26 février 2008

"Casse toi pauvre con"


Voilà, j'espère être bien indexé dans les moteurs de recherche avec cette phrase. Dire que j'ai croisé le Président il y a plus d'un an à Londres...

On appentait les rayons de Harrods, avec Mlle Type, quand on a reconnu au loin celui qui allait devenir suffisament charismatique pour recueillir 19 millions de voix quelques mois plus tard.
Pourtant, il n'est pas grand, et de près il a plein de boutons sur le visage.

Benoitement, j'ai dit « Oh, regarde, c'est Sarkozy ! », ce à quoi le futur locataire de l'Elysée à répondu « Bonjour Monsieur, bon week end », en même temps qu'il pressait Cecilia de le rejoindre au rayon talonettes en cuir de vachette.

C'est dommage, si seulement j'avais dit « Touche moi pas, tu me salis ! » !
J'imagine les gros titres de la presse « Sarkozy craque durant sa campagne » « Sarkozy insulte un passant, il ne peut pas être président! » Ségolène Royal aurait vanté ma braviture, ma hérotitude !

Après son élection, Ségolène m'aurait nommé Sécrétaire d'Etat à l'Internet, j'aurai passé mes journées à dresser des tableaux comparatifs des sites de ventes en ligne, à prendre des petits déjeuners avec Versac et Loïc Le Meur, tout en légalisant uniquement le téléchargement des oeuvres austro-hongroises sur un ton déterminé.

Puis, le Canard Enchainé aurait dévoilé mes pires scandales : un sandwich jambon beurre remboursé deux fois en note de frais dans le Thalys, ou un abonnement litigieux à Micro Hebdo qui m'auraient amené à subir l'opprobre du peuple.

Secretaire d'état démissionnaire et laché par tous, il ne me resterait plus qu'à animer des séminaires d'entreprise, au milieu d'une course de kart, d'une partie de paintball ou d'un concours de lancer de nains.

Non, je suis content d'avoir évité tout ça, surtout que c'est compliqué d'écrire une histoire uniquement au conditionnel.

20 février 2008

Jour de Marché


L'autre jour, je me suis rendu avec Mademoiselle Type au marché. Le marché, c'est un endroit où on est fiers d'aller, on fait vivre le petit commerce et on goûte des produits authentiques. Et puis on est heureux de se lever un dimanche matin, faire autre chose que zapper entre téléfoot et la carte postale gourmande de Petit renaud (il m'énerve celui-là à faire la bise à tout le monde !)

Au marché, on achète des produits improbables : courge bio au nom imprononçable, fromage de chèvre aussi moisi que coulant, champignons pleins de terre (et donc tellement meilleurs !) ou encore les nems les moins chers d'ile de France (0,5 € le nem au porc, qui dit mieux?)

Je me suis toujours posé des questions à propos du marché : que font les commerçants les autres jours ? A quelle heure cela commence-il vraiment le matin (j'ai du mal à croire que le marché soit fréquenté à 8h!) ? Enfin, est-ce que les marchands se menacent avec des armes à feu et des canifs si l'un d'eux décide de prendre l'emplacement d'un collègue ?

14 février 2008

Tour de magie chez mon ophtalmo


L'autre soir, j'ai fait ma visite biannuel chez le médecin ophtalmologiste. Je suis rendu au cabinet médical de la rue des Batignolles. Il est drôle ce cabinet, on y trouve le docteur Maman, le docteur Teboul, le docteur Roussel. En fait, il n'y a que deux noms drôles, mais ca suffit à faire patienter en salle d'attente, dans le brouhaha des enfants et des claquements de porte. Il y a aussi deux dentistes, je me demande comment ils font pour étouffer les hurlements de douleurs des patients.

Puis vient le moment tant attentu, l'ophtalmologiste vous accueille dans son antre, c'est alors qu'on se croirait dans le bureau d'un professeur de Poudlard. Des fioles aux murs, un tableau curieux... D'abord, elle vous installe sur un tabouret pour l'exercice du choixpot. En posant son menton sur un bidule, elle connait tout de suite l'écart entre vos yeux et d'autres formules compliquées, plutot myope ou hypermétrope. La petite lumière blanche au fond du viseur, c'est un autre tour de magie qu'elle aura déclenché avec sa baguette.

Puis, elle vous pose une monture magique sur le nez, surement faite en corne de licorne ou en os de géant, et elle s'agite pour y déposer lunettes et lentilles.

En affinant sa potion-lunette, elle pose des questions compliquées :
« c'est mieux comme ça ou comme ça ? »
- Euh, je ne vois pas de différence... »
- Vous voyez mieux dans le rouge ou dans le vert ? »
- euh... c'est pas pareil, mais disons je vois quand même dans les deux... va pour rouge...
- est ce qu'il y a plus de contraste là... ou là... ?
- euh... c'est un tout petit peu mois fort... mais c'est comme trouble...

Enfin, dernier tour de passe-passe, le clou du spectacle, en même temps qu'elle signe d'une plume de phénix l'ordonnance pour l'opticien, elle demande et obtient 45€ pour 6 minutes 30 de consultation. Endoloris !

10 février 2008

Cascade de chat


On est en pleine après-midi, Monsieur chat se promène dans l'appartement, prennant tout son temps. Puis, lui vient l'envie de s'installer sur le rebord de la cheminée. Avec son flegme félin, il s'approche doucement, puis bondit d'un coup sur la table, se rapprochant de sa cible. Un bond le sépare encore d'une délicieuse place en hauteur, d'où il pourra dominer d'un air supérieur les coussins, jouets oubliés et autres canapés.

Il saute. Paf ! Raté, il s'est fait piéger par une feuille en papier dépassant du rebord. La dite feuille en papier est en fait une déclaration d'impôt à renvoyer avant le 15 Février. Elle était négligemment posée sur ce rebord pour ne pas se faire oublier de ses destinataires. Le chat a confondu ce document avec l'épaisse plaque de marbre encadrant l'âtre.

Tout n'est pas perdu pour autant. Le chat est dans sa chute, mais n'est pas encore tombé. Il s'aggripe alors de ses longues griffes à la nappe de la table. On ne sait jamais, de mémoire de chat, on a déjà vu des situations plus délicates se retourner à son avantage avec des pirouettes plus difficiles. Les griffes sont bien agripées à la nappe, hélas, celle-ci glisse et tombe avec lui, emportant dans sa chute ce qui y trainait (un repose plat, un flacon de Fabulon et une montre Swatch)

Le chat percute le sol, après avoir déployé beaucoup d'effort pour éviter telle déconvenue. Pour éviter l'humilation, Monsieur Chat détalle pour se cacher à l'autre bout de l'appartement, avant que le maitre n'est pu venir voir ce qui se passe.

05 février 2008

Asnièrois : votez pour moi, merde !




C'est vrai quoi, votez pour moi !
D'abord, moi, je suis gentil. Je suis gentil parce que les autres sont méchants avec moi. Ils s'attaquent à moi, me font procès et mauvaise presse. Du coup, plus ils sont méchants, et plus je suis gentil, non ?

Et puis je suis le seul à condanner les attaques dont je suis victime. Entendez-moi bien, je suis le seul à saisir la justice pour punir les méchants. Donc je suis un justicier gentil. Bien sur, la ville d'Asnières est la commune de France où les habitants supportent le coût le plus élevé de frais d'avocat en tout genre, mais c'est pour éviter de laisser la parole aux vils adversaires.

Et puis je suis honnête. Je vous le dit tout de go : je suis le seul à condanner les gens méchants ! Je suis tellement honnête que vous ne vous rendez pas compte que je dis des bêtises.

Enfin, n'oublions pas, nous vivons dans les hauts de seine, et 75% de la population votera pour moi parce que j'ai un autocollant UMP sur ma voiture.

Rendez-vous aux urnes le 9 mars, démocrates d'Asnières. J'ai encore besoin de la safrane avec chauffeur et de voir ma tête sur les murs de la ville...

03 février 2008

Campagne municipale à Asnieres sur seine : ca se castagne déjà

Houra, la campagne municipale a été commencé !



D'abord tout commence par un clip du maire en place, M. Aschlimann. C'est un roi de la vidéo sur Internet. Il fait témoigné ses soutiens (on reconnait les visages sur son site internet dans la présentation de son équipe). Ensuite, il a acheté la compil "musique triste" à la fnac et il a lui meme posté cette vidéo (le pseudo est son nom)




Ensuite, il y a une partie des opposants - le groupe socialiste - qui démentent et démontrent que, non, ils ne sont pas contre la sécurité, les handicapés ou les enfants. Ensuite, ils indiquent que les opposants au mégaphone sont des anciens alliés du maire en place.



Pour l'instant, c'est la vidéo de l'UMP qui a le place de visionnage. Mais ca ne veut rien dire, puisqu'on ne peut pas résister à l'envie de revoir cette vidéo très amusante, tellement tout cela sonne faux.

Lors de la dernière campagne présidentielle, une vidéo avait fait scandale : c'était celle présentant M. Sarkozy en héros sauvant les enfants lors de la prises d'otages de la maternelle de Neuilly sur seine.

M. Aeschlimann est un imposteur : il fait appel à la responsabilité républicaine pour un débat propre, mais use des techniques de manipulations par des montages hasardeux et malhonnetes.
En terme de niveau de débat, on est vraiment au fond du trou...


Vous en voulez encore ?

Sur le site de campagne de M. Asechlimann, on retrouve d'autres vidéo très amusantes, dont une où Monsieur le maire est en visite sur un marché. Il salue tous les militants UMP distribuant des tracts et s'adresse meme à un petit garçon... Pour le lien,débrouillez vous avec google, je ne vais pas l'ajouter ici pour augmenter sa popularité dans les moteurs de recherche !

26 janvier 2008

Changeons pour le calendrier républicain !


Vous rigolez bien quand, plongé dans un livre d'histoire, vous lisez « 18 Brumaire » au « 4 Thermidor » à propos d'un événement de la révolution.

Pourtant, au lieu de ricaner, vous feriez mieux de vous interresser un peu plus à ce fameux calendrier républicain, mis en place après la Révolution Française. Il a de nombreux mérites et est beaucoup plus pratique que notre calendrier actuel, dit Grégorien.

D'abord, tous les mois durent 30 jours. Fini, les indécisions sur la durée de mars ou d'avril, sans parler de ce fourbe de février.

Ensuite, les mois sont composés 3 semaines de 10 jours. Le grand avantage de cette organisation, est que le 29 Brumaire tombe toujours en fin de semaine, et le 3 Thermidor est toujours en début de semaine. Du coup, on se repère beaucoup mieux dans le calendrier, il n'y a plus de mois qui change en cours de semaine. Par exemple, en 2008, le 29ème jour du mois tombe mardi, puis un vendredi, et dans la suite : samedi, mardi, jeudi, dimanche, mardi, vendredi, lundi, mercredi, samedi et enfin un lundi !

Aucune logique ! Alors qu'avec le calendrier républicain, le 29ème jours du mois tombe 12 fois sur 12 un Nonidi, avant-dernier jours de la semaine. Et pan, un bon coup contre le lobby des fabricants d'agendas et de calendriers !

A l'époque de sa mise en place après la Révolution, ce calendrier fut très impopulaire en raison de la diminution des jours de congés, avec un dimanche tous les 10 jours au lieu de tous les 7 jours. Je pense qu'en proposant de faire chômer les 3 derniers jours de la semaine, on y serait gagnant. En l'occurence, nos week end serait Octidi, Nonidi et Décadi.

Autre point, fini les indésicions sur le temps d'un séjour de vacances avec les éternels « j'hésite entre une semaine et quinze jours ! ». Avec une semaine de 10 jours, c'est le compromis parfait, pour la plus grande satisfaction des compagnies de voayges, qui n'en peuvent plus des clients qui changent d'avis à longueur de temps !

Bon, reste à trouver une bonne idée pour savoir à partir de quand on compte les années. Après tout, c'est pas mieux de dire l'an 1 pour Jésus Christ que pour la Révolution. Prenons comme date la plus ancienne trace de civilisation humaine, en plus, on passerait directement en 15.000 quelque chose et on vivrait une vrai aventure de science-fiction sans se donner la peine d'aller voir un film de Jerry Bruckenheimer.

11 janvier 2008

Harry Potter, ou la fin d'une histoire telle qu'elle aurait du être écrite

Que ceux qui n'ont pas lu la fin d'Harry Potter n'aille pas plus loin. Je ne vais pas me gener de donner mon sentiment personnel sur l'épiloge des aventures de l'apprenti sorcier britanique. JK Rowling, tenez vous bien !

D'abord, je n'ai rien compris à cette histoire d'Horcruxe. A quoi servent ils pour Lord Voldemort ? Pourquoi les avoir si mal cachés ? Pourquoi ne pas nous avoir raconter plutot un bon match de quiditche, avec pourquoi pas l'ascension de Harry et Ron dans l'équipe professionnelle des Chudley Cannons , cette fameuse équipe complétement nulle qui deviendrait au fil des matchs une redoutable machine à gagner ?

Plus tard, on aurait aimé suivre l'histoire de bêtes magiques de Hagrid, avec pourquoi pas un combat entre Aragog et Buck, ou bien une aventure lointaine avec des géants cachés dans des vallées magiques, à qui il arrive mille péripécies merveilleuses...

Enfin, le livre se serait achevé par la révelation au monde des moldus des pouvoirs magiques. Harry Potter serait devenu président à vie des Etats Unis d'Amérique, et il aurait permis aux moldus d'accéder à la magie. On aurait généraliser à la terre entière le vol en balai (pour se débarrasser du métro) et les elfs de maison auraient investis tous les foyers et gagnés le coeur des ménagères. Toutes les activités salariées ou forme de travail auraient été bannies car jugées beaucoup moins interressantes que lancer des sortilèges sur des insectes ou que manger des dragées Surprise de Bertie Crochue. Les multinationnales se seraient effrondées pour le bonheur de tous, les actionnaires recyclant leurs titres boursiers en nourriture pour Gobelins. L'Humanite se serait alors ouverte à une nouvelle ère avec un accès facile aux denrées et la disparition du capitalisme, dans un monde prospère, heureux et rêveur...

10 janvier 2008

Li(o)terie

Essayez d'acheter un lit de nos jours. C'est la drôle d'idée qu'on s'est mis en tête la semaine passée. Au dernier étage du BHV, on a passé l'après-midi à essayer les lits. « Ne restez pas sur le dos, mettez vous en position de dormeur » nous disait le commercial chevroné d'Epeda. « Enlevez votre manteau » ajoutait le vendeur matelsom. Le représentant de Bultex roulait un peu des mécaniques « Notre marque est breveté et les meilleures fabriquants de canapé se targuent d'équiper leur modèle avec notre mousse en latex »

Dans le magasin, tous les lits se ressemblent : mousse, ressorts ensachées, latex ou bien ferme, extra-ferme, moelleux, les différences ne sont pas flagrantes. Quand on essaie un lit en magasin, on le trouve confortable, certes, mais on reste mal à l'aise, allongé au milieu de tous ces clients qui nous regardent pour voir si on a l'air à l'aise ou non, justement...

Un vendeur joue la conivence de comptoir « laisser madame choisir, sinon vous risquez d'en entendre parler pendant des années. Et croyez moi, je fête mes 30 ans de mariage cette année ! »

Evidemment, sur les prix, les remises et ristournes de 30 % pleuvent. « C'est le moment d'en profiter. Je vois des clients qui hésitent et viennent toutes les semaines noter les prix, mais les prix ne changent pas, et on ne vous proposera jamais une meilleure offre que celle ci ! » Oui, d'accord, mais on choisit quel modèle avec tout ca ?

07 janvier 2008

Les (drôles) collègues de l'usine

Mon père travaille dans un gros complexe industriel. Dans ce type d'usine, il y a beaucoup de machines et de collègues farfellus, voici une selection d'annectodes que m'a raconté mon père !


Le type qui construit des villages gaulois

Entre midi et deux, Jean-Louis faisait le tour des ateliers pour récuper des bouts de féraille, des boulons dans les poubelles, des coupes de métal. Sa passion, c'était de construire des villages gaulois miniatures, où tout est fabriqué à base de boulons, tôles et autres trucs récupérés. Il récupérait les batons des brochettes de la cantine pour faire les palissades du village. Le seul ajout autorisé : les personnages gaulois (qu'il avait dans un kinder?). Jean Louis est aujourd'hui en retraite, mais parfois, tard le soir après un rude journée à vider des cuves en acide, on peut apercevoir son ombre fouillant un conteneur...


Le type qui déteste le GPS

Un autre type, Jean-Michel, était passionné par les trajets routiers. Avec son CD-ROM autoroute express acheté en 1994, il a imprimé des classeurs entiers d'itinéraires divers et variés. Il imprimait avec soin les itinéraires proposés par le logiciel, puis les classait dans d'épais classeurs, en prenant son temps. Les classeurs étaient ensuite archivés dans de hautes étagères.... Avec l'apparition de Mappy ou viamichelin, puis du GPS, on ne sait plus trop où est passé Jean-Michel... Serait il sur la rocade de l'A12 ?

02 décembre 2007

Ma première formation à la sécurité incendie


Mon entreprise m’a désigné équipier d’étage. En gros, quand il y aura une alarme incendie, je devrais jouer un rôle particulier : d’abord m’habiller d’un petit gilet fluo, ensuite je dois indiquer à tout le monde l’escalier de secours et ouvrir la voie, puis indiquer à mes collègues la place de rassemblement. On m’a nommé Guide – file.

Une collègue de mon étage s’est vu attribuer aussi le titre d’équipier mais en tant que Serre – File. C’est grosso modo la même chose avec le gilet fluo, sauf qu’au lieu de prendre les devants et de monter le chemin de la sortie, son rôle sera de rester en arrière et de vérifier si tout le monde a bien quitté son poste : aller chercher les gens aux toilettes, obliger les collègues à quitter une réunion importante et forcer Jeanine, complètement paniquée, vissée sur son fauteuil, à rejoindre la sortie.

On m’a donc donné officiellement le droit de quitter le navire en premier, sans me soucier des autres : pas mal.

Pour m’apprendre les bons reflexes de la sécurité (ou de la fuite pour moi), j’ai eu les honneurs d’une formation avec un professionnel. Pendant deux heures, Gauthier, petit cinquantenaire énergique, nous a raconté que dans sa carrière, il en a vu des gens coincés dans les toilettes, d’autres en syncopes… Gauthier ne parlait qu’avec des astuces mnémotechniques :

« Un risque incendie, c’est trois lettres comme dans le mot FEU : combustible, chaleur, oxygène. »,

« Un feu de catégorie A, c’est un peu de papier ou de bois, comme une Allumette ; un feu de catégorie B, c’est de l’huile qui brûle, comme dans Bidon d’essence… »

« Quand c’est un feu que l’on éteint avec de l’eau : il faut se mettre à 3 mètres de distance, comme le mot EAU »

C’était pas toujours facile de le comprendre. En plus, il parlait aussi comme dans un sketch de Bigard : « on se mouche avec le coude pour le restant de sa vie », « les pompards vous débarrassent de la « ou « le rigolo dans le placard ». Résultat, on a bien rigolé, mais heureusement qu’il nous a donné un dépliant à la sortie…

28 novembre 2007

J’ai vu Jacky, il a une sacrée descente !

Hier soir, je me suis rendu dans une toute petite salle parisienne pour avoir un petit spectacle très drôle : Thomas VDB. Je vous conseille, on y passe un bon moment, avec pleins d’anecdotes sur l’histoire du rock, comme par exemple le type qui fut le premier batteur des Beatles et qui est parti du groupe juste avant que celui-ci ne connaisse un succès mondial. Pas de bol quand même…

Le plus amusant dans la soirée fut un invité de marque parmi les spectateurs, Jacky, ex du club Dorothée (cette fameuse émission qui est responsable du taux de débilité si élevé constaté chez les 25 – 30 ans aujourd’hui). Il était là, avec un imper et sa femme, à rire aux blagues du type. Juste avant d’entrer la petite salle, au bar, il a bu quelques bières, avec, il faut le reconnaître, une sacrée descente… Un joli soulevé du coude, qui m’a fait pensé aux grandes heures de l’ABC, un jeu débile où un téléspectateur pouvait verser un seau d’eau sur Jacky ou son compère Corbier.

Dans la salle de spectable intimiste, tout le monde l’a reconnu, mais personne ne l’a dérangé. Ca doit être dur quand sa notoriété ne cultive que du désintérêt.

Finalement, je ne regrette pas de l’avoir vu, ça m’a permis de trouver encore plus drôle le comique de la soirée que j'étais venu voir.

25 novembre 2007

Qui écrit nos rêves ?

Le scénariste de mes songes est particulièrement tordu. Ah ça, il a beaucoup d’imagination, mais n’a aucune rigueur scénaristique.

L’autre nuit, un A380 menaçait de s’écraser sur une partie de l’Asie, alors que j’étais en camping dans l’amazone avec Mademoiselle Type. L’avion piquait, perpendiculaire au sol. J’ai alors rassemblé tout mon courage, remonté le temps, et empêché l’avion de décoller depuis l’aéroport de Sanghaï. Evidemment, je suis passé pour un héros, le gouvernement philippin m’a invité à Disneyland avec tous mes amis.

Ca ne tient pas debout. Si j’avais remonté le temps, jamais les passagers de l’avion ne se seraient sentis en danger. Au lieu de m’acclamer, ils auraient du me maudire de leur faire rater un vol, et de les obliger à passer la nuit dans un hôtel miteux de l’aéroport en attendant le prochain avion pour Miami (oui, ça n’a décidemment pas de sens).

Dès fois aussi, on rêve du boulot. Des dossiers en retard surgissent dans mes nuits. Des patrons colériques me menacent avec une baguette magique ou un flan. Des collègues se rendent compte que je venu tout nu au travail. Non, finalement, je préfère rêver que je sauve la planète.

20 novembre 2007

Comment faire aimer les huitres ?

Les fêtes approchent. Comme tous les ans, chacun va ressortir son sapin en plastique, une guirlande lumineuse qui consomme plus d'électricité qu'un fer à repasser, un père noël en plastique moche à accrocher sur la façade de la maison pendant 6 longs mois, et surtout le couteau qui est censé ouvrir les huitres, alors qu’il ne fait qu’entailler des millions de mains chaque année (source : Pompes Funèbres Générales).

Comme tous les ans, il y a toujours une personne autour de la table qui refusera de tomber malade avec les autres, et qui ne mangera point d'huitres.
Il est donc encore temps de faire aimer les huitres à tous ceux qui y réticents. Voilà quelques indications pédagogiques. Si ca marche, je sors un livre en janvier intitulé : « l’huitre, tu l’aimes ou tu la quittes »

Vous venez de lire la page des huitres sur wikipedia ?

Oui, c’est vrai que ça ne donne pas envie : mollusques marins bivalves, débris microscopiques et de bactéries présentes dans l'eau....

Mais l’être humain est doté de surprenantes capacités à oublier de quoi sont composés certains de ses aliments préférés (blancs de poulet gonflés à l'eau, boudins noirs au sang de cochon, kebbab de chien). Au moins, l'huitre, c'est naturel !

Vous êtes sensible au sort des animaux ?

Pour ceux qui regrettent de manger du veau ou de l’agneau, on ne mange pas de bébé huitres, mais des huitres adultes qui ont vécu une heureuse vie de mollusque, faite de joies et de bonheurs simples.

Et pour tous les amoureux du cheval, qui répugnent à passer la porte d’une boucherie chevaline par attachement aux équidés, sachez que personne jusqu’à présent n’a réussi à se lier d’affection avec un mollusque.

Et puis c'est ridicule ces sentiments. On mange aussi bien des bébés radis que des vieilles patates. Sans parler du lait qu'on boit à grande gorgée avec des corns-flakes, privant des millions de veaux de leur boisson préférée.

Vous avez peur de ne pas savoir gober les huitres proprement en compagnie ?

Et vous avez raison ! On a tous en souvenir un cousin bavant des huitres un soir de réveillon, ou encore une grand-mère machant les mollusques si bruyamment qu'elle en couvrait le volume des chants de la nativité.

C'est pourquoi il est recommandé de s'entrainer seul à la maison dès septembre. Le but du jeu est simple : gober avec style, ne pas s’en mettre partout.

Quelques techniques pour faire semblant...

Si malgré ces brillants conseils, vous ne parvenez pas à passer le cap, vous pouvez toujours faire illusion. Dans ce cas, on peut ouvrir les huitres et dire "Oh, elle est laiteuse !", puis passer au foie gras. Ou encore "Oh, elle n'est plus très fraîche"et lancer les convives sur un sujet chaud d'actualité (les grèves, la petite amie de Sarkozy...). Sinon, on peut directement les jeter dans la poubelle de table sans y avoir touché, ça ne verra pas !


17 novembre 2007

Les petites choses exaspérantes du restaurant d’entreprise

Après quelques années de déjeuners gâchés en restauration collective, voici les choses qui m’y agacent le plus.

  • Les opérations thématiques sont toujours ratées, bien en deçà des promesses clients « saveurs du monde » ou « rythme et gastronomie.
  • Il y a toujours un type en retard qui s’incruste quand on s’apprête à quitter la table, le plus souvent la position hiérarchique du retardataire nous empêche de le laisser.
  • Le type tout seul au bout d’une table, qu’on connait vaguement, à qui on pourrait parler, mais on n’a pas vraiment de choses à lui raconter, si ce n’est « comment ca va depuis la réunion machin… » Du coup, on culpabilise tout le déjeuner parce qu’il reste seul…
  • Les haricots verts ou les carottes n’ont jamais les mêmes goûts d’un jour à l’autre. A la limite, s’ils étaient toujours mauvais, ce serait moins grave, on serait à quoi s’en tenir !
  • L’agent de SCORE ou la SODEXO qui vous dit qu’il manque quelques centimes sur votre badge et que vous devez remonter les 4 étages pour aller chercher votre porte feuille.
  • A la fontaine, le type qui vide le pichet d’eau avant de le remplir. Est-ce que les précédents propriétaires du pichet avaient crachés dedans ?
  • Le type qui prend le dernier filet de saumon juste avant vous. Reste plus qu’à prendre des sardines grillées en faisant semblant d’en avoir envie.
  • Le type qui écoute votre conversation à côté. Il y a en pleins, partout, des espions aux oreilles pendues… Méfiez vous !
  • Les collègues qui font des remarques quand vous manger pizza AVEC frites.
  • Les collègues qui refusent de partager un bon quart de rouge !

Et vous ?

05 novembre 2007

Quick Drive

Pas de débat pour ou contre le fast food. Apres 3 heures de route, quand on a faim et pas de temps à perdre, rien ne vaut un bon burger dégoulinant de gras servi par un étudiant pas aimable.

La RN 20 après Orléans, vers le Sud depuis Paris, n’est pas la plus agréable du pays : des bourgs qui collectionnent les stations services et les restaurants routiers, des passages piétons souterrains pour faire fuir le peu d’humanité du trajet… Tel était notre décor alors que la faim nous tenaillait le ventre.

Soudain, un panneau « QUICK » nous a sorti de notre torpeur, et déjà des Giants et autres hamburgers franchouillards défilaient dans nos esprits dans une appétissante danse du ventre. Seulement, dans le Loiret, un panneau n’a aucune honte à annoncer un quick 20 min de route en avance.

Soit, alors roulons. Tout d’un coup, surgit au détour d’une zone commerciale un Mac DO sur notre gauche. Nos estomacs crient victoire et nous salivons déjà. Seulement, autre particularité des routes du Loiret, on ne tourne pas à gauche. On va tout droit, ou on s’arrête à droite. Mais un muret en béton se dresse contre les fringales les plus pressantes. Ainsi nous échouâmes une première fois.

Le Quick tant annoncé fini par arriver. Plus qu’un virage à droite… raté, nous voilà sur une autoroute 4 voies en pleine direction opposée. Je m’étais toujours demandé comment commencer une autoroute. Et bien voilà, les autoroutes commencent par des virages ratés sur la droite, avec plein de d’automobilistes perdus qui souhaitaient simplement s’arrêter déjeuner.

29 octobre 2007

Le photographe le moins cher de Paris

Ce soir, j’ai participé à un pot de départ à la retraite. Pour l’occasion, la nouvelle retraitée avait fait venir un photographe, pour immortaliser l’événement. Mauvaise idée ! Un photographe de pot de départ à la retraite ! Imaginez le pire photographe de Paris, puisque je l’ai rencontré.

D’abord, son outil de travail, l’appareil photo, ressemblait à un téléobjectif que l’on voit au bord du terrain de football. Il avait du le piquer après un match son énorme engin pas très discret. Ensuite, il était certes en costume de ville, mais avait moins d’allure qu’un fermier sibérien : chemise sortant du pantalon, laissant apparaitre sa bedaine, cravate trop courte (bien au dessus du nombril), nœuds de travers, mais le pire, et probablement phénomène non expliqué jusque là, il transpirait à grosse goute du cou, de fait que son col de chemise fut trempé. Comble de la classe, de gros poils de torse s’exhibaient fièrement sur son poitrail. Glamour, non ?

Régulièrement, après nous avoir photographiés avec un petit four ou un gobelet de champagne, il venait nous montrer quelques photos sur son écran. Il lançait à la cantonade « je fais des photos, mais c’est pas pour moi, hein ! ». Si seulement il avait quelques dents, ca aurait moins désagréable de lui répondre…

15 octobre 2007

Ma dernière carte 12-25

Moment d'émotion, ce soir, au guichet de la SNCF. J'ai acheté la dernière carte 12-25 de ma vie ! Les 26 ans, qui sonnent la fin des privilèges, arrivent à grands pas, avec tout un fracas de mauvaises nouvelles : compte bancaire, carte SNCF, réductions diverses, changement de catégories dans les sondages…

Il devait être 19h30, quand je suis entré dans cette boutique SNCF oubliée de ma gare de banlieue. Les clients y sont rares. Le guichetier, pull-over labellisé SNCF, scrute la pendule en attendant son heure, sur un fond interrompu de franciliens pressés de renter chez eux.

« C’est ma dernière carte 12-25 », dis-je au guichetier, histoire de meubler un long blanc qui suivait les salutations de politesses. Je n’aurais pas pu trouver mieux pour lancer la conversation…

- Ha Monsieur, la prochaine fois, on se revoit pour la carte Famille Nombreuse ! Vous allez vous trouver une petite, et faire des enfants ! Plein !

- Euh oui, peut-être…

- Et puis après, ce sera la carte Senior ! Quand vous serez vieux comme moi !

- Ha non, pas si vite ! Je ne suis pas si pressé

- Et après, quand vous serez plus bon à rien, ce sera la maison éternelle du bon dieu ! et pour de bon !

Je suis sorti de la gare encore plus déprimé…

10 octobre 2007

une blague de retard

Je ne sais pas pourquoi, je viens de comprendre le sens du la blague "Allo, la boucherie Sanzot ?". Je n'avais jamais percuté que sanzot voulait dire sans os. C'est comme écouter une chanson grivoise sans se rendre compte des paroles. Qu'est ce qu'on est con de rien comprendre.

02 octobre 2007

Le petit mot du syndic

Ce soir, dans mon immeuble, on invente la copopriété 2.0. A la la porte de l’immeuble, il y avait un mot du syndic : « Que ceux qui veulent la mise en marche du chauffage signent ci-dessous ».

Déjà, on pouvait lire le nom de Mlle James, la vieille dame du 4ème qui est la depuis au moins la seconde guerre mondiale. En plus de son nom, Mlle James a ajouté un "on a froid" aussi déchirant qu'une histoire de sans papiers expulsés.

Comment réagir à ce petit mot ? Dois-je penser au confort douillet d’un appartement chauffé au gaz ou bien à mes prochaines charges exorbitantes ? Et cette pauvre Mlle James, qui souffre si facilement du froid sous le poids de l'age ?

J'imagine déjà la prochaine A.G. des copropriétaires, les uns accablant cette pauvre Mlle James d'avoir plombé les charges, les autres prennant sa défense. Le président du syndic, homme au grand coeur, appellerait Laurent Romejko à la rescousse, pour démontrer le froid exceptionnel de ce début d'autonme. On en profiterait pour transformer le vote des budgets en partie de chiffres et des lettres. On déboucherait du bon rouge et on gouterait un paté de campagne, en rire et en chanson. Décidemment, le 2.0 a bien ré inventé la convivialité.