26 janvier 2008

Changeons pour le calendrier républicain !


Vous rigolez bien quand, plongé dans un livre d'histoire, vous lisez « 18 Brumaire » au « 4 Thermidor » à propos d'un événement de la révolution.

Pourtant, au lieu de ricaner, vous feriez mieux de vous interresser un peu plus à ce fameux calendrier républicain, mis en place après la Révolution Française. Il a de nombreux mérites et est beaucoup plus pratique que notre calendrier actuel, dit Grégorien.

D'abord, tous les mois durent 30 jours. Fini, les indécisions sur la durée de mars ou d'avril, sans parler de ce fourbe de février.

Ensuite, les mois sont composés 3 semaines de 10 jours. Le grand avantage de cette organisation, est que le 29 Brumaire tombe toujours en fin de semaine, et le 3 Thermidor est toujours en début de semaine. Du coup, on se repère beaucoup mieux dans le calendrier, il n'y a plus de mois qui change en cours de semaine. Par exemple, en 2008, le 29ème jour du mois tombe mardi, puis un vendredi, et dans la suite : samedi, mardi, jeudi, dimanche, mardi, vendredi, lundi, mercredi, samedi et enfin un lundi !

Aucune logique ! Alors qu'avec le calendrier républicain, le 29ème jours du mois tombe 12 fois sur 12 un Nonidi, avant-dernier jours de la semaine. Et pan, un bon coup contre le lobby des fabricants d'agendas et de calendriers !

A l'époque de sa mise en place après la Révolution, ce calendrier fut très impopulaire en raison de la diminution des jours de congés, avec un dimanche tous les 10 jours au lieu de tous les 7 jours. Je pense qu'en proposant de faire chômer les 3 derniers jours de la semaine, on y serait gagnant. En l'occurence, nos week end serait Octidi, Nonidi et Décadi.

Autre point, fini les indésicions sur le temps d'un séjour de vacances avec les éternels « j'hésite entre une semaine et quinze jours ! ». Avec une semaine de 10 jours, c'est le compromis parfait, pour la plus grande satisfaction des compagnies de voayges, qui n'en peuvent plus des clients qui changent d'avis à longueur de temps !

Bon, reste à trouver une bonne idée pour savoir à partir de quand on compte les années. Après tout, c'est pas mieux de dire l'an 1 pour Jésus Christ que pour la Révolution. Prenons comme date la plus ancienne trace de civilisation humaine, en plus, on passerait directement en 15.000 quelque chose et on vivrait une vrai aventure de science-fiction sans se donner la peine d'aller voir un film de Jerry Bruckenheimer.

11 janvier 2008

Harry Potter, ou la fin d'une histoire telle qu'elle aurait du être écrite

Que ceux qui n'ont pas lu la fin d'Harry Potter n'aille pas plus loin. Je ne vais pas me gener de donner mon sentiment personnel sur l'épiloge des aventures de l'apprenti sorcier britanique. JK Rowling, tenez vous bien !

D'abord, je n'ai rien compris à cette histoire d'Horcruxe. A quoi servent ils pour Lord Voldemort ? Pourquoi les avoir si mal cachés ? Pourquoi ne pas nous avoir raconter plutot un bon match de quiditche, avec pourquoi pas l'ascension de Harry et Ron dans l'équipe professionnelle des Chudley Cannons , cette fameuse équipe complétement nulle qui deviendrait au fil des matchs une redoutable machine à gagner ?

Plus tard, on aurait aimé suivre l'histoire de bêtes magiques de Hagrid, avec pourquoi pas un combat entre Aragog et Buck, ou bien une aventure lointaine avec des géants cachés dans des vallées magiques, à qui il arrive mille péripécies merveilleuses...

Enfin, le livre se serait achevé par la révelation au monde des moldus des pouvoirs magiques. Harry Potter serait devenu président à vie des Etats Unis d'Amérique, et il aurait permis aux moldus d'accéder à la magie. On aurait généraliser à la terre entière le vol en balai (pour se débarrasser du métro) et les elfs de maison auraient investis tous les foyers et gagnés le coeur des ménagères. Toutes les activités salariées ou forme de travail auraient été bannies car jugées beaucoup moins interressantes que lancer des sortilèges sur des insectes ou que manger des dragées Surprise de Bertie Crochue. Les multinationnales se seraient effrondées pour le bonheur de tous, les actionnaires recyclant leurs titres boursiers en nourriture pour Gobelins. L'Humanite se serait alors ouverte à une nouvelle ère avec un accès facile aux denrées et la disparition du capitalisme, dans un monde prospère, heureux et rêveur...

10 janvier 2008

Li(o)terie

Essayez d'acheter un lit de nos jours. C'est la drôle d'idée qu'on s'est mis en tête la semaine passée. Au dernier étage du BHV, on a passé l'après-midi à essayer les lits. « Ne restez pas sur le dos, mettez vous en position de dormeur » nous disait le commercial chevroné d'Epeda. « Enlevez votre manteau » ajoutait le vendeur matelsom. Le représentant de Bultex roulait un peu des mécaniques « Notre marque est breveté et les meilleures fabriquants de canapé se targuent d'équiper leur modèle avec notre mousse en latex »

Dans le magasin, tous les lits se ressemblent : mousse, ressorts ensachées, latex ou bien ferme, extra-ferme, moelleux, les différences ne sont pas flagrantes. Quand on essaie un lit en magasin, on le trouve confortable, certes, mais on reste mal à l'aise, allongé au milieu de tous ces clients qui nous regardent pour voir si on a l'air à l'aise ou non, justement...

Un vendeur joue la conivence de comptoir « laisser madame choisir, sinon vous risquez d'en entendre parler pendant des années. Et croyez moi, je fête mes 30 ans de mariage cette année ! »

Evidemment, sur les prix, les remises et ristournes de 30 % pleuvent. « C'est le moment d'en profiter. Je vois des clients qui hésitent et viennent toutes les semaines noter les prix, mais les prix ne changent pas, et on ne vous proposera jamais une meilleure offre que celle ci ! » Oui, d'accord, mais on choisit quel modèle avec tout ca ?

07 janvier 2008

Les (drôles) collègues de l'usine

Mon père travaille dans un gros complexe industriel. Dans ce type d'usine, il y a beaucoup de machines et de collègues farfellus, voici une selection d'annectodes que m'a raconté mon père !


Le type qui construit des villages gaulois

Entre midi et deux, Jean-Louis faisait le tour des ateliers pour récuper des bouts de féraille, des boulons dans les poubelles, des coupes de métal. Sa passion, c'était de construire des villages gaulois miniatures, où tout est fabriqué à base de boulons, tôles et autres trucs récupérés. Il récupérait les batons des brochettes de la cantine pour faire les palissades du village. Le seul ajout autorisé : les personnages gaulois (qu'il avait dans un kinder?). Jean Louis est aujourd'hui en retraite, mais parfois, tard le soir après un rude journée à vider des cuves en acide, on peut apercevoir son ombre fouillant un conteneur...


Le type qui déteste le GPS

Un autre type, Jean-Michel, était passionné par les trajets routiers. Avec son CD-ROM autoroute express acheté en 1994, il a imprimé des classeurs entiers d'itinéraires divers et variés. Il imprimait avec soin les itinéraires proposés par le logiciel, puis les classait dans d'épais classeurs, en prenant son temps. Les classeurs étaient ensuite archivés dans de hautes étagères.... Avec l'apparition de Mappy ou viamichelin, puis du GPS, on ne sait plus trop où est passé Jean-Michel... Serait il sur la rocade de l'A12 ?

02 décembre 2007

Ma première formation à la sécurité incendie


Mon entreprise m’a désigné équipier d’étage. En gros, quand il y aura une alarme incendie, je devrais jouer un rôle particulier : d’abord m’habiller d’un petit gilet fluo, ensuite je dois indiquer à tout le monde l’escalier de secours et ouvrir la voie, puis indiquer à mes collègues la place de rassemblement. On m’a nommé Guide – file.

Une collègue de mon étage s’est vu attribuer aussi le titre d’équipier mais en tant que Serre – File. C’est grosso modo la même chose avec le gilet fluo, sauf qu’au lieu de prendre les devants et de monter le chemin de la sortie, son rôle sera de rester en arrière et de vérifier si tout le monde a bien quitté son poste : aller chercher les gens aux toilettes, obliger les collègues à quitter une réunion importante et forcer Jeanine, complètement paniquée, vissée sur son fauteuil, à rejoindre la sortie.

On m’a donc donné officiellement le droit de quitter le navire en premier, sans me soucier des autres : pas mal.

Pour m’apprendre les bons reflexes de la sécurité (ou de la fuite pour moi), j’ai eu les honneurs d’une formation avec un professionnel. Pendant deux heures, Gauthier, petit cinquantenaire énergique, nous a raconté que dans sa carrière, il en a vu des gens coincés dans les toilettes, d’autres en syncopes… Gauthier ne parlait qu’avec des astuces mnémotechniques :

« Un risque incendie, c’est trois lettres comme dans le mot FEU : combustible, chaleur, oxygène. »,

« Un feu de catégorie A, c’est un peu de papier ou de bois, comme une Allumette ; un feu de catégorie B, c’est de l’huile qui brûle, comme dans Bidon d’essence… »

« Quand c’est un feu que l’on éteint avec de l’eau : il faut se mettre à 3 mètres de distance, comme le mot EAU »

C’était pas toujours facile de le comprendre. En plus, il parlait aussi comme dans un sketch de Bigard : « on se mouche avec le coude pour le restant de sa vie », « les pompards vous débarrassent de la « ou « le rigolo dans le placard ». Résultat, on a bien rigolé, mais heureusement qu’il nous a donné un dépliant à la sortie…

28 novembre 2007

J’ai vu Jacky, il a une sacrée descente !

Hier soir, je me suis rendu dans une toute petite salle parisienne pour avoir un petit spectacle très drôle : Thomas VDB. Je vous conseille, on y passe un bon moment, avec pleins d’anecdotes sur l’histoire du rock, comme par exemple le type qui fut le premier batteur des Beatles et qui est parti du groupe juste avant que celui-ci ne connaisse un succès mondial. Pas de bol quand même…

Le plus amusant dans la soirée fut un invité de marque parmi les spectateurs, Jacky, ex du club Dorothée (cette fameuse émission qui est responsable du taux de débilité si élevé constaté chez les 25 – 30 ans aujourd’hui). Il était là, avec un imper et sa femme, à rire aux blagues du type. Juste avant d’entrer la petite salle, au bar, il a bu quelques bières, avec, il faut le reconnaître, une sacrée descente… Un joli soulevé du coude, qui m’a fait pensé aux grandes heures de l’ABC, un jeu débile où un téléspectateur pouvait verser un seau d’eau sur Jacky ou son compère Corbier.

Dans la salle de spectable intimiste, tout le monde l’a reconnu, mais personne ne l’a dérangé. Ca doit être dur quand sa notoriété ne cultive que du désintérêt.

Finalement, je ne regrette pas de l’avoir vu, ça m’a permis de trouver encore plus drôle le comique de la soirée que j'étais venu voir.

25 novembre 2007

Qui écrit nos rêves ?

Le scénariste de mes songes est particulièrement tordu. Ah ça, il a beaucoup d’imagination, mais n’a aucune rigueur scénaristique.

L’autre nuit, un A380 menaçait de s’écraser sur une partie de l’Asie, alors que j’étais en camping dans l’amazone avec Mademoiselle Type. L’avion piquait, perpendiculaire au sol. J’ai alors rassemblé tout mon courage, remonté le temps, et empêché l’avion de décoller depuis l’aéroport de Sanghaï. Evidemment, je suis passé pour un héros, le gouvernement philippin m’a invité à Disneyland avec tous mes amis.

Ca ne tient pas debout. Si j’avais remonté le temps, jamais les passagers de l’avion ne se seraient sentis en danger. Au lieu de m’acclamer, ils auraient du me maudire de leur faire rater un vol, et de les obliger à passer la nuit dans un hôtel miteux de l’aéroport en attendant le prochain avion pour Miami (oui, ça n’a décidemment pas de sens).

Dès fois aussi, on rêve du boulot. Des dossiers en retard surgissent dans mes nuits. Des patrons colériques me menacent avec une baguette magique ou un flan. Des collègues se rendent compte que je venu tout nu au travail. Non, finalement, je préfère rêver que je sauve la planète.

20 novembre 2007

Comment faire aimer les huitres ?

Les fêtes approchent. Comme tous les ans, chacun va ressortir son sapin en plastique, une guirlande lumineuse qui consomme plus d'électricité qu'un fer à repasser, un père noël en plastique moche à accrocher sur la façade de la maison pendant 6 longs mois, et surtout le couteau qui est censé ouvrir les huitres, alors qu’il ne fait qu’entailler des millions de mains chaque année (source : Pompes Funèbres Générales).

Comme tous les ans, il y a toujours une personne autour de la table qui refusera de tomber malade avec les autres, et qui ne mangera point d'huitres.
Il est donc encore temps de faire aimer les huitres à tous ceux qui y réticents. Voilà quelques indications pédagogiques. Si ca marche, je sors un livre en janvier intitulé : « l’huitre, tu l’aimes ou tu la quittes »

Vous venez de lire la page des huitres sur wikipedia ?

Oui, c’est vrai que ça ne donne pas envie : mollusques marins bivalves, débris microscopiques et de bactéries présentes dans l'eau....

Mais l’être humain est doté de surprenantes capacités à oublier de quoi sont composés certains de ses aliments préférés (blancs de poulet gonflés à l'eau, boudins noirs au sang de cochon, kebbab de chien). Au moins, l'huitre, c'est naturel !

Vous êtes sensible au sort des animaux ?

Pour ceux qui regrettent de manger du veau ou de l’agneau, on ne mange pas de bébé huitres, mais des huitres adultes qui ont vécu une heureuse vie de mollusque, faite de joies et de bonheurs simples.

Et pour tous les amoureux du cheval, qui répugnent à passer la porte d’une boucherie chevaline par attachement aux équidés, sachez que personne jusqu’à présent n’a réussi à se lier d’affection avec un mollusque.

Et puis c'est ridicule ces sentiments. On mange aussi bien des bébés radis que des vieilles patates. Sans parler du lait qu'on boit à grande gorgée avec des corns-flakes, privant des millions de veaux de leur boisson préférée.

Vous avez peur de ne pas savoir gober les huitres proprement en compagnie ?

Et vous avez raison ! On a tous en souvenir un cousin bavant des huitres un soir de réveillon, ou encore une grand-mère machant les mollusques si bruyamment qu'elle en couvrait le volume des chants de la nativité.

C'est pourquoi il est recommandé de s'entrainer seul à la maison dès septembre. Le but du jeu est simple : gober avec style, ne pas s’en mettre partout.

Quelques techniques pour faire semblant...

Si malgré ces brillants conseils, vous ne parvenez pas à passer le cap, vous pouvez toujours faire illusion. Dans ce cas, on peut ouvrir les huitres et dire "Oh, elle est laiteuse !", puis passer au foie gras. Ou encore "Oh, elle n'est plus très fraîche"et lancer les convives sur un sujet chaud d'actualité (les grèves, la petite amie de Sarkozy...). Sinon, on peut directement les jeter dans la poubelle de table sans y avoir touché, ça ne verra pas !


17 novembre 2007

Les petites choses exaspérantes du restaurant d’entreprise

Après quelques années de déjeuners gâchés en restauration collective, voici les choses qui m’y agacent le plus.

  • Les opérations thématiques sont toujours ratées, bien en deçà des promesses clients « saveurs du monde » ou « rythme et gastronomie.
  • Il y a toujours un type en retard qui s’incruste quand on s’apprête à quitter la table, le plus souvent la position hiérarchique du retardataire nous empêche de le laisser.
  • Le type tout seul au bout d’une table, qu’on connait vaguement, à qui on pourrait parler, mais on n’a pas vraiment de choses à lui raconter, si ce n’est « comment ca va depuis la réunion machin… » Du coup, on culpabilise tout le déjeuner parce qu’il reste seul…
  • Les haricots verts ou les carottes n’ont jamais les mêmes goûts d’un jour à l’autre. A la limite, s’ils étaient toujours mauvais, ce serait moins grave, on serait à quoi s’en tenir !
  • L’agent de SCORE ou la SODEXO qui vous dit qu’il manque quelques centimes sur votre badge et que vous devez remonter les 4 étages pour aller chercher votre porte feuille.
  • A la fontaine, le type qui vide le pichet d’eau avant de le remplir. Est-ce que les précédents propriétaires du pichet avaient crachés dedans ?
  • Le type qui prend le dernier filet de saumon juste avant vous. Reste plus qu’à prendre des sardines grillées en faisant semblant d’en avoir envie.
  • Le type qui écoute votre conversation à côté. Il y a en pleins, partout, des espions aux oreilles pendues… Méfiez vous !
  • Les collègues qui font des remarques quand vous manger pizza AVEC frites.
  • Les collègues qui refusent de partager un bon quart de rouge !

Et vous ?

05 novembre 2007

Quick Drive

Pas de débat pour ou contre le fast food. Apres 3 heures de route, quand on a faim et pas de temps à perdre, rien ne vaut un bon burger dégoulinant de gras servi par un étudiant pas aimable.

La RN 20 après Orléans, vers le Sud depuis Paris, n’est pas la plus agréable du pays : des bourgs qui collectionnent les stations services et les restaurants routiers, des passages piétons souterrains pour faire fuir le peu d’humanité du trajet… Tel était notre décor alors que la faim nous tenaillait le ventre.

Soudain, un panneau « QUICK » nous a sorti de notre torpeur, et déjà des Giants et autres hamburgers franchouillards défilaient dans nos esprits dans une appétissante danse du ventre. Seulement, dans le Loiret, un panneau n’a aucune honte à annoncer un quick 20 min de route en avance.

Soit, alors roulons. Tout d’un coup, surgit au détour d’une zone commerciale un Mac DO sur notre gauche. Nos estomacs crient victoire et nous salivons déjà. Seulement, autre particularité des routes du Loiret, on ne tourne pas à gauche. On va tout droit, ou on s’arrête à droite. Mais un muret en béton se dresse contre les fringales les plus pressantes. Ainsi nous échouâmes une première fois.

Le Quick tant annoncé fini par arriver. Plus qu’un virage à droite… raté, nous voilà sur une autoroute 4 voies en pleine direction opposée. Je m’étais toujours demandé comment commencer une autoroute. Et bien voilà, les autoroutes commencent par des virages ratés sur la droite, avec plein de d’automobilistes perdus qui souhaitaient simplement s’arrêter déjeuner.

29 octobre 2007

Le photographe le moins cher de Paris

Ce soir, j’ai participé à un pot de départ à la retraite. Pour l’occasion, la nouvelle retraitée avait fait venir un photographe, pour immortaliser l’événement. Mauvaise idée ! Un photographe de pot de départ à la retraite ! Imaginez le pire photographe de Paris, puisque je l’ai rencontré.

D’abord, son outil de travail, l’appareil photo, ressemblait à un téléobjectif que l’on voit au bord du terrain de football. Il avait du le piquer après un match son énorme engin pas très discret. Ensuite, il était certes en costume de ville, mais avait moins d’allure qu’un fermier sibérien : chemise sortant du pantalon, laissant apparaitre sa bedaine, cravate trop courte (bien au dessus du nombril), nœuds de travers, mais le pire, et probablement phénomène non expliqué jusque là, il transpirait à grosse goute du cou, de fait que son col de chemise fut trempé. Comble de la classe, de gros poils de torse s’exhibaient fièrement sur son poitrail. Glamour, non ?

Régulièrement, après nous avoir photographiés avec un petit four ou un gobelet de champagne, il venait nous montrer quelques photos sur son écran. Il lançait à la cantonade « je fais des photos, mais c’est pas pour moi, hein ! ». Si seulement il avait quelques dents, ca aurait moins désagréable de lui répondre…

15 octobre 2007

Ma dernière carte 12-25

Moment d'émotion, ce soir, au guichet de la SNCF. J'ai acheté la dernière carte 12-25 de ma vie ! Les 26 ans, qui sonnent la fin des privilèges, arrivent à grands pas, avec tout un fracas de mauvaises nouvelles : compte bancaire, carte SNCF, réductions diverses, changement de catégories dans les sondages…

Il devait être 19h30, quand je suis entré dans cette boutique SNCF oubliée de ma gare de banlieue. Les clients y sont rares. Le guichetier, pull-over labellisé SNCF, scrute la pendule en attendant son heure, sur un fond interrompu de franciliens pressés de renter chez eux.

« C’est ma dernière carte 12-25 », dis-je au guichetier, histoire de meubler un long blanc qui suivait les salutations de politesses. Je n’aurais pas pu trouver mieux pour lancer la conversation…

- Ha Monsieur, la prochaine fois, on se revoit pour la carte Famille Nombreuse ! Vous allez vous trouver une petite, et faire des enfants ! Plein !

- Euh oui, peut-être…

- Et puis après, ce sera la carte Senior ! Quand vous serez vieux comme moi !

- Ha non, pas si vite ! Je ne suis pas si pressé

- Et après, quand vous serez plus bon à rien, ce sera la maison éternelle du bon dieu ! et pour de bon !

Je suis sorti de la gare encore plus déprimé…

10 octobre 2007

une blague de retard

Je ne sais pas pourquoi, je viens de comprendre le sens du la blague "Allo, la boucherie Sanzot ?". Je n'avais jamais percuté que sanzot voulait dire sans os. C'est comme écouter une chanson grivoise sans se rendre compte des paroles. Qu'est ce qu'on est con de rien comprendre.

02 octobre 2007

Le petit mot du syndic

Ce soir, dans mon immeuble, on invente la copopriété 2.0. A la la porte de l’immeuble, il y avait un mot du syndic : « Que ceux qui veulent la mise en marche du chauffage signent ci-dessous ».

Déjà, on pouvait lire le nom de Mlle James, la vieille dame du 4ème qui est la depuis au moins la seconde guerre mondiale. En plus de son nom, Mlle James a ajouté un "on a froid" aussi déchirant qu'une histoire de sans papiers expulsés.

Comment réagir à ce petit mot ? Dois-je penser au confort douillet d’un appartement chauffé au gaz ou bien à mes prochaines charges exorbitantes ? Et cette pauvre Mlle James, qui souffre si facilement du froid sous le poids de l'age ?

J'imagine déjà la prochaine A.G. des copropriétaires, les uns accablant cette pauvre Mlle James d'avoir plombé les charges, les autres prennant sa défense. Le président du syndic, homme au grand coeur, appellerait Laurent Romejko à la rescousse, pour démontrer le froid exceptionnel de ce début d'autonme. On en profiterait pour transformer le vote des budgets en partie de chiffres et des lettres. On déboucherait du bon rouge et on gouterait un paté de campagne, en rire et en chanson. Décidemment, le 2.0 a bien ré inventé la convivialité.

27 septembre 2007

La fin de la République

Suite à une erreur de raccourcis clavier qui a impacté la courbe spacio temporelle, j’ai trouvé un billet que j’écrierai dans plusieurs années sur ce blog.


Lassé de devoir supporter un premier ministre, l’hyperprésidissime Sarkozy avait supprimé cette fonction de l’organigramme étatique en 2008. A l’époque, les médias, et donc l’opinion, s’était réjouis de voir l’hyperprésidissime moderniser l’appareil étatique avec notamment la réduction du nombre de journalistes accrédités à Matignon. Ce fut le premier signe de la prise en main du pays par la dynastie Sarkozy.

Puis, l’hyperprésidissime s’ést fixé pour objectif de revaloriser le parlement. Il avait en effet remarqué que les députés avaient la mauvaise habitude de proposer de nombreux amendements à ses lois, ce qui loin d’améliorer leur performance, ne faisait que retarder leur mise en œuvre. Il s’en était ouvert auprès des français au cours de nombreux JT spécialement tournés depuis son bureau. Les Français s’étaient montrés réceptifs, et les sondages réalisé à chaud par des instituts pointus appuyaient son action.

Pour supprimer l’Assemblé Nationale, un tour de passe-passe constitutionnel aura suffit. Une simple dissolution de l’assemblé a été prononcée, comme l’avait fait le dernier des présidents fainéants en 1997, puis l’hyperprésidissime a pris soin de ne jamais autoriser les nouvelles élections. Au début, quelques journalistes s’en sont émus, mais après quelques coups de fil à des copains, ces journalistes turbulents se sont fait oubliés dans les pages sportives ou nécrologiques de leurs journaux.

Le Sénat n’a jamais été supprimé, mais comme il ne servait à rien à la base, l’hyperprésidissime n’a pas cherché à l’effacer de l’échiquier constitutionnel. Le Sénat a continué à servir de maison de retraite paisible et son jardin du Luxembourg reste encore un lieu de promenade pour famille habillée en Cyrilus.

La Palais Bourbon, très populaire dans le cœur de l’opinion (souvenez-vous des heures de queues lors des journées du patrimoine), a été transformé en siège du cercle des Remarquables de France. Cette nouvelle institution, encore une idée géniale de l’hyperprésidissime, est composée des personnalités tout simplement remarquables (1) du pays nommée directement par l’hyperprésidissime : capitaine d’industrie (dans le bâtiment), patron de presse (également industriel investi par ailleurs dans des contrats avec l’Etat) ou encore artistes (copains). Ce cercle émet son avis sur différents sujets, mais principalement des sujets sur lesquels les français ont du mal à trancher : la composition de l’équipe de France de football, la valeur de l’Euro par rapport au dollars, ou encore pour louer les actions du premier des Français. On y également aménagé une annexe du Fouquet’s où se retrouve le tout Paris autour d’un cocktail Guéant ou d’une salade Cécilia.

L’Elysée a été transformé en musée officiel du Président : photos, carnets originaux ou encore objets personnels… La foule s’y presse pour admirer le premier costume Prada du président, ou encore les dents de laits de Louis. La famille hyperprésidissime loge au Louvre: le musée ayant été définitivement transférés dans une annexe de Dubaï dès 2009.

Le Louvre a été aménagés complètement pour s’adapter au mode de vie de la famille hyperprésidissime : jacuzzi, lac artificiel pour yacht et parc de 300 hectares pour joggings ou faire du scooter en famille… Quelques pièces de maîtres sont toutefois restés pour décorer les appartements présidentiels, comme la Joconde sur le terrain de tennis du Président.

En 2012, à la fin de son premier mandat, Nicolas Sarkozy avait remporté les élections avec 60% des suffrages dès le premier tour. Dès lors, les Français commencèrent à douter du bien fondé des élections. En 2014, on nomma ainsi les maires des villes de France par décret.

L’opposition avait applaudi cette initiative. Il faut dire qu’il n’y avait plus un réel leader de l’opposition. Ségolène Royal (présidente du Modem) avait fini par fusionner son parti avec l’UMP après avoir accepté la présidence du MEDEF. Manuel Valls (1er secrétaire du Parti socialiste) de son côté, avait fini par considérer avec tous ces militants qu’ils ne seraient pas capables de faire mieux que le parti du président, et avait finalement transformés le PS en parti socialisant, en gros une énorme association de quartier chargé des kermesses et des réunions publiques de voisinages. Quand aux autres illustres politiques, Bayrou, Hollande, Besancenot, ils avaient choisi de refaire leur vie à l’étranger, principalement dans le Moyen Orient ou en Amérique du Sud.

En 2017, à la fin de son second mandat, l’Hyperprésidissime devait céder la place, selon la constitution, à un successeur élu par les Français. Il ne pouvait pas se présenter à nouveau devant les français. Il annula ainsi les élections.

Des millions de français défilèrent dans les rues de toutes les villes de France pour saluer son geste, les femmes dansaient de joie, les hommes avaient les larmes aux yeux. Les enfants chantaient. L’hyperprésidissime devenait enfin président à vie.

Il n’y avait plus de partis politiques, la télévision et la presse triomphaient sous le régime du sport et du people. Louis Sarkozy fut appelé par décret officiel Président Adjoint en 2022. Pour célébrer cet événement, on renomma la capitale du pays Sarkoville. La France retrouvait enfin sa dignité de pays lumière dans le monde, éclairé par le génie du meilleur d’entre nous.

14 septembre 2007

le blond

Pendant mes dernières vacances, j'ai eu la chance de rencontrer le blond. Vous savez, le blond des stekch de Gad El Maleh, le type qui réussi tout ce qu'il tente.

C'était sur la plage, il faisait froid comme un mois d'aout. Pourtant, notre blond, en père de famille idéal qui accompagnait ses enfants, a réussi à se baigner sans peiner pour rentrer dans l'eau, pourtant bien gelée.

Le plus fort, il a réussi à mettre son maillot de bain sous une serviette, rapidement attachée à la taille. C'est le genre de manipulation qui ne marche jamais : la serviette tombe, vous la soulevez en même temps que le slip de bain, bref, il y a dans ce genre d'exercice autant de chance de réussir que la tartine tombe du côté de la confiture, le matin où vous êtes pressé.

Toujours plus fort, notre blond, après son bain héroïque dans le froid pour accompagner son rejeton (tout blond aussi), s'est rhabillé tout net, encore mouillé. Le commun de mortels ne supporterait pas le contact de la peau humide et des vetements, c'est d'ailleurs pour cela qu'on a inventé les serviettes. Et bien pas lui, il s'est habillé en sortant du bain, comme dans les films. D'ailleurs, dans les films, ils ne ferment jamais à clé leurs portières de voiture. C'est curieux, non ?

05 septembre 2007

On a tous un ennemi

Il est de faits naturels que chacun en ce bas pays soit doté d’un ennemi. Après tout, c’est bien ce que disait Samuel L. Jackson à la fin de « Incassable », un film que beaucoup ont du oublier, à juste titre.


Bref, on a finalement tous un adversaire en ligne de mire : le chat course les souris, le chien s’en prend au chat, le ver se méfie de la poule, l’homme déteste son voisin.


Depuis quelques nuits, j’ai donc en tête quelques sombres idées visant un voisin : il parle fort à travers les murs, il se couche tard bruyamment, il ferme les volets à grand fracas. Non seulement il trouble mon sommeil, mais il devient obsédant. Alors que je peine à m’assoupir, je divague dans un demi sommeil, où les pires châtiments s’abattent sur ce voisin. La police fait une tournée chez lui et le met à l’amende, un départ d’incendie est repéré dans son salon (ce qui serait très bête pour moi aussi, d’ailleurs).


Ce matin, dans le hall de l’immeuble, la gardienne s’affairait à éponger une inondation, avec une éponge, un seau, des cheveux dans les yeux et beaucoup de mauvaise volonté. Je suis sûr que c’est mon voisin bruyant le responsable de cette inondation, c’est sûrement sa plomberie qui a craqué, c’est son assurance qui va payer. Avec un peu de chance, ce soir, le syndic l’aura mis à la porte, on n’entendra plus de bruit après 1h du matin. Demain je pourrais enfin m’occuper des mes pesants collègues qui copinent au CE plutôt que d’être à l’heure aux réunions.

21 août 2007

Ressuscitons la monarchie !

Ségolène Royal a perdu, vive le royalisme ? Depuis que le nom de Nicolas Sarkozy s’est ajouté sur la liste des Présidents de la République française, aux côtés de De Gaulle et Mitterrand, je me demande en effet si un retour à la bonne vieille Monarchie ne serait pas une bonne idée. Après tout, qui peut maintenant nous protéger d’un fou à la terrible soif de reconnaissance ? J’ai donc cherché qui était le prétendant au trône de France, pour voir s’il n’y avait un coup d’Etat à monter. C’est là que j’ai découvert un sacré bazar parmi les différents prétendants…

Le premier prétendant est Louis XX. Et oui, Louis 20, alors que Louis 17 et 19 n’ont jamais régné, on a continué à compté chez les Bourbons… Louis XX a une trentaine d’année, a vécu toute sa vie en Espagne. Il est le descendant direct de la branche Bourbons, l’héritier le plus proche de Louis XVI, Louis XVIII et Charles X (les derniers rois Bourbons). Le problème est qu’il est passible du vice de pérégrinité : en gros, il vit à l’étranger, donc ne peut pas prétendre au trône. Plus grave, il est le petit-fils de Franco, feu le dictateur espagnol. Pas très classe comme C.V…

Un second prétendant descend la branche d’Orléans, c’est le comte de Paris, Henri d’Orléans, ou encore Henri VII. L’histoire est connue, quand il n’y a pas d’enfant héritier, on remonte au frère du roi, ou encore à un cousin, etc… jusqu’à trouver un homme en âge de devenir roi. On nomme alors une nouvelle branche : les Vallois, les Bourbons, ou encore les Orléans. Le problème, cette fois, est que Philippe Egalité, ancêtre de la branche d’Orléans, avait renoncé en 1792 à ses privilèges de nobles pour lui-même et ses descendants. Il y a aussi le traité d’Utrecht, un congrès où on a réglé la succession du royaume d’Espagne de manière bien compliquée.

Il existe également Jean Christophe Napoléon. Il a une vingtaine d’année, et représente les prétendants au trône de la branche des Bonapartistes. Dans cette branche, on a arrêté de conter depuis Napoléon V, mais le prétendant actuel pourrait être Napoléon VIII. Et oui, déjà 8 ! C’est fou comme le temps passe vite.

Enfin, il existe la branche des Bourbons Busset. Là, on va faire court parce que ca commence ca devenir long cette histoire. En bref, c’est une branche héritière issue d’un bâtard de 1480. Ils ne peuvent pas prétendre au trône d’après les lois fondamentales du Royaume (où seuls les enfants de mariage légitimes sont reconnus). Toutefois, une entorse à la règle les a titillés de temps en temps pour se poser en prétendants…

Ces différentes branches se livrent à une guerre sans merci dans les milieux royalistes français, entre Orléanisme, légitimiste ou bonapartisme… Ca se bat à coup d’acte de naissance, de procédures judiciaires (usage exclusif des armes de la France, l’étendard aux lys qui ressemble à un logo d’un club de foot). Certains font même un peu de télé pour se rendre sympathique…

Finalement, je me demande si tout cela est bien sérieux, on pourrait peut-être faire confiance de nouveau au suffrage universel en 2012… si toutefois Sarkozy n’est pas réélu…

19 août 2007

La parole est à Monsieur Chat !

Allez savoir pourquoi, je ne comprends pas ce que me raconte Monsieur Chat. Dès fois, c’est facile, il miaule et indique le placard contenant les croquettes. Il réclame alors son dû après une longue journée passée à dormir.

A d’autres moments, il miaule en se dirigeant vers la baignoire. Il veut alors qu’on lui fasse couler un filet d’eau fraiche pour se repaitre.

Dès fois, il court dans l’appartement en miaulant. C’est alors un besoin naturel qui tarde à se soulager. Il peut arriver aussi qu’il miaule pour qu’on ouvre une porte ou encore qu’on déplace un pot de fleur pour qu’il puisse sauter en haut d’une étagère.

L’autre jour, c’était incompréhensible. Il miaulait à tue-tête sans raison. J’ai donné des croquettes, de l’eau, changé la litière, rien n’y a fait, il miaulait derechef. J’ai déplacé quelques affaires, peut-être qu’elles lui empêchaient de grimper en haut de l’étagère ? Même pas, il continue de miauler, en s’adressant à nous, ou encore à tout un tas d’objets de l’appartement – ceux que j’appelle ses copains : la porte de la cuisine, le canapé ou encore la couette du lit.

Le lendemain, je raconte cet événement à une collègue spécialiste des chats. Elle a des photos de chats variés sur son bureau, en fond d’écran, sur son tapis de souris, sur son téléphone portable, il parait qu’elle ne part jamais en vacances sans son chat et connait par cœur la tarification pour embarquer un chat en avion ou en train.

Après avoir patiemment écouté mon témoignage et décrit les symptômes du mal, celle me dit « et si ton chat réclamait tout simplement un câlin ? ». J’étais affligé ! Faire un câlin à un chat ! Quelle idée !

16 août 2007

L’histoire de France pour les glauques.

Depuis que j’ai visité quelques châteaux de la Loire, je suis plongé dans l’épais volume de l’Histoire de France pour les nuls. Je ne sais pas si l’auteur de ce bouquin est pervers, tout du moins ses pages rappellent fréquemment les épisodes morbides de notre histoire. Voici ma sélection

CHARLES VIII

Né en 1470, il est l’unique survivant parmi les cinq fils de Louis XI.
En 1491, il épouse Anne de Bretagne avec qui il aura six enfants issus : aucun ne survécut.
En 1498, il vit au château d’Amboise, et décide d’aller assister à un match de jeu de paume. Il passe par un raccourci sombre du château et se cogne la tête dans le haut d’une porte (il ne mesure pourtant que 1m52). Il en sort avec une grosse bosse, et assiste au match. Pourtant, quelques minutes plus tard, il s’écroule et meurt. Un traumatisme crânien, devant toute la cour.
Les mauvaises langues diront que c’est son cousin, Louis XII, qui l’empoisonna, parce qu’il était fou amoureux d’Anne de Bretagne. Le contrat de mariage d’Anne de Bretagne et de Charles VIII stipulait en effet que la reine, si elle ne parvenait pas à engendrer d’héritier, devrait épouser le successeur du roi…

HENRI II

Henri est né en 1519. Il est marié à Catherine de Medecis, mais a pour maîtresse Diane de Poitiers, la maîtresse de son défunt père. Il aime les tournois de chevalier et le 30 juin 1559, à Paris près de l'actuelle place des Vosges, il célèbre le mariage de sa fille Elisabeth avec Philippe II d'Espagne avec un combat.

Il combat contre Gabriel de Montgomery, capitaine de sa Garde écossaise, qui le blesse d'un coup de lance dans l'œil. La lance rentre dans 5 endroits différents de sa tête, dont un éclat qui pénètre dans l’œil et ressort par l’oreille. Le roi s’écroule dans d’atroces souffrances.

On fait venir Ambroise Paré, le médecin royal. Pour mieux réussir ses opérations, Ambroise Paré fait exécuter 7 condamnées, et se fait livrer leurs têtes tranchées pour un examen minutieux. Las, le roi meut le 10 juillet, après dix jours de souffrances.

En 1546, l'astrologue Nostradamus avait mis en garde la reine. Le souverain « devait éviter tout combat singulier aux environs de la quarante et unième année ». Henri II venait d'avoir quarante ans.