25 novembre 2007

Qui écrit nos rêves ?

Le scénariste de mes songes est particulièrement tordu. Ah ça, il a beaucoup d’imagination, mais n’a aucune rigueur scénaristique.

L’autre nuit, un A380 menaçait de s’écraser sur une partie de l’Asie, alors que j’étais en camping dans l’amazone avec Mademoiselle Type. L’avion piquait, perpendiculaire au sol. J’ai alors rassemblé tout mon courage, remonté le temps, et empêché l’avion de décoller depuis l’aéroport de Sanghaï. Evidemment, je suis passé pour un héros, le gouvernement philippin m’a invité à Disneyland avec tous mes amis.

Ca ne tient pas debout. Si j’avais remonté le temps, jamais les passagers de l’avion ne se seraient sentis en danger. Au lieu de m’acclamer, ils auraient du me maudire de leur faire rater un vol, et de les obliger à passer la nuit dans un hôtel miteux de l’aéroport en attendant le prochain avion pour Miami (oui, ça n’a décidemment pas de sens).

Dès fois aussi, on rêve du boulot. Des dossiers en retard surgissent dans mes nuits. Des patrons colériques me menacent avec une baguette magique ou un flan. Des collègues se rendent compte que je venu tout nu au travail. Non, finalement, je préfère rêver que je sauve la planète.

20 novembre 2007

Comment faire aimer les huitres ?

Les fêtes approchent. Comme tous les ans, chacun va ressortir son sapin en plastique, une guirlande lumineuse qui consomme plus d'électricité qu'un fer à repasser, un père noël en plastique moche à accrocher sur la façade de la maison pendant 6 longs mois, et surtout le couteau qui est censé ouvrir les huitres, alors qu’il ne fait qu’entailler des millions de mains chaque année (source : Pompes Funèbres Générales).

Comme tous les ans, il y a toujours une personne autour de la table qui refusera de tomber malade avec les autres, et qui ne mangera point d'huitres.
Il est donc encore temps de faire aimer les huitres à tous ceux qui y réticents. Voilà quelques indications pédagogiques. Si ca marche, je sors un livre en janvier intitulé : « l’huitre, tu l’aimes ou tu la quittes »

Vous venez de lire la page des huitres sur wikipedia ?

Oui, c’est vrai que ça ne donne pas envie : mollusques marins bivalves, débris microscopiques et de bactéries présentes dans l'eau....

Mais l’être humain est doté de surprenantes capacités à oublier de quoi sont composés certains de ses aliments préférés (blancs de poulet gonflés à l'eau, boudins noirs au sang de cochon, kebbab de chien). Au moins, l'huitre, c'est naturel !

Vous êtes sensible au sort des animaux ?

Pour ceux qui regrettent de manger du veau ou de l’agneau, on ne mange pas de bébé huitres, mais des huitres adultes qui ont vécu une heureuse vie de mollusque, faite de joies et de bonheurs simples.

Et pour tous les amoureux du cheval, qui répugnent à passer la porte d’une boucherie chevaline par attachement aux équidés, sachez que personne jusqu’à présent n’a réussi à se lier d’affection avec un mollusque.

Et puis c'est ridicule ces sentiments. On mange aussi bien des bébés radis que des vieilles patates. Sans parler du lait qu'on boit à grande gorgée avec des corns-flakes, privant des millions de veaux de leur boisson préférée.

Vous avez peur de ne pas savoir gober les huitres proprement en compagnie ?

Et vous avez raison ! On a tous en souvenir un cousin bavant des huitres un soir de réveillon, ou encore une grand-mère machant les mollusques si bruyamment qu'elle en couvrait le volume des chants de la nativité.

C'est pourquoi il est recommandé de s'entrainer seul à la maison dès septembre. Le but du jeu est simple : gober avec style, ne pas s’en mettre partout.

Quelques techniques pour faire semblant...

Si malgré ces brillants conseils, vous ne parvenez pas à passer le cap, vous pouvez toujours faire illusion. Dans ce cas, on peut ouvrir les huitres et dire "Oh, elle est laiteuse !", puis passer au foie gras. Ou encore "Oh, elle n'est plus très fraîche"et lancer les convives sur un sujet chaud d'actualité (les grèves, la petite amie de Sarkozy...). Sinon, on peut directement les jeter dans la poubelle de table sans y avoir touché, ça ne verra pas !


17 novembre 2007

Les petites choses exaspérantes du restaurant d’entreprise

Après quelques années de déjeuners gâchés en restauration collective, voici les choses qui m’y agacent le plus.

  • Les opérations thématiques sont toujours ratées, bien en deçà des promesses clients « saveurs du monde » ou « rythme et gastronomie.
  • Il y a toujours un type en retard qui s’incruste quand on s’apprête à quitter la table, le plus souvent la position hiérarchique du retardataire nous empêche de le laisser.
  • Le type tout seul au bout d’une table, qu’on connait vaguement, à qui on pourrait parler, mais on n’a pas vraiment de choses à lui raconter, si ce n’est « comment ca va depuis la réunion machin… » Du coup, on culpabilise tout le déjeuner parce qu’il reste seul…
  • Les haricots verts ou les carottes n’ont jamais les mêmes goûts d’un jour à l’autre. A la limite, s’ils étaient toujours mauvais, ce serait moins grave, on serait à quoi s’en tenir !
  • L’agent de SCORE ou la SODEXO qui vous dit qu’il manque quelques centimes sur votre badge et que vous devez remonter les 4 étages pour aller chercher votre porte feuille.
  • A la fontaine, le type qui vide le pichet d’eau avant de le remplir. Est-ce que les précédents propriétaires du pichet avaient crachés dedans ?
  • Le type qui prend le dernier filet de saumon juste avant vous. Reste plus qu’à prendre des sardines grillées en faisant semblant d’en avoir envie.
  • Le type qui écoute votre conversation à côté. Il y a en pleins, partout, des espions aux oreilles pendues… Méfiez vous !
  • Les collègues qui font des remarques quand vous manger pizza AVEC frites.
  • Les collègues qui refusent de partager un bon quart de rouge !

Et vous ?

05 novembre 2007

Quick Drive

Pas de débat pour ou contre le fast food. Apres 3 heures de route, quand on a faim et pas de temps à perdre, rien ne vaut un bon burger dégoulinant de gras servi par un étudiant pas aimable.

La RN 20 après Orléans, vers le Sud depuis Paris, n’est pas la plus agréable du pays : des bourgs qui collectionnent les stations services et les restaurants routiers, des passages piétons souterrains pour faire fuir le peu d’humanité du trajet… Tel était notre décor alors que la faim nous tenaillait le ventre.

Soudain, un panneau « QUICK » nous a sorti de notre torpeur, et déjà des Giants et autres hamburgers franchouillards défilaient dans nos esprits dans une appétissante danse du ventre. Seulement, dans le Loiret, un panneau n’a aucune honte à annoncer un quick 20 min de route en avance.

Soit, alors roulons. Tout d’un coup, surgit au détour d’une zone commerciale un Mac DO sur notre gauche. Nos estomacs crient victoire et nous salivons déjà. Seulement, autre particularité des routes du Loiret, on ne tourne pas à gauche. On va tout droit, ou on s’arrête à droite. Mais un muret en béton se dresse contre les fringales les plus pressantes. Ainsi nous échouâmes une première fois.

Le Quick tant annoncé fini par arriver. Plus qu’un virage à droite… raté, nous voilà sur une autoroute 4 voies en pleine direction opposée. Je m’étais toujours demandé comment commencer une autoroute. Et bien voilà, les autoroutes commencent par des virages ratés sur la droite, avec plein de d’automobilistes perdus qui souhaitaient simplement s’arrêter déjeuner.

29 octobre 2007

Le photographe le moins cher de Paris

Ce soir, j’ai participé à un pot de départ à la retraite. Pour l’occasion, la nouvelle retraitée avait fait venir un photographe, pour immortaliser l’événement. Mauvaise idée ! Un photographe de pot de départ à la retraite ! Imaginez le pire photographe de Paris, puisque je l’ai rencontré.

D’abord, son outil de travail, l’appareil photo, ressemblait à un téléobjectif que l’on voit au bord du terrain de football. Il avait du le piquer après un match son énorme engin pas très discret. Ensuite, il était certes en costume de ville, mais avait moins d’allure qu’un fermier sibérien : chemise sortant du pantalon, laissant apparaitre sa bedaine, cravate trop courte (bien au dessus du nombril), nœuds de travers, mais le pire, et probablement phénomène non expliqué jusque là, il transpirait à grosse goute du cou, de fait que son col de chemise fut trempé. Comble de la classe, de gros poils de torse s’exhibaient fièrement sur son poitrail. Glamour, non ?

Régulièrement, après nous avoir photographiés avec un petit four ou un gobelet de champagne, il venait nous montrer quelques photos sur son écran. Il lançait à la cantonade « je fais des photos, mais c’est pas pour moi, hein ! ». Si seulement il avait quelques dents, ca aurait moins désagréable de lui répondre…

15 octobre 2007

Ma dernière carte 12-25

Moment d'émotion, ce soir, au guichet de la SNCF. J'ai acheté la dernière carte 12-25 de ma vie ! Les 26 ans, qui sonnent la fin des privilèges, arrivent à grands pas, avec tout un fracas de mauvaises nouvelles : compte bancaire, carte SNCF, réductions diverses, changement de catégories dans les sondages…

Il devait être 19h30, quand je suis entré dans cette boutique SNCF oubliée de ma gare de banlieue. Les clients y sont rares. Le guichetier, pull-over labellisé SNCF, scrute la pendule en attendant son heure, sur un fond interrompu de franciliens pressés de renter chez eux.

« C’est ma dernière carte 12-25 », dis-je au guichetier, histoire de meubler un long blanc qui suivait les salutations de politesses. Je n’aurais pas pu trouver mieux pour lancer la conversation…

- Ha Monsieur, la prochaine fois, on se revoit pour la carte Famille Nombreuse ! Vous allez vous trouver une petite, et faire des enfants ! Plein !

- Euh oui, peut-être…

- Et puis après, ce sera la carte Senior ! Quand vous serez vieux comme moi !

- Ha non, pas si vite ! Je ne suis pas si pressé

- Et après, quand vous serez plus bon à rien, ce sera la maison éternelle du bon dieu ! et pour de bon !

Je suis sorti de la gare encore plus déprimé…

10 octobre 2007

une blague de retard

Je ne sais pas pourquoi, je viens de comprendre le sens du la blague "Allo, la boucherie Sanzot ?". Je n'avais jamais percuté que sanzot voulait dire sans os. C'est comme écouter une chanson grivoise sans se rendre compte des paroles. Qu'est ce qu'on est con de rien comprendre.

02 octobre 2007

Le petit mot du syndic

Ce soir, dans mon immeuble, on invente la copopriété 2.0. A la la porte de l’immeuble, il y avait un mot du syndic : « Que ceux qui veulent la mise en marche du chauffage signent ci-dessous ».

Déjà, on pouvait lire le nom de Mlle James, la vieille dame du 4ème qui est la depuis au moins la seconde guerre mondiale. En plus de son nom, Mlle James a ajouté un "on a froid" aussi déchirant qu'une histoire de sans papiers expulsés.

Comment réagir à ce petit mot ? Dois-je penser au confort douillet d’un appartement chauffé au gaz ou bien à mes prochaines charges exorbitantes ? Et cette pauvre Mlle James, qui souffre si facilement du froid sous le poids de l'age ?

J'imagine déjà la prochaine A.G. des copropriétaires, les uns accablant cette pauvre Mlle James d'avoir plombé les charges, les autres prennant sa défense. Le président du syndic, homme au grand coeur, appellerait Laurent Romejko à la rescousse, pour démontrer le froid exceptionnel de ce début d'autonme. On en profiterait pour transformer le vote des budgets en partie de chiffres et des lettres. On déboucherait du bon rouge et on gouterait un paté de campagne, en rire et en chanson. Décidemment, le 2.0 a bien ré inventé la convivialité.

27 septembre 2007

La fin de la République

Suite à une erreur de raccourcis clavier qui a impacté la courbe spacio temporelle, j’ai trouvé un billet que j’écrierai dans plusieurs années sur ce blog.


Lassé de devoir supporter un premier ministre, l’hyperprésidissime Sarkozy avait supprimé cette fonction de l’organigramme étatique en 2008. A l’époque, les médias, et donc l’opinion, s’était réjouis de voir l’hyperprésidissime moderniser l’appareil étatique avec notamment la réduction du nombre de journalistes accrédités à Matignon. Ce fut le premier signe de la prise en main du pays par la dynastie Sarkozy.

Puis, l’hyperprésidissime s’ést fixé pour objectif de revaloriser le parlement. Il avait en effet remarqué que les députés avaient la mauvaise habitude de proposer de nombreux amendements à ses lois, ce qui loin d’améliorer leur performance, ne faisait que retarder leur mise en œuvre. Il s’en était ouvert auprès des français au cours de nombreux JT spécialement tournés depuis son bureau. Les Français s’étaient montrés réceptifs, et les sondages réalisé à chaud par des instituts pointus appuyaient son action.

Pour supprimer l’Assemblé Nationale, un tour de passe-passe constitutionnel aura suffit. Une simple dissolution de l’assemblé a été prononcée, comme l’avait fait le dernier des présidents fainéants en 1997, puis l’hyperprésidissime a pris soin de ne jamais autoriser les nouvelles élections. Au début, quelques journalistes s’en sont émus, mais après quelques coups de fil à des copains, ces journalistes turbulents se sont fait oubliés dans les pages sportives ou nécrologiques de leurs journaux.

Le Sénat n’a jamais été supprimé, mais comme il ne servait à rien à la base, l’hyperprésidissime n’a pas cherché à l’effacer de l’échiquier constitutionnel. Le Sénat a continué à servir de maison de retraite paisible et son jardin du Luxembourg reste encore un lieu de promenade pour famille habillée en Cyrilus.

La Palais Bourbon, très populaire dans le cœur de l’opinion (souvenez-vous des heures de queues lors des journées du patrimoine), a été transformé en siège du cercle des Remarquables de France. Cette nouvelle institution, encore une idée géniale de l’hyperprésidissime, est composée des personnalités tout simplement remarquables (1) du pays nommée directement par l’hyperprésidissime : capitaine d’industrie (dans le bâtiment), patron de presse (également industriel investi par ailleurs dans des contrats avec l’Etat) ou encore artistes (copains). Ce cercle émet son avis sur différents sujets, mais principalement des sujets sur lesquels les français ont du mal à trancher : la composition de l’équipe de France de football, la valeur de l’Euro par rapport au dollars, ou encore pour louer les actions du premier des Français. On y également aménagé une annexe du Fouquet’s où se retrouve le tout Paris autour d’un cocktail Guéant ou d’une salade Cécilia.

L’Elysée a été transformé en musée officiel du Président : photos, carnets originaux ou encore objets personnels… La foule s’y presse pour admirer le premier costume Prada du président, ou encore les dents de laits de Louis. La famille hyperprésidissime loge au Louvre: le musée ayant été définitivement transférés dans une annexe de Dubaï dès 2009.

Le Louvre a été aménagés complètement pour s’adapter au mode de vie de la famille hyperprésidissime : jacuzzi, lac artificiel pour yacht et parc de 300 hectares pour joggings ou faire du scooter en famille… Quelques pièces de maîtres sont toutefois restés pour décorer les appartements présidentiels, comme la Joconde sur le terrain de tennis du Président.

En 2012, à la fin de son premier mandat, Nicolas Sarkozy avait remporté les élections avec 60% des suffrages dès le premier tour. Dès lors, les Français commencèrent à douter du bien fondé des élections. En 2014, on nomma ainsi les maires des villes de France par décret.

L’opposition avait applaudi cette initiative. Il faut dire qu’il n’y avait plus un réel leader de l’opposition. Ségolène Royal (présidente du Modem) avait fini par fusionner son parti avec l’UMP après avoir accepté la présidence du MEDEF. Manuel Valls (1er secrétaire du Parti socialiste) de son côté, avait fini par considérer avec tous ces militants qu’ils ne seraient pas capables de faire mieux que le parti du président, et avait finalement transformés le PS en parti socialisant, en gros une énorme association de quartier chargé des kermesses et des réunions publiques de voisinages. Quand aux autres illustres politiques, Bayrou, Hollande, Besancenot, ils avaient choisi de refaire leur vie à l’étranger, principalement dans le Moyen Orient ou en Amérique du Sud.

En 2017, à la fin de son second mandat, l’Hyperprésidissime devait céder la place, selon la constitution, à un successeur élu par les Français. Il ne pouvait pas se présenter à nouveau devant les français. Il annula ainsi les élections.

Des millions de français défilèrent dans les rues de toutes les villes de France pour saluer son geste, les femmes dansaient de joie, les hommes avaient les larmes aux yeux. Les enfants chantaient. L’hyperprésidissime devenait enfin président à vie.

Il n’y avait plus de partis politiques, la télévision et la presse triomphaient sous le régime du sport et du people. Louis Sarkozy fut appelé par décret officiel Président Adjoint en 2022. Pour célébrer cet événement, on renomma la capitale du pays Sarkoville. La France retrouvait enfin sa dignité de pays lumière dans le monde, éclairé par le génie du meilleur d’entre nous.

14 septembre 2007

le blond

Pendant mes dernières vacances, j'ai eu la chance de rencontrer le blond. Vous savez, le blond des stekch de Gad El Maleh, le type qui réussi tout ce qu'il tente.

C'était sur la plage, il faisait froid comme un mois d'aout. Pourtant, notre blond, en père de famille idéal qui accompagnait ses enfants, a réussi à se baigner sans peiner pour rentrer dans l'eau, pourtant bien gelée.

Le plus fort, il a réussi à mettre son maillot de bain sous une serviette, rapidement attachée à la taille. C'est le genre de manipulation qui ne marche jamais : la serviette tombe, vous la soulevez en même temps que le slip de bain, bref, il y a dans ce genre d'exercice autant de chance de réussir que la tartine tombe du côté de la confiture, le matin où vous êtes pressé.

Toujours plus fort, notre blond, après son bain héroïque dans le froid pour accompagner son rejeton (tout blond aussi), s'est rhabillé tout net, encore mouillé. Le commun de mortels ne supporterait pas le contact de la peau humide et des vetements, c'est d'ailleurs pour cela qu'on a inventé les serviettes. Et bien pas lui, il s'est habillé en sortant du bain, comme dans les films. D'ailleurs, dans les films, ils ne ferment jamais à clé leurs portières de voiture. C'est curieux, non ?

05 septembre 2007

On a tous un ennemi

Il est de faits naturels que chacun en ce bas pays soit doté d’un ennemi. Après tout, c’est bien ce que disait Samuel L. Jackson à la fin de « Incassable », un film que beaucoup ont du oublier, à juste titre.


Bref, on a finalement tous un adversaire en ligne de mire : le chat course les souris, le chien s’en prend au chat, le ver se méfie de la poule, l’homme déteste son voisin.


Depuis quelques nuits, j’ai donc en tête quelques sombres idées visant un voisin : il parle fort à travers les murs, il se couche tard bruyamment, il ferme les volets à grand fracas. Non seulement il trouble mon sommeil, mais il devient obsédant. Alors que je peine à m’assoupir, je divague dans un demi sommeil, où les pires châtiments s’abattent sur ce voisin. La police fait une tournée chez lui et le met à l’amende, un départ d’incendie est repéré dans son salon (ce qui serait très bête pour moi aussi, d’ailleurs).


Ce matin, dans le hall de l’immeuble, la gardienne s’affairait à éponger une inondation, avec une éponge, un seau, des cheveux dans les yeux et beaucoup de mauvaise volonté. Je suis sûr que c’est mon voisin bruyant le responsable de cette inondation, c’est sûrement sa plomberie qui a craqué, c’est son assurance qui va payer. Avec un peu de chance, ce soir, le syndic l’aura mis à la porte, on n’entendra plus de bruit après 1h du matin. Demain je pourrais enfin m’occuper des mes pesants collègues qui copinent au CE plutôt que d’être à l’heure aux réunions.

21 août 2007

Ressuscitons la monarchie !

Ségolène Royal a perdu, vive le royalisme ? Depuis que le nom de Nicolas Sarkozy s’est ajouté sur la liste des Présidents de la République française, aux côtés de De Gaulle et Mitterrand, je me demande en effet si un retour à la bonne vieille Monarchie ne serait pas une bonne idée. Après tout, qui peut maintenant nous protéger d’un fou à la terrible soif de reconnaissance ? J’ai donc cherché qui était le prétendant au trône de France, pour voir s’il n’y avait un coup d’Etat à monter. C’est là que j’ai découvert un sacré bazar parmi les différents prétendants…

Le premier prétendant est Louis XX. Et oui, Louis 20, alors que Louis 17 et 19 n’ont jamais régné, on a continué à compté chez les Bourbons… Louis XX a une trentaine d’année, a vécu toute sa vie en Espagne. Il est le descendant direct de la branche Bourbons, l’héritier le plus proche de Louis XVI, Louis XVIII et Charles X (les derniers rois Bourbons). Le problème est qu’il est passible du vice de pérégrinité : en gros, il vit à l’étranger, donc ne peut pas prétendre au trône. Plus grave, il est le petit-fils de Franco, feu le dictateur espagnol. Pas très classe comme C.V…

Un second prétendant descend la branche d’Orléans, c’est le comte de Paris, Henri d’Orléans, ou encore Henri VII. L’histoire est connue, quand il n’y a pas d’enfant héritier, on remonte au frère du roi, ou encore à un cousin, etc… jusqu’à trouver un homme en âge de devenir roi. On nomme alors une nouvelle branche : les Vallois, les Bourbons, ou encore les Orléans. Le problème, cette fois, est que Philippe Egalité, ancêtre de la branche d’Orléans, avait renoncé en 1792 à ses privilèges de nobles pour lui-même et ses descendants. Il y a aussi le traité d’Utrecht, un congrès où on a réglé la succession du royaume d’Espagne de manière bien compliquée.

Il existe également Jean Christophe Napoléon. Il a une vingtaine d’année, et représente les prétendants au trône de la branche des Bonapartistes. Dans cette branche, on a arrêté de conter depuis Napoléon V, mais le prétendant actuel pourrait être Napoléon VIII. Et oui, déjà 8 ! C’est fou comme le temps passe vite.

Enfin, il existe la branche des Bourbons Busset. Là, on va faire court parce que ca commence ca devenir long cette histoire. En bref, c’est une branche héritière issue d’un bâtard de 1480. Ils ne peuvent pas prétendre au trône d’après les lois fondamentales du Royaume (où seuls les enfants de mariage légitimes sont reconnus). Toutefois, une entorse à la règle les a titillés de temps en temps pour se poser en prétendants…

Ces différentes branches se livrent à une guerre sans merci dans les milieux royalistes français, entre Orléanisme, légitimiste ou bonapartisme… Ca se bat à coup d’acte de naissance, de procédures judiciaires (usage exclusif des armes de la France, l’étendard aux lys qui ressemble à un logo d’un club de foot). Certains font même un peu de télé pour se rendre sympathique…

Finalement, je me demande si tout cela est bien sérieux, on pourrait peut-être faire confiance de nouveau au suffrage universel en 2012… si toutefois Sarkozy n’est pas réélu…

19 août 2007

La parole est à Monsieur Chat !

Allez savoir pourquoi, je ne comprends pas ce que me raconte Monsieur Chat. Dès fois, c’est facile, il miaule et indique le placard contenant les croquettes. Il réclame alors son dû après une longue journée passée à dormir.

A d’autres moments, il miaule en se dirigeant vers la baignoire. Il veut alors qu’on lui fasse couler un filet d’eau fraiche pour se repaitre.

Dès fois, il court dans l’appartement en miaulant. C’est alors un besoin naturel qui tarde à se soulager. Il peut arriver aussi qu’il miaule pour qu’on ouvre une porte ou encore qu’on déplace un pot de fleur pour qu’il puisse sauter en haut d’une étagère.

L’autre jour, c’était incompréhensible. Il miaulait à tue-tête sans raison. J’ai donné des croquettes, de l’eau, changé la litière, rien n’y a fait, il miaulait derechef. J’ai déplacé quelques affaires, peut-être qu’elles lui empêchaient de grimper en haut de l’étagère ? Même pas, il continue de miauler, en s’adressant à nous, ou encore à tout un tas d’objets de l’appartement – ceux que j’appelle ses copains : la porte de la cuisine, le canapé ou encore la couette du lit.

Le lendemain, je raconte cet événement à une collègue spécialiste des chats. Elle a des photos de chats variés sur son bureau, en fond d’écran, sur son tapis de souris, sur son téléphone portable, il parait qu’elle ne part jamais en vacances sans son chat et connait par cœur la tarification pour embarquer un chat en avion ou en train.

Après avoir patiemment écouté mon témoignage et décrit les symptômes du mal, celle me dit « et si ton chat réclamait tout simplement un câlin ? ». J’étais affligé ! Faire un câlin à un chat ! Quelle idée !

16 août 2007

L’histoire de France pour les glauques.

Depuis que j’ai visité quelques châteaux de la Loire, je suis plongé dans l’épais volume de l’Histoire de France pour les nuls. Je ne sais pas si l’auteur de ce bouquin est pervers, tout du moins ses pages rappellent fréquemment les épisodes morbides de notre histoire. Voici ma sélection

CHARLES VIII

Né en 1470, il est l’unique survivant parmi les cinq fils de Louis XI.
En 1491, il épouse Anne de Bretagne avec qui il aura six enfants issus : aucun ne survécut.
En 1498, il vit au château d’Amboise, et décide d’aller assister à un match de jeu de paume. Il passe par un raccourci sombre du château et se cogne la tête dans le haut d’une porte (il ne mesure pourtant que 1m52). Il en sort avec une grosse bosse, et assiste au match. Pourtant, quelques minutes plus tard, il s’écroule et meurt. Un traumatisme crânien, devant toute la cour.
Les mauvaises langues diront que c’est son cousin, Louis XII, qui l’empoisonna, parce qu’il était fou amoureux d’Anne de Bretagne. Le contrat de mariage d’Anne de Bretagne et de Charles VIII stipulait en effet que la reine, si elle ne parvenait pas à engendrer d’héritier, devrait épouser le successeur du roi…

HENRI II

Henri est né en 1519. Il est marié à Catherine de Medecis, mais a pour maîtresse Diane de Poitiers, la maîtresse de son défunt père. Il aime les tournois de chevalier et le 30 juin 1559, à Paris près de l'actuelle place des Vosges, il célèbre le mariage de sa fille Elisabeth avec Philippe II d'Espagne avec un combat.

Il combat contre Gabriel de Montgomery, capitaine de sa Garde écossaise, qui le blesse d'un coup de lance dans l'œil. La lance rentre dans 5 endroits différents de sa tête, dont un éclat qui pénètre dans l’œil et ressort par l’oreille. Le roi s’écroule dans d’atroces souffrances.

On fait venir Ambroise Paré, le médecin royal. Pour mieux réussir ses opérations, Ambroise Paré fait exécuter 7 condamnées, et se fait livrer leurs têtes tranchées pour un examen minutieux. Las, le roi meut le 10 juillet, après dix jours de souffrances.

En 1546, l'astrologue Nostradamus avait mis en garde la reine. Le souverain « devait éviter tout combat singulier aux environs de la quarante et unième année ». Henri II venait d'avoir quarante ans.

07 août 2007

Saoulé à Bourré

Ah, les vacances ! Elles sont toujours gâchées par les touristes ou par les mauvaises idées. Une après midi d’été de vacances dans les châteaux de la Loire, nous avions décidé de plonger notre curiosité sur la visite d’une carrière souterraine avec une « ville souterraine ». Le Routard était élogieux, 3 petits bonhommes à sac à dos et même un petit n’enfant (c’est la nouvelle classification du routard). On s’attendait à percer les mystères de la vie des carriers, peut être vivaient ils reclus dans les grottes, à l’abri des comptes, ou bien cachés pendant la seconde guerre mondiale ?

Et bien pas du tout, c’est juste un tailleur de pierre qui a décidé de reconstituer un village de 1914 à même la pierre. La pierre des châteaux, le tuffeau, s’érode avec le temps, et dans plusieurs siècles, (ou plus certainement plusieurs milliers d’années), les églises et les bâtiments de pierre auront disparues. Alors notre sculpteur a taillé à même la roche de la cave, la mairie, l’église et certains métiers anciens : sabotier, marchéral ferrand… En plus, la visite était agrémentée par les rires gras de touristes flamands, qui se moquaient surement de ce drôle de village français…

Sur le retour, vers le gite, nous avons décidé de nous remettre de nos émotions en s’arrêtant à Cormery, le village où on inventa le macaron. On raconte qu’un moine tomba dans la pâte fraiche et son nombril dessina le macaron. C’est ce que dit le guide, mais pas la boulangerie où on vend les véritables macarons de Cormery (c’est écrit en grosses lettres gothiques sur la vitrine). La vendeuse nous a lâché « oh vous savez, on a repris l’affaire il y a un an, il faudrait que je fasse des recherches sur Internet pour connaitre l’histoire du macaron. Vous avez vu le reportage dans le journal de Jean Pierre Pernault ? ». Qui a parlé de piège à touristes ?

29 juillet 2007

Congés annuels

C'est la mode aux congés annuels. Ce samedi matin, pas de pressing, pas de boulangerie, si ce n'est celle en face de la gare... Une officine pas terrible où l'on ne va qu'une fois par an justement, quand toutes les autres sont fermées. Ici, on ne pas du pain, mais de la matière. 1, 10€ le parpaing, idéal pour construire un barrage en Chine ou pour fissionner l'énergie nucléaire.

Alors c'est aussi mon tour de fermer pour congés annuels. Rendez vous dans une grosse semaine pour suivre mes aventures. En attendant, vous pouvez toujours cliquer ici pour passer un bon moment !

23 juillet 2007

Courtoisie du répertoire de contacts


J’ai changé de téléphone portable. La technologie avancée de ces bidules ne nous permettant pas de transférer facilement les numéros enregistrés dans le téléphone, il a fallu que je fasse un copier coller manuel, à l’aide d’un bic et de mon calepin préféré.

Cette tâche très artisanale m’a permis de remarquer plusieurs petits trucs dont on s’accommode dans la gestion de son répertoire téléphonique, sans forcément se les expliquer.

D’abord, qu’est ce qui justifie qu’un contact soit enregistré dans la carte SIM plutôt que dans le téléphone ?

Ensuite, pourquoi y a-t-il des contacts avec le simple prénom et d’autres avec le nom de famille ? Souvent, ceux qui sont les amis proches ont simplement le prénom, mais pas nécessairement. Mais entre deux amis qui portent le même prénom (Julien, Mathieu ou Clément par exemple), doit on mettre le nom de famille aux deux ? Ou bien à son ami préféré ? Et pourquoi ?

Pourquoi y a-t-il dans mon téléphone des couples d’amis enregistrés au même contact, et d’autres séparément ?

Pourquoi y a-t-il des gens qui ont le prénom-nom et d’autres le nom-prénom ?

Comment se fait-il que j’aie un jour enregistré le numéro de Pizza Hut ?

Qui est ce mystérieux électricien que j’ai retrouvé sous l’appellation « ELECTRICIEN » ??
Celui qui sent la bière et écoute Johnny, ou celui qui a prédit que mon appart brûlerait des flammes de l’enfer à cause de la mauvaise installation ?

En 2000, quand j’ai eu mon premier téléphone portable, un gros Alcatel sans vibreur, le répertoire n’était même pas par ordre alphabétique, il fallait que j’attribue à chaque contact un numéro. En 1er, mes parents, puis en 2, mes amis, etc… Comment une technologie si rustre ?

Je pense qu’il est temps d’établir les règles de courtoisie relatives à cet exercice. Qu’on saisisse la baronne de Rothschild, que dis-je, Maître Capello, non, à nous l’Académie Française !

17 juillet 2007

Et là, une ville entière s'est liguée contre nous

Mademoiselle type et moi passions jusqu’alors un week end très agréable à Amsterdam. Tulipes, vélos, canaux, bref, un moment touristique magique, comme une immersion dans une carte postale ensoleillée aux relents de gouda.

Et puis j’ai du dire une blague pas drôle, ou un commentaire pas sympa sur un trottoir, sur un pont ou une façade de maison, en un mot, j’ai du vexer la ville, parce qu’à partir de ce moment là, les éléments se liguèrent contre nous.

Les bicyclettes, jusqu’alors tranquilles, nous ont foncé dessus avec acharnement. A deux ou trois reprises, un cycliste m’a évité de justesse, proférant quelques insultes flamandes au passage.

La visite d’un fabricant de diamants, chaudement conseillée par le guide, a mal tournée. L’hôtesse parlait mal le français, elle n’était pas intéressée pour nous expliquer la taille des pierres précieuses et préférait nous vendre sa camelote. Remarquant notre manque d'interet, elle nous a invité à quitter la visite. En plus, notre groupe de touristes sentait fortement mauvais.

Alors qu’on regagnait l’hôtel pour se remettre de toutes ces émotions, nous nous sommes retrouvés devant la fabrique de Diamants après 20 minutes de marche. Un tour pour rien, qui plus est dans le pire quartier de la ville.

Le tramway était souvent peu fréquenté durant notre séjour. Alors que nous montions à l’intérieur, il s’est retrouvé sur chargé de touristes, d’autochtones et de bagages…

Toutes nos photos se sont retrouvées marquées par des doigts.

Le portier de l’hôtel me rendait fort gentiment mon sac après descendu les escaliers. Alors que je m’apprêtais à témoigner ma gratitude à ce brave homme, mes poches se sont trouvées aussi vide que le ventre d'une femme stérile. Quelle honte !

Il était décidément temps de rentrer à Paris. Amsterdam, ville ingrate !

09 juillet 2007

Monsieur Chat Thon

Les chats n'ayant pas de convention collective, Monsieur Chat ne peut pas partir en vacances cette année. En plus, il est militant anti pétrolier et refuse de rentrer dans une voiture, il ne peut donc pas partir avec nous.

Ses tontons Uncle Whale et Klem ne peuvent, hélas, pas lui accorder le gite à cause de leur propres vacances. Nous faisons appel à toute générosité pour accueillir ce chaleureux compagnon félin durant quelques jours cet été, du 29 juillet au 6 août.


Il ne vous empêchera pas de regarder le Tour de France. Il lêchera le fond des conserves, parce qu'il est trop bête de gacher. Il se blottira sur vos genoux si vous lui recitez des poèmes de Goethe. Il vous fera découvrir des cachettes insoupçonnées dans votre logis. Et en plus, ses propriétaires vous confieront tout le matériel technique pour l'entretien du félin et vous récompenseront de leur gratitude éternelle.

Si seulement mon blog était (plus) lu ! Faîtes suivre ce post à vos amis !

08 juillet 2007

Une manière comme une autre de voyager

Une petite vidéo d'un type qui fait des trucs très forts dans le métro. On ne risque pas de le voir dans la ligne 13, lui !