29 juillet 2007

Congés annuels

C'est la mode aux congés annuels. Ce samedi matin, pas de pressing, pas de boulangerie, si ce n'est celle en face de la gare... Une officine pas terrible où l'on ne va qu'une fois par an justement, quand toutes les autres sont fermées. Ici, on ne pas du pain, mais de la matière. 1, 10€ le parpaing, idéal pour construire un barrage en Chine ou pour fissionner l'énergie nucléaire.

Alors c'est aussi mon tour de fermer pour congés annuels. Rendez vous dans une grosse semaine pour suivre mes aventures. En attendant, vous pouvez toujours cliquer ici pour passer un bon moment !

23 juillet 2007

Courtoisie du répertoire de contacts


J’ai changé de téléphone portable. La technologie avancée de ces bidules ne nous permettant pas de transférer facilement les numéros enregistrés dans le téléphone, il a fallu que je fasse un copier coller manuel, à l’aide d’un bic et de mon calepin préféré.

Cette tâche très artisanale m’a permis de remarquer plusieurs petits trucs dont on s’accommode dans la gestion de son répertoire téléphonique, sans forcément se les expliquer.

D’abord, qu’est ce qui justifie qu’un contact soit enregistré dans la carte SIM plutôt que dans le téléphone ?

Ensuite, pourquoi y a-t-il des contacts avec le simple prénom et d’autres avec le nom de famille ? Souvent, ceux qui sont les amis proches ont simplement le prénom, mais pas nécessairement. Mais entre deux amis qui portent le même prénom (Julien, Mathieu ou Clément par exemple), doit on mettre le nom de famille aux deux ? Ou bien à son ami préféré ? Et pourquoi ?

Pourquoi y a-t-il dans mon téléphone des couples d’amis enregistrés au même contact, et d’autres séparément ?

Pourquoi y a-t-il des gens qui ont le prénom-nom et d’autres le nom-prénom ?

Comment se fait-il que j’aie un jour enregistré le numéro de Pizza Hut ?

Qui est ce mystérieux électricien que j’ai retrouvé sous l’appellation « ELECTRICIEN » ??
Celui qui sent la bière et écoute Johnny, ou celui qui a prédit que mon appart brûlerait des flammes de l’enfer à cause de la mauvaise installation ?

En 2000, quand j’ai eu mon premier téléphone portable, un gros Alcatel sans vibreur, le répertoire n’était même pas par ordre alphabétique, il fallait que j’attribue à chaque contact un numéro. En 1er, mes parents, puis en 2, mes amis, etc… Comment une technologie si rustre ?

Je pense qu’il est temps d’établir les règles de courtoisie relatives à cet exercice. Qu’on saisisse la baronne de Rothschild, que dis-je, Maître Capello, non, à nous l’Académie Française !

17 juillet 2007

Et là, une ville entière s'est liguée contre nous

Mademoiselle type et moi passions jusqu’alors un week end très agréable à Amsterdam. Tulipes, vélos, canaux, bref, un moment touristique magique, comme une immersion dans une carte postale ensoleillée aux relents de gouda.

Et puis j’ai du dire une blague pas drôle, ou un commentaire pas sympa sur un trottoir, sur un pont ou une façade de maison, en un mot, j’ai du vexer la ville, parce qu’à partir de ce moment là, les éléments se liguèrent contre nous.

Les bicyclettes, jusqu’alors tranquilles, nous ont foncé dessus avec acharnement. A deux ou trois reprises, un cycliste m’a évité de justesse, proférant quelques insultes flamandes au passage.

La visite d’un fabricant de diamants, chaudement conseillée par le guide, a mal tournée. L’hôtesse parlait mal le français, elle n’était pas intéressée pour nous expliquer la taille des pierres précieuses et préférait nous vendre sa camelote. Remarquant notre manque d'interet, elle nous a invité à quitter la visite. En plus, notre groupe de touristes sentait fortement mauvais.

Alors qu’on regagnait l’hôtel pour se remettre de toutes ces émotions, nous nous sommes retrouvés devant la fabrique de Diamants après 20 minutes de marche. Un tour pour rien, qui plus est dans le pire quartier de la ville.

Le tramway était souvent peu fréquenté durant notre séjour. Alors que nous montions à l’intérieur, il s’est retrouvé sur chargé de touristes, d’autochtones et de bagages…

Toutes nos photos se sont retrouvées marquées par des doigts.

Le portier de l’hôtel me rendait fort gentiment mon sac après descendu les escaliers. Alors que je m’apprêtais à témoigner ma gratitude à ce brave homme, mes poches se sont trouvées aussi vide que le ventre d'une femme stérile. Quelle honte !

Il était décidément temps de rentrer à Paris. Amsterdam, ville ingrate !

09 juillet 2007

Monsieur Chat Thon

Les chats n'ayant pas de convention collective, Monsieur Chat ne peut pas partir en vacances cette année. En plus, il est militant anti pétrolier et refuse de rentrer dans une voiture, il ne peut donc pas partir avec nous.

Ses tontons Uncle Whale et Klem ne peuvent, hélas, pas lui accorder le gite à cause de leur propres vacances. Nous faisons appel à toute générosité pour accueillir ce chaleureux compagnon félin durant quelques jours cet été, du 29 juillet au 6 août.


Il ne vous empêchera pas de regarder le Tour de France. Il lêchera le fond des conserves, parce qu'il est trop bête de gacher. Il se blottira sur vos genoux si vous lui recitez des poèmes de Goethe. Il vous fera découvrir des cachettes insoupçonnées dans votre logis. Et en plus, ses propriétaires vous confieront tout le matériel technique pour l'entretien du félin et vous récompenseront de leur gratitude éternelle.

Si seulement mon blog était (plus) lu ! Faîtes suivre ce post à vos amis !

08 juillet 2007

Une manière comme une autre de voyager

Une petite vidéo d'un type qui fait des trucs très forts dans le métro. On ne risque pas de le voir dans la ligne 13, lui !


03 juillet 2007

Comment j’ai monté mon groupe de rock (ou pas)

La musique rock, j’adore. Muse, Radiohead, Kinito, je connais leurs albums par cœur à force de les écouter entre mes deux stations de transilien quotidiennes. Toutefois, autant j’aime beaucoup leur musique, autant je trouve qu’ils n’ont peut être pas tant de talent. Avec un peu de chance et beaucoup d’idées, je pourrais avoir un bon succès avec mon propre groupe de rock.

D’abord, première étape, le nom du groupe. Je pense que The Type Band c’est pas mal, il y a un petit côté anglais qui pourrait plaire à l’auditoire français en quête d’exotisme.

Il me faut un bassiste ensuite. L’idéal, c’est de trouver un frère jumeau. Les groupes de rock avec des jumeaux ont toujours très bien marché. Hélas, mes parents m’ont préféré en un seul exemplaire. Je pourrais demander à mon grand frère, on porte le même nom de famille, c’est déjà suffisant pour berner nombre de journalistes. Sinon je peux toujours trouver un type qui connait du monde en maison de disques.

A la batterie, je peux me permettre de trouver un type qui a du talent, il ne risque pas, une fois le succès venu, de faire faux bond en créant son propre groupe avec mon attaché de presse, mes dates et mon capital de popularité auprès du public. C’est vrai, on n’a jamais eu de chanteur-batteur tout seul, et c’est très bien comme ça !

Maintenant le look. Il y a plusieurs pistes : le gothique, le vintage, ou pas. Autant m’assumer tel que je suis et espérer fonder un nouveau courant de mode vestimentaire. Le concept ? Le jeune qui met des costumes et des chemises rayées pour le bureau ET pour jouer de la guitare. Ca pourrait libérer toute une force vive de travailleurs dociles en entreprise qui aiment pourtant se défouler à grand renfort de pogo, de bières bues très vite et d’incivilité auprès des vieilles dames qui veulent une place assise dans le métro.

Reste à trouver un premier single qui cartonne à la radio. Pour cela, pas de secret, il faut miser sur une reprise d’un tube des années 80. Ou mieux, une reprise remixée avec un autre élément, pour faire tout neuf. Un sample de David Bowie avec un extrait d’un discours de De Gaulle devrait faire l’affaire. J’ai déjà téléchargé Audacity pour mixer Let’s Dance et Je vous ai compris.

Voilà, le plus dur est fait. Reste à trouver mon public. Sur un malentendu, ça peut marcher…

01 juillet 2007

Connaissez-vous l’histoire d’Humphrey ?


Humphrey fut le chat employé à la chasse aux souris du 10, Downing Sreet pendant plus de dix ans, période durant laquelle il fut doté d’un statut officiel et d’un budget propre.

Il connu 4 premiers ministres et fut mis à la retraite par Tony Blair. Il figure dans la liste des chats célèbres de wikipedia et j'invite quiconque à lire sa passionante biographie : issu d'un milieu modeste, devenu une icone populaire puis un enjeu politique critique du pays.

Dans la même lignée, on pourra remarquer l'espace "pets" sur le site officiel de la Maison Blanche, avec les chiens de Bush Senior, le chat Socks des Clinton, mais aussi le poney de Kennedy...

Il parait que depuis plusieurs semaines, on a installé une nouvelle espèce animale au Palais de l'Elysée, un croisement de requin et de hyène aux dents longues...


27 juin 2007

Le charlatan de Vogica

Je jouie depuis quelques mois d’un titre de propriétaire foncier. Je souhaiterai mettre à profit cette situation pour effectuer quelques travaux dans mon appartement, c’est pourquoi j’ai sollicité un rendez-vous avec un vendeur de Vogica en vu de refaire ma salle de bain. Ce fut une erreur monumentale.

Le jeune homme, très à l’heure et avec un faux air de Carlos, (dans la série Desperates Housewives pas le chanteur déchu à la bedaine arrogante) a donné un premier mauvais signe quand il a clairement montré qu’il n’y connaissait rien en salle de bain : « oh, nous à Vogica on vend surtout du mobilier de salle de bain et moins les sanitaires ». Ensuite, il s’est mis à l’aise dans mon salon, vidant à grand coup de déglutition le verre de jus de fruit généreusement proposé « un verre de Tropicana, ca ne se refuse pas, Monsieur Type ! » pendant qu’il ponctuait toutes ses phrases pour meubler les trous par des questions débiles « vous faîtes du sport Monsieur Type ? »

Quelques instants plus tard, il avait finit de dessiner la salle de bain de mes rêves, avec une petite douche flanquée dans un coin et un lavabo abandonné dans un autre coin. Restait à caser (enfin) un mobilier de première qualité, car « il faut savoir se faire plaisir Monsieur Type! ». En tout, ca donnait 8000 € la salle de bain, un peu cher pour 4m², même avec un financement magique et le taux le plus compétitif de l’histoire des banques.
Première technique de vente, on diminue la qualité de fabrication des meubles… Le devis tombe à 7000 €. Trop cher.

Après moult tergiversations, notre vendeur a pris un air hésitant, puis solennel « non, je refuse de renoncer, je veux me battre pour que vous puissiez vous offrir cette salle de bain ».

Il a alors sorti de son chapeau le coup de téléphone au directeur. Je n’en revenais pas, il me faisait le coup du charlatan cuisiniste, le truc de base qu’on ne fait plus depuis les années 80 et que Julien Courbet a rendu ringard à grand renfort d’avocats télégéniques !

Au bout du fil, j’avais Monsieur Chef. Il a pris l’air grave, une voix lourde et prononcer ces mots : « Monsieur, d’habitude, nous ne proposons cette offre qu’aux professionnels. Mais nous sommes prêt à faire une exception parce que je dois un service à mon vendeur. » et puis le voilà parti m’expliquant les prix réduits des professionnels, et tout ça. Réduction générale de 35%, le devis tombe à 4500€.

Evidemment, il faut s’engager tout de suite, parce que le dossier est déjà validé, etc…

Si seulement le vendeur était bon acteur ! Mais il jouait aussi mal que si Jean Lefèvre avait tourné dans un film porno des années 80 « Oh, je crois que je peux appeler mon directeur ! ».

A 22h30, 2 bouteilles de jus de fruits et deux coups de fil du directeur, on n’a fini parsce débarrassé du grandiloquent vendeur « Monsieur Type, si vous êtes un homme de parole, alors on se revoit dans deux semaines pour signer les papiers ». Mais bien sur !

18 juin 2007

Les pieds nickelés à l'Elysée : Mais que devient p'tit Louis ?

Photophage ne fait pas que des photos, il est aussi très bavard notamment à travers la fresque "Les Pieds nickelés" qui narre le destin du nouveau Président français et de ses proches. Par esprit républicain, Monsieur Type prend la plume et propose un nouvel épisode à cette épique saga.


Vous adorez les épisodes de vos héros préférés : Nicolas l'enfant terrible de la politique française enfin parvenu à son rêve, Cécilia la muse et la prophète lunatique et Eric le traitre épique plein de candeur ?

Saviez-vous que perdu dans cet univers de pouvoirs et de passion se cache un petit homme plein de malice et d'innocence ? Un être doux et sage, au royal prénom de Louis.

Louis S. ne va plus à l'école depuis le 7 mai. Dorénavant, avec son statut de dauphin du Président, et la sécurité qui doit être la sienne, il reçoit les professeurs au palais pour lui enseigner les sciences, les lettres et la politique.

Le corps professoral dédié à l'éducation de Louis a été nommé par décret officiel, il est composé des meilleurs professeurs au sommet de leur carrière. Pascal Sevran est chargé de l'étiquette et du protocole, pour transmettre à Louis les nobles manières présidentielles en matière de chants, de danse et d'Arts télévisuels. Claude Allègre a obtenu la mission spéciale du Président Papa d'enseigner les sciences et la biologie pré-historique, alors que Bernard Tapie est le professeur de sport du petit Louis.

Aujourd'hui est un jour particulier, puisque Louis reçoit sa première leçon avec son nouveau professeur, Alain Juppé, dorénavant libre de toute charge, qui sera l'enseignant dédié à l'économie et à la météo.

-Bien, commençons Louis si tu le veux par le PIB du Bolivie. A ton avis, pourquoi est-il deux fois moins important que celui de son voisin péruvien ?

- Je m'en fous ! je veux jouer à cache – cache dans l'abri anti-nucléaire avec papa !

- Ecoute, ton père est très pris en ce moment par les travaux de rénovation de la Lanterne, alors concentre toi un peu sur la leçon de ce jour si tu veux bien.

- Non, je veux pas, je veux porter le gros collier en or et appuyer sur tous les boutons pour faire la guerre avec papa contre les méchants Russes !

Rachida Dati, alors en pleine réflexion sur les moyens pour mettre plus de mineurs en prison, passait par hasard par le salon Pompadour. Elle se fait apostropher par Alain Juppé

- vous là-bas, la baby-sister, venez vous occuper du gamin !

- Mais pour qui me prenez vous ? je suis Rachida Dati, la garde des sceaux !

- Justement, j'ai quelqu'un pour vous ! Un sale môme de dix ans qui me pourrit la vie. Occupez-vous en pendant que je fais un tour à l'ambassade du Canada. Je vais demander l'asile politique à Montréal. Avec un peu de chance, Garou est toujours à l'affiche.


C'est ainsi que l'on perdit de nouveau la trace d'Alain Juppé. Arno Klarsfeld fut le nouveau professeur de Louis, et on dit que tout deux s'amusèrent beaucoup à faire du patin à roulette dans le 12ème arrondissement.

11 juin 2007

Combien de minutes dans quelques instants ?

Et puis qu’est ce qui est plus long ? Quelques instants, ou quelques minutes ?

On peut dire 2 ou 3 minutes ? 5 à 10 minutes ? 10 minutes à quart d’heure ?

A la télé, est-ce que l’on doit s’attendre à ce qu’une page de pub soit plus brève quand le présentateur annonce « à tout suite » plutôt que « juste après » ?

A la fin d’un mail, si je suis pressé, je préfère mettre « à très vite » ou « à bientôt » ?

Dans le travail, je fixe une échéance en début de semaine prochaine, on entend Lundi ou Mardi, soit. Si je fixe comme échéance en fin de semaine prochaine, alors on pense à jeudi, ou vendredi. Par contre, il y a un litige dont tout le monde s’accommode, quand on annonce « en milieu de semaine de prochaine ». Ce n’est pas mardi, c’est plus sûrement mercredi et peut être aussi jeudi… c’est du moins ce que pense mes prestataires !

Du coup, le jeudi a bon dos, à la fois en fin de semaine qu’en milieu. Il est tantôt en avance, tantôt en retard, finalement jamais au bon moment.

Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU, divise son emploi du temps par tranche de 5 minutes pour ne pas perdre un instant dans son planning. Voilà quelqu’un d’organiser. Peut être que lui sait combien il y a de minutes dans quelques instants…

06 juin 2007

L’affaire des photos du séminaire


Je rentre tout juste de mon premier séminaire d’entreprise. L’image d’épinal de ce type d’événement, c’est une bande de cadres masculins qui marchent sur la braise, font du parachute ascensionnel, sortent bruyamment en boîte de nuit à Ibiza et jettent Pichard dans la piscine de l’hôtel alors que celui-ci s’était caché dans un recoin pour appeler sa famille. Bref, des moments de franches camaraderies…



Malheureusement pour moi, l’écrasante majorité de mes collègues sont des femmes quadragénaires, le séminaire de débauche organisé s’est transformé en séjour bucolique et reposant dans un château de luxe en région parisienne, avec piscine et cours de yoga.
La prof de yoga exigeait qu’on étale sa cage thoracique, qu’on respire des chevilles, ou encore qu’on mette ses mains sur le ventre pour profiter du fluide… Je me suis rapidement échappé de ce délire collectif pour rejoindre le practice de golf. Seulement voilà, quand on n’a jamais swingué de sa vie, c’est lassant quand au bout de vingt minutes, on a creusé un trou de 10 cm autour de la balle, qui, elle, n’a pas bougé.



C’est presqu’avec soulagement que je rejoignais les ateliers de travail : au programme, quelle dynamique de travail pour mieux répondre aux besoins des clients, ou encore quelle synergie collaborative pour optimiser la réussite des objectifs. Les mots de ces intitulés sont interchangeables, l’objectif est d’enfermer les participants dans des petites salles surchauffées, les laisser s’engueuler toute l’après-midi pour finir par une présentation bavarde en séance plénière devant une assemblée endormie impatiente de se masser autour du buffet.



Pour terminer la journée : soirée open bar de thé. J’étais seul avec ma bière dans un océan d’earl grey et de verveine. Mon image de gendre idéal en a pris un sacré coup, moi qui retiens toujours l’ascenseur pour les collègues, qui me lève systématiquement pour remplir la carafe d’eau de la cantine ! Mais pourquoi les femmes, passé un certain âge, ne boivent plus ?



Le lendemain au bureau, une collègue avait mis toutes ses photos sur un répertoire partagé dès 10 heures… Une demi-heure plus tard, la moitié des photos de la piscine avaient disparues. La moitié de l'étage s'est vexé de ne pas avoir pu exercer un droit de veto sur la diffusion des photos...

En attendant le TGV…

La principale distraction dans le TGV, c’est regarder défiler le paysage. Quand le train est à l’arrêt, c’est le drame pour les passagers privés de leur principale occupation. L’autre jour, je rentrais de Nantes vers la capitale grâce aux transports ferroviaires. Seulement voilà, un petit vieux avait traversé en auto un passage à niveaux en même que le TGV quelques kilomètres plus haut. Résultat, deux longues heures d’attentes avant le départ. Dans ce genre de situation il y a deux choses à observer : le capharnaüm sur le quai et les voyageurs qui ne savent pas comment patienter.

Dans le premier cas, sur le quai, c’est l’effervescence. Un pauvre agent SNCF, l’air bonhomme, explique à tout va qu’il ne sait rien, que le machiniste est dans le train que l’on attend, et que si on veut arrivé à Paris avant minuit, mieux vaut prendre le train de 21h, partant quai 4. Autour de l’agent, une dizaine de personnes attendent des explications, le regard mauvais, prêt à en découdre.

Plus loin, certains passagers se dirigent d’un pas distrait vers la sandwitcherie ou le bureau de presse en cherchant désespérément des pièces au fond de leur poche, croisant ceux qui changent de quai les bras chargés de valises et d’enfants.

Dans les voitures, bien au chaud, on patiente en passant des coups de téléphones de la semaine. Evidemment, il y a toujours une personne moins discrète que les autres. Alors Patrick et Aurélie, un couple bien habillé d’une trentaine d’année, se font remarquer à grand renfort de PDA… Jeudi, ils vont diner chez Romain et Béa, ils apportent le désert « tu verras une sacré surprise… », après, Patrick appelle sa mémé pour lui raconter se vacances « des souvenirs pleins les yeux », puis il parle de l’actualité « un bon signe, ce nouveau gouvernement », « on est content pour le nouveau président », « ca devrait bien remettre les choses en place », etc.... Au bout du fil, la vieille dame fait tout pour que la conversation se poursuive, arrachant à son petit fils des précieuses minutes qui lui changent de l’ennui. Elle se dit qu’il est bien son petit, peut-être aussi bien que le type qui présente les actualités régionales sur FR3, et que sa petite dame a bien de la chance de l’avoir trouvé. Cette bruyante conversation s’éternise alors sur un concert de louanges pour le nouveau président de la République. Lassé de ce discours triomphaliste, je préfère retourner sur le quai, soutenir ce pauvre agent de la SNCF. Tiens, qu'est ce qu'il pense du service minimum?

31 mai 2007

Les marques pages


Je me souviens encore comme hier de la première page que j’ai cornée. C’était mon premier Oui-Oui. La réprimande paternelle qui a suivi, sévère, m’a indiqué que ce n’était pas la meilleure solution. Oh, bien sur, je pourrais essayer aujourd’hui de corner ma page sans craindre une réprimante de mon père, mais je n’y arrive pas, j’ai été conditionné, c’est comme boire de la bière devant un match de foot…



Il y a aussi les précieux et les dandys qui utilisent un marque page officiel, en vente dans les boutiques spécialisées. C’est pratique, généralement au bon format, mais ça se perd voire ça s’oublie dans un ouvrage que l’on a fini par abandonner (généralement le livre qu’on achète à la FNAC pour se donner un genre à la caisse). Une fois, on n’en a même offert un, avec un texte rigolo. Je l’ai retrouvé deux ans après à la dernière page du volume 5 d’Harry Potter (celui où Harry organise des raves parties à Poudlard), complètement noyé sous l’épaisseur du livre.


Il y a aussi les tricheurs, qui utilisent le fil au milieu du livre. Je ne sais pas comment il s’appelle, ce fil rouge, ou bleu, qu’on trouve généralement dans les dictionnaires ou les gros roman, mais pour moi, on devrait le supprimer, c’est sûrement un reliquat des moines copistes qui s’en servait comme chapelet.



Finalement, la meilleure technique, c’est celle du n’importe quoi. Un rien peut servir pour marquer une page : un post-it, un ticket de métro, un ticket de caisse, un mouchoir (propre…), voire même un autre livre. L’intérêt, c’est de voir comment vieillissent les objets. Par exemple, l’écriture du ticket de caisse s’efface, le post-il finit par être plié dans tous les sens…


24 mai 2007

Mobilisons nous pour les balles


Le passage à l’Euro aura vraiment était traumatique : augmentation perfide des prix, arnaque en tout genre des petits vieux, discours démago aux dernières présidentielles, etc…

Parmi ce sombre panorama, je tiens à ajouter un aspect important : la dégénérescence argotique. En effet, depuis le 1er janvier 2002 et son obscur cortège de changements d’étiquettes, finis les « t’as pas 10 balles », ou bien « une blague à deux balles ». En effet, depuis ce triste jour pour les amoureux des belles lettres, il n’y a pas d’autres mots rigolos pour dire « euros ». Essayez autour de vous de dire « t’as pas dix balles ? », on va vous reprendre « j’ai pas 1,50 € ! »


Je propose donc de lancer un grand jeu pour trouver un nouveau mot. Le gagnant remporte dix balles.

22 mai 2007

Les douze travaux du BHV

J’ai récemment fait l’acquisition d’un frigidaire dans un grand centre commercial parisien. C’était très plaisant, le vendeur était enjoué, faisait beaucoup de blagues, du style « vous n’en voulez qu’un seul, parce que j’ai du stock ! », ou encore « la porte à gauche ou à droite ? Vous devriez savoir avec les élections ! ». Je vivais alors une idylle parfaite avec mon projet m’équipement électroménager jusqu’à l’arrivée du service livraison à la maison : le frigo trop grand et trop large ne rentrait dans l’emplacement prévu à cet effet. C’est quand j’ai contacté le service client que mes malheurs ont commencé. Souvenez-vous de la scène de la maison qui rend fou dans Astérix et les 12 travaux et vous aurez un aperçu de ma galère.

D’abord, première erreur, j’ai appelé le standard qui m’a renvoyé vers le rayon. Les téléphones dans les rayons des magasins d’électroménager sont faits pour sonner, et non pas pour être décrochés. Passé un très long moment (peut être aussi longtemps qu’au péage de Saint Arnoux un 15 aout), une voix décroche. « Pas du tout », me dit-il, ce n’est pas le bon numéro, et de d’envoyer vers le service technique, avant que celui-ci ne me renvoie vers le service après-vente. A chaque fois, mes interlocuteurs ont l’air un peu vexé que je m’adresse à eux « Ah non, mais je ne m’occupe pas des problèmes de livraisons », ou encore « non monsieur, ici on ne s’occupe pas de ce que vous demandez, c’est encore une erreur des gens du rayon ». A croire qu’au BHV on adore s’envoyer entre collègues les clients à problème. D’ailleurs, c’est un peu pareil dans le magasin « non monsieur, le retrait marchandises c’est rue des archives », ou encore « La peinture c’est pas au sous sol, mais au 5ème.... ». Au final, quelqu’un d’humain a fini par me lâcher dans un souffle « vous feriez mieux de passer au magasin et demander Patricia… »

07 mai 2007

J'ai vu la France d'après, la vengeance des vieux !

Quelques sondages ont dévoilés que Ségolène Royal était légèrement devant Nicolas Sarkozy dans toutes les classes d'âges, exceptée dans une, celle des plus de 65 ans. Nicolas Sarkozy y compterait près de 75% des votes. C'est là que la différence, s’est faite.

Pour ces électeurs, Sarkozy a critiqué mai 68, a parlé de Sécurité, de retraites, propose de défiscaliser les successions ou un plan alzheimer. Il a aussi ravivé le souvenir de Bloum ou de Jaurès, de vrais HOMMES de gauche, et refuse l’euthanasie. La voilà la France d'après, elle a plus de 65 ans, et elle a bien l'intention de nous narguer !

Ce matin, à La Poste, il y avait des cannes et des rides. Bon, d'accord, il y a toujours du monde et souvent des vieux grincheux à la Poste, mais au lendemain du triomphe électoral des plus de 65 ans, ce décor prenait une toute autre perspective. Ce n'était pas des vieilles personnes qui faisaient la queue à côté de moi, mais des gros bulletins pour Sarkozy, aux relents nauséabonds tout fiers, arrogants et vengeurs. Quelques regards méprisants pour les femmes noires venus transférer de l'argent, une autre qui fait semblant de pas comprendre le sens de la file pour passer devant tout le monde, et des guichetiers qui subissent les invectives "ca n'avance pas", ou "encore mais pourquoi ils font pas la queue ces gens-là!. Ca ne va pas être facile d’être fonctionnaire aujourd’hui, ca coute tellement cher à nos retraites, c’est tellement fainéant !

Dorénavant, je ne ferai plus mes courses avant 19h, de peur d'en croiser trop, et je ne prendrais plus le bus, avec toutes ces personnes agées qu réclament des places assises avec un air triste !

Au secours, la France vieillit !

06 mai 2007

Publi cé nul !

Oui, un titre de billet aussi pourri que ce que je veux dénoncer, la récupération scandaleuse par les publicitaires des affiches et des slogans de la campagne présidentielle qui vient de se terminer.
Dans le métro, ACUVUE vante sa lentille "qui se lève tôt et voit tard", ou un truc du genre.
Sur Internet, c'est Auchan, cf ci contre, qui reprend l'affiche du candidat de l'UMP pour une fichue pub d'opération commeciale.
Je suis outré! Gna!

03 mai 2007

Au théâtre ce soir !


Ca, c'est du théâtre, Môssieur !

26 avril 2007

Un week end avec Mini Type


Le week-end passé, j’ai eu la chance de retrouver Mini Type, c’est mon neveu de 18 mois, que je ne vois pas très souvent sous prétexte qu’il habite à 600km. C’est pas vieux, 18 mois, c’est aussi long qu’un CDD ou un crédit à la consommation pour acheter un lave vaisselle.
Il est rigolo mini type, parce qu’il fait plein de trucs débiles, mais comme il y a encore quelques mois il ne faisait rien du tout, on est tous impressionné.


Mais quand même, dès fois, il fait vraiment n’importe quoi. Par exemple, alors qu’il court (ou sautille, c’est selon), il s’arrête, me regarde fixement, et montre le ciel.


-Oh, comme c’est mignon, me dis-je, il a du voir un oiseau, ou un nuage en forme de nounours


Pas du tout ! Il n’y avait rien à voir dans le ciel, ni nuage, ni avion, ni quoique que ce soit d’autre que l’étendue vaste et mystique du bleu azur. Pourtant, il me montre le ciel du doigt. Bizarre, ce gosse… A moins qu’il voulait me montrer son doigt ? (ben oui, vous connaissez l’histoire du fou qui regarde le doigt qui montre la lune, ou un truc qui ressemble)


Autre chose, un bébé de cet âge ne peut rester en place. Depuis qu’il sait marcher, il ne peut s’empêcher de vagabonder et de se précipiter vers tous les endroits dangereux du jardin : il veut mettre sa main au barbecue, il veut gouter l’eau croupie au fond d’un seau et escalader les marches en pierre. Toutes les choses inoffensives du jardin, les ballons, les plantes, les brins d’herbe, ne l’intéressent pas. Non, il est attiré par le danger, sans même en voir conscience. Peut être s’amuse t il à provoquer une réaction de panique des adultes, puis repart satisfait de son coup.


Alors qu’on jouait aux accidents de la route avec un tracteur de playmobil et une Porsche acheté 1€ dans une collection Atlas (ben oui, chez tonton c’est des vieux jouets), j’ai eu la grande fierté de lui apprendre un mot : « boum ba da boum ». Au début, j’étais content d’avoir réussi à lui faire entrer un truc dans la tête, mais après coup, j’ai culpabilisé. Je l’ai imaginé le premier jour de l’école. L’institutrice lui demande s’il connait des mots, et lui, tout fier, répond « Mon tonton m’a appris un mot, Boum ba da boum ». Non, c’est pas très sérieux de ma part, j’aurais du lui apprendre le dicton du type qui montre le doigt de la lune, enfin le truc qui y ressemble…

24 avril 2007

Ma première réunion de copropriétaire


J’ai vécu hier soir ma première a réunion de copropriété. Le principe est simple, réunissez dans une petite pièce mal éclairée vos voisins les plus aigris et les plus vieux, mélangez le tout avec un gérant qui est le véritable souffre douleur de tous les co propriétaires, faites durer la réunion deux longues heures, et vous obtenez une expérience jamais vécue.

Parmi les participants, on a plusieurs clans :


  • > les vieux propriétaires occupants aigris, qui se plaignent des odeurs des soupes de poireaux, du bruit dans l’escalier et de la mauvaise humeur de la gardienne.

  • > les vieux propriétaires bailleurs, qui ont un locataire dans l’appartement. Ils se reconnaissent et font de nombreux commentaires entre eux « Ca se passe pas pareil dans mon immeuble à Levallois ». Et puis surtout, ils ne veulent rien dépenser « Pas de tapis dans l’escalier, ils n’ont qu’à faire attention en descendant les marches !! »

  • > Les moins vieux : ils sont propriétaires de leur appartement, viennent à l’AG parce que c’est une contrainte annuelle, et prennent des notes sur les échanges entre participants pour alimenter un billet de leur blog…


Point n° 1 à l’ordre du jour
─ Tout le monde se connaît ?
─ Non, vous ne connaissez pas ! La dernière fois que je suis venu, c’était à l’assemblée générale de 1991 !
Ca déjà commence fort, grâce à M. Santos. Personne ne connaît son age, on sait seulement qu’il est propriétaire depuis 1931 de son appartement. C’est propriétaire bailleur, parmi les plus radins. Il respire fort, parle très fort, porte des bretelles, des chaussures dépareillées et sa veste trop grande, trop grise et trop usée lui donne un air de quelqu’un échappé de l’hospice. Il va s’amuser toute soirée à lancer des piques au gérant en prenant à partie les autres propriétaires et à se targuer de comment il a augmenter ses loyers dans ses différents appartements.



Point n° 5 à l’ordre du jour : les copropriétaires du 3ème porte gauche ne paient plus les charges depuis dix ans.
Mlle James, du haut de son vieil age, tonne : « Je vais pas encore payer pour les autres !
─ Oui, enfin, c’est pareil pour tout le monde, réponds le gérant. On avance leur charge en attendant d’être remboursé par le tribunal plus tard.
─ Plus tard ? J’ai plus longtemps à vivre, moi !



Point n° 7 à l’ordre du jour : validation des comptes


─ En tant que syndic, vous n’avez pas le droit d’être débiteur ! (M. Santos)
Le gérant : Oui, mais je jongle avec la trésorerie
M. Santos : mwé ! Attention, je suis quand même un ancien confrère ! Je connais toutes vos ficelles ! Je vous ai à l’œil !


Point n° 13 à l’ordre du jour : bilan sur les travaux de peintures dans l’escalier
M Gomez (c’est un peu le monsieur technique de la copropriété, il surveille les artisans, contrôle les devis pour le conseil de copropriétés) : « On va pas payer le peintre, pas pour le travail qu’il a fait ! »
Le gérant : Oui, enfin, le conseil de copropriétés a signé le devis
M. Gomez : Vous me prenez pour un mauvais payeur ! Le peintre n’a qu’à faire son travail, et on en reparlera !



Point n° 17 à l’ordre du jour : mise aux normes des parties communes
Le gérant : Les vitres de l’escalier ne sont pas aux normes. Il faudrait mettre des vitres en verre sécurité.
Une dame énervée du 1er : Oh ! Mais arrêtez avec votre sécurité, on va pas sortir avec un casque dans la rue non plus !
M. Santos : Attention, il a quand même raison : une gardienne qui se blesse, un accident de travail, ça coûte très cher, très très cher, et on se retrouve rapidement à Nanterre, au tribunal ! Et notre gardienne pourra se blesser rien que pour nous emmerder !
Le gérant : et des gardes corps sur les vitres ?
Mlle James : Oui, bonne idée, on avait des volets avant côté cour, avant le bombardement !


Point n° 21 à l’ordre du jour : Dératisation de l’immeuble
Mlle James : Il faut faire quelque chose contre les cafards ! Il y en a partout !
M. Gomez : Mais non, on a tout fait pour se débarrasser des cafards l’an passé !
Mlle James : Oui, mais à la télévision, ils ont dit de se méfier, et puis il y en avait plein le poste !


Point n° 27 à l’ordre du jour : Mise aux normes de l’ascenseur
M. Santos : Les ascensoristes, c’est une véritable mafia ! Ils cassent les prix pour les immeubles à la Défense, mais nous, petits propriétaires (sic) ils nous étouffent ! C’est une vraie pègre, et moi je ne les aime pas beaucoup ! Appeler Rigodin, un petit ascensoriste du 15ème à Paris, lui, il n’est pas trop mal !


Vers 21h, l’ordre du jour étant épuisé, chacun fut libre de regagner son chez lui. Sur la route, Mlle James glissera à M. Gomez que les nouveaux propriétaires ont l’air curieux, ils n’ont rien à dire, mais le jour où ils feront la fête, là, on les entendra toute la nuit !