi !
Point n° 7 à l’ordre du jour : validation des comptes
─ En tant que syndic, vous n’avez pas le droit d’être débiteur ! (M. Santos)
Le gérant : Oui, mais je jongle avec la trésorerie
M. Santos : mwé ! Attention, je suis quand même un ancien confrère ! Je connais toutes vos ficelles ! Je vous ai à l’œil !
Point n° 13 à l’ordre du jour : bilan sur les travaux de peintures dans l’escalier
M Gomez (c’est un peu le monsieur technique de la copropriété, il surveille les artisans, contrôle les devis pour le conseil de copropriétés) : « On va pas payer le peintre, pas pour le travail qu’il a fait ! »
Le gérant : Oui, enfin, le conseil de copropriétés a signé le devis
M. Gomez : Vous me prenez pour un mauvais payeur ! Le peintre n’a qu’à faire son travail, et on en reparlera !
Point n° 17 à l’ordre du jour : mise aux normes des parties communes
Le gérant : Les vitres de l’escalier ne sont pas aux normes. Il faudrait mettre des vitres en verre sécurité.
Une dame énervée du 1er : Oh ! Mais arrêtez avec votre sécurité, on va pas sortir avec un casque dans la rue non plus !
M. Santos : Attention, il a quand même raison : une gardienne qui se blesse, un accident de travail, ça coûte très cher, très très cher, et on se retrouve rapidement à Nanterre, au tribunal ! Et notre gardienne pourra se blesser rien que pour nous emmerder !
Le gérant : et des gardes corps sur les vitres ?
Mlle James : Oui, bonne idée, on avait des volets avant côté cour, avant le bombardement !
Point n° 21 à l’ordre du jour : Dératisation de l’immeuble
Mlle James : Il faut faire quelque chose contre les cafards ! Il y en a partout !
M. Gomez : Mais non, on a tout fait pour se débarrasser des cafards l’an passé !
Mlle James : Oui, mais à la télévision, ils ont dit de se méfier, et puis il y en avait plein le poste !
Point n° 27 à l’ordre du jour : Mise aux normes de l’ascenseur
M. Santos : Les ascensoristes, c’est une véritable mafia ! Ils cassent les prix pour les immeubles à la Défense, mais nous, petits propriétaires (sic) ils nous étouffent ! C’est une vraie pègre, et moi je ne les aime pas beaucoup ! Appeler Rigodin, un petit ascensoriste du 15ème à Paris, lui, il n’est pas trop mal !
Vers 21h, l’ordre du jour étant épuisé, chacun fut libre de regagner son chez lui. Sur la route, Mlle James glissera à M. Gomez que les nouveaux propriétaires ont l’air curieux, ils n’ont rien à dire, mais le jour où ils feront la fête, là, on les entendra toute la nuit !
19 avril 2007
Lieux communs autour du japonais

12 avril 2007
Bus ou métro ?

Je me suis ouvert de mon dilemme auprès de mes collègues préférés, qui ne m’ont malheureusement pas réservé l’échos que j’escomptais. Evidemment, depuis ce déménagement d’entreprise, ils mettent au moins une heure de transport dans un métro bondé et crasseux, ils n’aiment pas la ville, ni même le département, leur bureaux est plus petit, ils entendent toujours la porte des toilettes, sans parler des odeurs, et le midi il n’y a plus rien à faire dans le quartier.
J’ai lu quelque part, dans une étude sur les transports, que le principal problème dans la mise en place des réseaux de transport, c’est le côté « pressé à tout prix » des voyageurs. L’étude précisait en effet que la majorité des voyageurs prennent un risque dans leur choix de trajet et de mode de transport : ils prennent le risque d’arriver plus tard en choisissant le mode de transport sensé être intrinsèquement le plus rapide. Cela explique notamment pourquoi on n’arrive pas à se débarrasser de tous ces fichus automobilistes sur les autoroutes.
Tout ça pour dire que si on était moins pressé on arriverait plus vite.
01 avril 2007
Sacrée soirée

Il était alors temps de partir, c’est là que je suis rendu compte qu’en fait il s’agissait d’un anniversaire. Mais où était le gâteau ?
23 mars 2007
Mais qui fut Gabriel Péri ?
Alors bien-sur, De Gaulle, c'est un héros de la France. De même que Mitterand, ou Gabriel Péri. Sauf que Péri, personne ne le connait vraiment, pourtant il a des noms de rues partout. Prennez par exemple le trajet en métro Gare Saint Lazare - Asnières, via notre bien aimée ligne 13. On croise 3 fois le nom de Gabriel Péri : une fois à Paris, c'est une petite place à proximité de la gare Saint Lazare, une autre fois à Clichy, en passant dessous, et enfin à Asnières, le terminus du métro débouchant sur la place Gabriel Péri.
J'ai donc méné une enquête rigoureuse : Péri fut une plume majeur du journal l'Humanité, puis un résistant communiste exécuté en 1941, lachement dénoncé par de vils collaborateurs infiltrés dans la direction du PCF. C'est un Guy Môquet que l'on a balancé, un Jean Moulin qui n'a pas eu le temps de faire sauté des ponts, un jaurès 30 ans après. http://fr.wikipedia.org/wiki/Gabriel_P%C3%A9ri
Alors quand on prends la ligne 13 en direction de Gabriel Péri, quel beau message de solidarité face à l'oppresseur (l'oppressement)...
03 mars 2007
25 février 2007
Pré...non

C'est la grande mode, à la naissance, on donne un prénom au nouveau né. Cet événement donne lieu à de grandes discussions familliales. Qui trouve le prénom trop américain (on trouve 49 708 Dylan en France, et plus particulièrement dans le Nord), qui le trouve trop vieux (3 000 enfants se sont appellés Jules en 2004), trop simple (370 000 Nicolas) ou trop moche (plus de 600 Gertrude sont nées en France depuis 1940).
Sur plusieurs sites internet, on trouve des moteurs de recherche des prénoms. Ils indiquent le nombre de nouveaux nés par année, les courbes me font penser à la bourse : ca monte, ca descend, au gré des résultats ou des rumeurs. Par exemple, le phénomène Dylan qui correspondont à l'apparition de la série TV en France, ou la disparition brutale des Adolphe apres la guerre.
Et puis il y a des prénoms ovnis : près de quarante jonnhy (au mileu des 11 000 Johnny), des Andgel, une quinzaine de Dereck, une vingtaine de Djoe...
16 février 2007
Vite, un billet sur Alain Duhamel !
J’ai vécu ce soir un grand moment de fierté. J’ai en effet découvert sur feu le blog de Ron l’infirmer un lien vers un blog, lequel renvoyait vers un autre blog sur lequel je figure dans les liens. Ca me fait une sacré proximité avec l’infirmier des vieux ou des fous, voire les deux, comme ce bon vieux Alain Duhamel. D’ailleurs, comment Alain Duhamel aurait interrogé Kate et Ben ? Aurait il osé leur demander s’ils étaient centristes ? Se sont-ils rencontrés sur sexycentiste.com ? Stop, arrêtons les questions contradictoires, on est là pour parler de Duhamel après tout.
04 février 2007
La bonne tête
Il a fallu que je rende à La Poste un samedi matin, non sans traîner les pieds avec force. Un recommandé m’attendait à la Poste de Guy Moquet, petit bonhomme courageux devenu à la mode ces dernières semaines.
Les gens étant généralement de nature soucieuse, ils sollicitent un badaud pour vérifier s’il s’agit de bien de la file dédiée au retrait des colis. Ils demandent « C’est bien là pour les colis ? » « Oui oui » répond le type derrière moi. C’est ainsi que ce type dernière moi a été sollicité par tout ceux rejoignant la file pendant une demi-heure. A la fin, je lui dis « Mais vous travaillez ici ? tout le monde vous demande depuis tout à l’heure ? » (oui, j’ai le contact facile avec les inconnus, mais c’est souvent pour tromper l’ennui). Il me réponds « Oh, vous savez, je dois avoir une bonne tête. On me demande toujours quelque chose. Quand je vais au magasin de bricolage, c’est pareil, on me demande des renseignements sur pleins de choses. »
Avoir une bonne tête, c’est décidément pas un métier facile, on dirait.
01 février 2007
Bien dit !

Des lignes jaunes au sol, des pousseurs en gilet orange, des voix lubugres au micro, des portes semi automatiques en plastique... Décidement, la RATP met beaucoup de moyens pour solutionner le problème de la ligne 13.
Dernière exemple en date : refaire une station à neuf, à Liège, où personne ne monte ou descend.
Autre idée géniale : allonger la ligne de quelques stations dans un quartier très dense.

