11 mars 2008
Un pacte pour battre Aeschlimann
Ce matin, devant la gare SNCF du quartier, les militants UMP avaient l'air tout de même beaucoup moins à l'aise : "Gare aux bolchéviques!" criait une dame qui pourtant avait de prime abord l'air tout à fait honorable. Sa copine de salon de coiffure enchainait "Non à la gauche, nous ne voulons pas devenir un nouveau Nanterre, ou un nouveau Genneviliers".
Vu sur le jdd...
Un pacte pour battre Aeschlimann
Maire d'Asnières-sur-Seine depuis 1999 quand il avait succédé à Frantz Taittinger, réélu dès le premier tour en 2001, Manuel Aeschlimnann a réussi l'exploit depuis qu'il est aux manettes de se mettre tout le monde à dos, à gauche comme à droite. Si bien qu'il devra affronter dimanche au second tour une coalition PS-Modem-Divers droite bien décidée à le mettre en échec.
La fin du système Aeschlimann à Asnières est-elle arrivée? C'est bien possible si on se réfère à la seule arithmétique électorale au lendemain du premier tour de l'élection municipale et aux stratégies mises en place dans la foulée. Sept ans après avoir été élu triomphalement dès le premier tour avec 51% des voix, l'UMP Manuel Aeschlimann a été, dimanche, l'auteur d'une grosse contre-performance ne recueillant que 41,56% des voix, soit un recul de dix points. Une performance à mettre également en regard du score qu'il avait réalisé il y a moins d'un an aux législatives lorsqu'il avait été réélu à plus de 56%.
Face à lui, le jeune candidat socialiste, Sébastien Pietrasanta a obtenu dimanche 33,66% des suffrages tandis que Josianne Fischer, ancienne adjointe d'Aeschlimann devenue une adversaire résolue, a recueilli 12,44% des voix avec sa liste divers droite, sensiblement le même score que le Modem de Christian Leblond (12,34%). Trois candidats excédés par les méthodes du maire sortant et qui n'ont pas mis longtemps à trouver un terrain d'entente pour lui faire barrage. Lundi, dans un communiqué commun, Pietrasanta, Fischer et Leblond expliquent ainsi avoir mis sur pied une "audacieuse alliance" qui devrait selon eux l'emporter dimanche prochain.
Constatant que le premier tour a donné lieu à une "spectaculaire redistribution des cartes", que "les listes d'opposition totalisent 58,5 % des voix", les trois acolytes "ont décidé de se rassembler sur la base d'un projet concret pour la ville". Après "le mauvais bilan et les pratiques contestées" du maire sortant, il s'agit avec cette alliance "dépassant les clivages politiques (...) [d']assainir les finances communales, [d']améliorer les équipements de la ville et [d']agir concrètement pour la qualité de vie, [de] restaurer la démocratie locale et [de] garantir la transparence dans la gestion d'Asnières."
Un proche de Sarkozy
La liste, baptisée "Le grand rassemblement pour Asnières", sera conduite par Sébastien Pietrasanta et entend rassembler tous ceux qui réclament une "nouvelle ère" à Asnières. Si les électeurs répondent présent, Asnières pourrait ainsi effectivement entrer dans une nouvelle époque. Depuis la prise de pouvoir, en 1959, de Michel Maurice-Bokanowski, ancien résistant, compagnon de la libération, Asnières-sur-Seine est en effet un bastion de droite qui semble imprenable. Après le passage à la mairie entre 1994 et 1999 de Frantz Taittinger, héritier des champagne du même nom, contraint de quitter ses fonctions pour cause de maladie mais aussi en raison d'un climat délétère dont on dit que son premier adjoint de l'époque qui allait lui succéder n'était pas étranger, Asnières est devenu une commune importante des Hauts-de-Seine. Au point qu'elle est considérée pour beaucoup comme le "laboratoire de la France d'après" en raison de la proximité entre Manuel Aeschlimann et Nicolas Sarkozy.
Celui-ci, parrain de Lohengrïn, le petit dernier de l'édile et de son épouse Marie-Dominique, qui est également sa première adjointe et son attachée parlementaire, aurait observé ces dernières années d'un oeil bienveillant la politique menée à Asnières. Une politique qui se caractérise notamment par une approche communautariste pas appréciée de tout le monde au sein de l'UMP. Ses opposants reprochent eux à Manuel Aeschlimann sa pratique autoritaire du pouvoir, l'absence de concertation sur les grands dossiers, sa gestion dispendieuse de la ville et un harcèlement quasi-systématique de l'opposition qui a conduit au cours de la mandature qui s'achève à d'innombrables actions en justice. Ils pensent aujourd'hui avoir l'opportunité de mettre un terme à ce système...
03 mars 2008
"troïka trotsko-marxiste dont le sectarisme est le seul moteur"
La campagne municipale bat son plein à Asnières. Ce soir, deux jolis paquets nous attendait, chacun libellé à notre nom, mademoiselle type et moi.
Le maire de la ville, Manuel Aeschlimann, autrement surnommé Sarkoboy par ici, a distribué à chaque habitant de la ville un joli DVD, avec la compilation de ses films : le film où il dénonce l'opposition, le film où il raconte sa vie dans une émission de la Chaine Parlementaire ou encore un film où il fait ses courses au marché. Le quatrième film est une pure merveille de cinéma, puisqu'il s'agit d'un diaporama sonore où défilent les photos de ses colistiers. A ne manquer, superbe transition en fondue entre les personnalités de l'Ump et les « personnalisés issues de l'ouverture et de la diversité »
Accompagnant ses superbes créations artistiques, on retrouve, non pas un, non pas deux... mais trois numéros du journal de sa campagne. Extraits de cette merveilleuse littérature :
« document entièrement financé sur fonds privé »
« venez nous retrouver autour du verre de l'amitié pour une réunion publique de quartier » (les meeting apéro attirent plus ?)
« vous n'en croirez pas vos yeux, ni vos oreilles, et pourtant, c'est vrai découvrez le vrai visage de l'opposition sur www.aeschlimann2008.fr » (je n'en crois pas ma voix)
Mon passage préféré : la double page « en finir avec les pratiques de l'opposition » (puisqu'en votant pour la majorité, on change l'opposition...)
C'est un grand moment de démagogie, avec, sur la même page, un article qui s'appelle « 10 condamnations prononcées par la justice contre des opposants à ce jour », puisque le marie a pris l'habitude d'attaquer tout le monde pour diffamation, et un autre article « Frais d'avocat, ce que vous coûte l'opposition ».
A noter, un acte très courageux : le maire publie le discours d'un élu PS qui avait choisi de rejoindre la majorité en cours de mandature. Le journal explique : « chacun sait que la section locale socialiste est très fortement marquée à gauche, voire à l'extrême gauche , puisque certains de ses membres ont des responsabilités à attac » et le discours d'en ajouter « traoïka trotsko-marxiste dont le sectarisme est le seul moteur » (je rêve de placer cette phrase en réunion)
Le top vient enfin parachever cette œuvre : un montage minable, d'une bassesse rare, où le maire publie le droit de réponse qu'il avait fait paraitre dans le journal « le monde ». Cette fois, il omet de préciser qu'il est l'auteur de l'article, d'où une confusion évidente sur la signature de ce texte. Mais comme le dit M. Aeschlimann : « il faut en finir avec les pratiques de l'opposition ».
26 février 2008
"Casse toi pauvre con"
Voilà, j'espère être bien indexé dans les moteurs de recherche avec cette phrase. Dire que j'ai croisé le Président il y a plus d'un an à Londres...
On appentait les rayons de Harrods, avec Mlle Type, quand on a reconnu au loin celui qui allait devenir suffisament charismatique pour recueillir 19 millions de voix quelques mois plus tard.
Pourtant, il n'est pas grand, et de près il a plein de boutons sur le visage.
Benoitement, j'ai dit « Oh, regarde, c'est Sarkozy ! », ce à quoi le futur locataire de l'Elysée à répondu « Bonjour Monsieur, bon week end », en même temps qu'il pressait Cecilia de le rejoindre au rayon talonettes en cuir de vachette.
C'est dommage, si seulement j'avais dit « Touche moi pas, tu me salis ! » !
J'imagine les gros titres de la presse « Sarkozy craque durant sa campagne » « Sarkozy insulte un passant, il ne peut pas être président! » Ségolène Royal aurait vanté ma braviture, ma hérotitude !
Après son élection, Ségolène m'aurait nommé Sécrétaire d'Etat à l'Internet, j'aurai passé mes journées à dresser des tableaux comparatifs des sites de ventes en ligne, à prendre des petits déjeuners avec Versac et Loïc Le Meur, tout en légalisant uniquement le téléchargement des oeuvres austro-hongroises sur un ton déterminé.
Puis, le Canard Enchainé aurait dévoilé mes pires scandales : un sandwich jambon beurre remboursé deux fois en note de frais dans le Thalys, ou un abonnement litigieux à Micro Hebdo qui m'auraient amené à subir l'opprobre du peuple.
Secretaire d'état démissionnaire et laché par tous, il ne me resterait plus qu'à animer des séminaires d'entreprise, au milieu d'une course de kart, d'une partie de paintball ou d'un concours de lancer de nains.
Non, je suis content d'avoir évité tout ça, surtout que c'est compliqué d'écrire une histoire uniquement au conditionnel.
20 février 2008
Jour de Marché
L'autre jour, je me suis rendu avec Mademoiselle Type au marché. Le marché, c'est un endroit où on est fiers d'aller, on fait vivre le petit commerce et on goûte des produits authentiques. Et puis on est heureux de se lever un dimanche matin, faire autre chose que zapper entre téléfoot et la carte postale gourmande de Petit renaud (il m'énerve celui-là à faire la bise à tout le monde !)
Au marché, on achète des produits improbables : courge bio au nom imprononçable, fromage de chèvre aussi moisi que coulant, champignons pleins de terre (et donc tellement meilleurs !) ou encore les nems les moins chers d'ile de France (0,5 € le nem au porc, qui dit mieux?)
Je me suis toujours posé des questions à propos du marché : que font les commerçants les autres jours ? A quelle heure cela commence-il vraiment le matin (j'ai du mal à croire que le marché soit fréquenté à 8h!) ? Enfin, est-ce que les marchands se menacent avec des armes à feu et des canifs si l'un d'eux décide de prendre l'emplacement d'un collègue ?
14 février 2008
Tour de magie chez mon ophtalmo
L'autre soir, j'ai fait ma visite biannuel chez le médecin ophtalmologiste. Je suis rendu au cabinet médical de la rue des Batignolles. Il est drôle ce cabinet, on y trouve le docteur Maman, le docteur Teboul, le docteur Roussel. En fait, il n'y a que deux noms drôles, mais ca suffit à faire patienter en salle d'attente, dans le brouhaha des enfants et des claquements de porte. Il y a aussi deux dentistes, je me demande comment ils font pour étouffer les hurlements de douleurs des patients.
Puis vient le moment tant attentu, l'ophtalmologiste vous accueille dans son antre, c'est alors qu'on se croirait dans le bureau d'un professeur de Poudlard. Des fioles aux murs, un tableau curieux... D'abord, elle vous installe sur un tabouret pour l'exercice du choixpot. En posant son menton sur un bidule, elle connait tout de suite l'écart entre vos yeux et d'autres formules compliquées, plutot myope ou hypermétrope. La petite lumière blanche au fond du viseur, c'est un autre tour de magie qu'elle aura déclenché avec sa baguette.
Puis, elle vous pose une monture magique sur le nez, surement faite en corne de licorne ou en os de géant, et elle s'agite pour y déposer lunettes et lentilles.
En affinant sa potion-lunette, elle pose des questions compliquées :
« c'est mieux comme ça ou comme ça ? »
- Euh, je ne vois pas de différence... »
- Vous voyez mieux dans le rouge ou dans le vert ? »
- euh... c'est pas pareil, mais disons je vois quand même dans les deux... va pour rouge...
- est ce qu'il y a plus de contraste là... ou là... ?
- euh... c'est un tout petit peu mois fort... mais c'est comme trouble...
Enfin, dernier tour de passe-passe, le clou du spectacle, en même temps qu'elle signe d'une plume de phénix l'ordonnance pour l'opticien, elle demande et obtient 45€ pour 6 minutes 30 de consultation. Endoloris !
10 février 2008
Cascade de chat
On est en pleine après-midi, Monsieur chat se promène dans l'appartement, prennant tout son temps. Puis, lui vient l'envie de s'installer sur le rebord de la cheminée. Avec son flegme félin, il s'approche doucement, puis bondit d'un coup sur la table, se rapprochant de sa cible. Un bond le sépare encore d'une délicieuse place en hauteur, d'où il pourra dominer d'un air supérieur les coussins, jouets oubliés et autres canapés.
Il saute. Paf ! Raté, il s'est fait piéger par une feuille en papier dépassant du rebord. La dite feuille en papier est en fait une déclaration d'impôt à renvoyer avant le 15 Février. Elle était négligemment posée sur ce rebord pour ne pas se faire oublier de ses destinataires. Le chat a confondu ce document avec l'épaisse plaque de marbre encadrant l'âtre.
Tout n'est pas perdu pour autant. Le chat est dans sa chute, mais n'est pas encore tombé. Il s'aggripe alors de ses longues griffes à la nappe de la table. On ne sait jamais, de mémoire de chat, on a déjà vu des situations plus délicates se retourner à son avantage avec des pirouettes plus difficiles. Les griffes sont bien agripées à la nappe, hélas, celle-ci glisse et tombe avec lui, emportant dans sa chute ce qui y trainait (un repose plat, un flacon de Fabulon et une montre Swatch)
Le chat percute le sol, après avoir déployé beaucoup d'effort pour éviter telle déconvenue. Pour éviter l'humilation, Monsieur Chat détalle pour se cacher à l'autre bout de l'appartement, avant que le maitre n'est pu venir voir ce qui se passe.
05 février 2008
Asnièrois : votez pour moi, merde !

C'est vrai quoi, votez pour moi !
D'abord, moi, je suis gentil. Je suis gentil parce que les autres sont méchants avec moi. Ils s'attaquent à moi, me font procès et mauvaise presse. Du coup, plus ils sont méchants, et plus je suis gentil, non ?
Et puis je suis le seul à condanner les attaques dont je suis victime. Entendez-moi bien, je suis le seul à saisir la justice pour punir les méchants. Donc je suis un justicier gentil. Bien sur, la ville d'Asnières est la commune de France où les habitants supportent le coût le plus élevé de frais d'avocat en tout genre, mais c'est pour éviter de laisser la parole aux vils adversaires.
Et puis je suis honnête. Je vous le dit tout de go : je suis le seul à condanner les gens méchants ! Je suis tellement honnête que vous ne vous rendez pas compte que je dis des bêtises.
Enfin, n'oublions pas, nous vivons dans les hauts de seine, et 75% de la population votera pour moi parce que j'ai un autocollant UMP sur ma voiture.
Rendez-vous aux urnes le 9 mars, démocrates d'Asnières. J'ai encore besoin de la safrane avec chauffeur et de voir ma tête sur les murs de la ville...
03 février 2008
Campagne municipale à Asnieres sur seine : ca se castagne déjà
D'abord tout commence par un clip du maire en place, M. Aschlimann. C'est un roi de la vidéo sur Internet. Il fait témoigné ses soutiens (on reconnait les visages sur son site internet dans la présentation de son équipe). Ensuite, il a acheté la compil "musique triste" à la fnac et il a lui meme posté cette vidéo (le pseudo est son nom)
Ensuite, il y a une partie des opposants - le groupe socialiste - qui démentent et démontrent que, non, ils ne sont pas contre la sécurité, les handicapés ou les enfants. Ensuite, ils indiquent que les opposants au mégaphone sont des anciens alliés du maire en place.
Pour l'instant, c'est la vidéo de l'UMP qui a le place de visionnage. Mais ca ne veut rien dire, puisqu'on ne peut pas résister à l'envie de revoir cette vidéo très amusante, tellement tout cela sonne faux.
Lors de la dernière campagne présidentielle, une vidéo avait fait scandale : c'était celle présentant M. Sarkozy en héros sauvant les enfants lors de la prises d'otages de la maternelle de Neuilly sur seine.
M. Aeschlimann est un imposteur : il fait appel à la responsabilité républicaine pour un débat propre, mais use des techniques de manipulations par des montages hasardeux et malhonnetes.
En terme de niveau de débat, on est vraiment au fond du trou...
Vous en voulez encore ?
Sur le site de campagne de M. Asechlimann, on retrouve d'autres vidéo très amusantes, dont une où Monsieur le maire est en visite sur un marché. Il salue tous les militants UMP distribuant des tracts et s'adresse meme à un petit garçon... Pour le lien,débrouillez vous avec google, je ne vais pas l'ajouter ici pour augmenter sa popularité dans les moteurs de recherche !
26 janvier 2008
Changeons pour le calendrier républicain !
Vous rigolez bien quand, plongé dans un livre d'histoire, vous lisez « 18 Brumaire » au « 4 Thermidor » à propos d'un événement de la révolution.
Pourtant, au lieu de ricaner, vous feriez mieux de vous interresser un peu plus à ce fameux calendrier républicain, mis en place après la Révolution Française. Il a de nombreux mérites et est beaucoup plus pratique que notre calendrier actuel, dit Grégorien.
D'abord, tous les mois durent 30 jours. Fini, les indécisions sur la durée de mars ou d'avril, sans parler de ce fourbe de février.
Ensuite, les mois sont composés 3 semaines de 10 jours. Le grand avantage de cette organisation, est que le 29 Brumaire tombe toujours en fin de semaine, et le 3 Thermidor est toujours en début de semaine. Du coup, on se repère beaucoup mieux dans le calendrier, il n'y a plus de mois qui change en cours de semaine. Par exemple, en 2008, le 29ème jour du mois tombe mardi, puis un vendredi, et dans la suite : samedi, mardi, jeudi, dimanche, mardi, vendredi, lundi, mercredi, samedi et enfin un lundi !
Aucune logique ! Alors qu'avec le calendrier républicain, le 29ème jours du mois tombe 12 fois sur 12 un Nonidi, avant-dernier jours de la semaine. Et pan, un bon coup contre le lobby des fabricants d'agendas et de calendriers !
A l'époque de sa mise en place après la Révolution, ce calendrier fut très impopulaire en raison de la diminution des jours de congés, avec un dimanche tous les 10 jours au lieu de tous les 7 jours. Je pense qu'en proposant de faire chômer les 3 derniers jours de la semaine, on y serait gagnant. En l'occurence, nos week end serait Octidi, Nonidi et Décadi.
Autre point, fini les indésicions sur le temps d'un séjour de vacances avec les éternels « j'hésite entre une semaine et quinze jours ! ». Avec une semaine de 10 jours, c'est le compromis parfait, pour la plus grande satisfaction des compagnies de voayges, qui n'en peuvent plus des clients qui changent d'avis à longueur de temps !
Bon, reste à trouver une bonne idée pour savoir à partir de quand on compte les années. Après tout, c'est pas mieux de dire l'an 1 pour Jésus Christ que pour la Révolution. Prenons comme date la plus ancienne trace de civilisation humaine, en plus, on passerait directement en 15.000 quelque chose et on vivrait une vrai aventure de science-fiction sans se donner la peine d'aller voir un film de Jerry Bruckenheimer.
11 janvier 2008
Harry Potter, ou la fin d'une histoire telle qu'elle aurait du être écrite
D'abord, je n'ai rien compris à cette histoire d'Horcruxe. A quoi servent ils pour Lord Voldemort ? Pourquoi les avoir si mal cachés ? Pourquoi ne pas nous avoir raconter plutot un bon match de quiditche, avec pourquoi pas l'ascension de Harry et Ron dans l'équipe professionnelle des Chudley Cannons , cette fameuse équipe complétement nulle qui deviendrait au fil des matchs une redoutable machine à gagner ?
Plus tard, on aurait aimé suivre l'histoire de bêtes magiques de Hagrid, avec pourquoi pas un combat entre Aragog et Buck, ou bien une aventure lointaine avec des géants cachés dans des vallées magiques, à qui il arrive mille péripécies merveilleuses...
Enfin, le livre se serait achevé par la révelation au monde des moldus des pouvoirs magiques. Harry Potter serait devenu président à vie des Etats Unis d'Amérique, et il aurait permis aux moldus d'accéder à la magie. On aurait généraliser à la terre entière le vol en balai (pour se débarrasser du métro) et les elfs de maison auraient investis tous les foyers et gagnés le coeur des ménagères. Toutes les activités salariées ou forme de travail auraient été bannies car jugées beaucoup moins interressantes que lancer des sortilèges sur des insectes ou que manger des dragées Surprise de Bertie Crochue. Les multinationnales se seraient effrondées pour le bonheur de tous, les actionnaires recyclant leurs titres boursiers en nourriture pour Gobelins. L'Humanite se serait alors ouverte à une nouvelle ère avec un accès facile aux denrées et la disparition du capitalisme, dans un monde prospère, heureux et rêveur...
10 janvier 2008
Li(o)terie
Dans le magasin, tous les lits se ressemblent : mousse, ressorts ensachées, latex ou bien ferme, extra-ferme, moelleux, les différences ne sont pas flagrantes. Quand on essaie un lit en magasin, on le trouve confortable, certes, mais on reste mal à l'aise, allongé au milieu de tous ces clients qui nous regardent pour voir si on a l'air à l'aise ou non, justement...
Un vendeur joue la conivence de comptoir « laisser madame choisir, sinon vous risquez d'en entendre parler pendant des années. Et croyez moi, je fête mes 30 ans de mariage cette année ! »
Evidemment, sur les prix, les remises et ristournes de 30 % pleuvent. « C'est le moment d'en profiter. Je vois des clients qui hésitent et viennent toutes les semaines noter les prix, mais les prix ne changent pas, et on ne vous proposera jamais une meilleure offre que celle ci ! » Oui, d'accord, mais on choisit quel modèle avec tout ca ?
07 janvier 2008
Les (drôles) collègues de l'usine
Mon père travaille dans un gros complexe industriel. Dans ce type d'usine, il y a beaucoup de machines et de collègues farfellus, voici une selection d'annectodes que m'a raconté mon père !
Le type qui construit des villages gaulois
Entre midi et deux, Jean-Louis faisait le tour des ateliers pour récuper des bouts de féraille, des boulons dans les poubelles, des coupes de métal. Sa passion, c'était de construire des villages gaulois miniatures, où tout est fabriqué à base de boulons, tôles et autres trucs récupérés. Il récupérait les batons des brochettes de la cantine pour faire les palissades du village. Le seul ajout autorisé : les personnages gaulois (qu'il avait dans un kinder?). Jean Louis est aujourd'hui en retraite, mais parfois, tard le soir après un rude journée à vider des cuves en acide, on peut apercevoir son ombre fouillant un conteneur...
Le type qui déteste le GPS
Un autre type, Jean-Michel, était passionné par les trajets routiers. Avec son CD-ROM autoroute express acheté en 1994, il a imprimé des classeurs entiers d'itinéraires divers et variés. Il imprimait avec soin les itinéraires proposés par le logiciel, puis les classait dans d'épais classeurs, en prenant son temps. Les classeurs étaient ensuite archivés dans de hautes étagères.... Avec l'apparition de Mappy ou viamichelin, puis du GPS, on ne sait plus trop où est passé Jean-Michel... Serait il sur la rocade de l'A12 ?
02 décembre 2007
Ma première formation à la sécurité incendie
Mon entreprise m’a désigné équipier d’étage. En gros, quand il y aura une alarme incendie, je devrais jouer un rôle particulier : d’abord m’habiller d’un petit gilet fluo, ensuite je dois indiquer à tout le monde l’escalier de secours et ouvrir la voie, puis indiquer à mes collègues la place de rassemblement. On m’a nommé Guide – file.
Une collègue de mon étage s’est vu attribuer aussi le titre d’équipier mais en tant que Serre – File. C’est grosso modo la même chose avec le gilet fluo, sauf qu’au lieu de prendre les devants et de monter le chemin de la sortie, son rôle sera de rester en arrière et de vérifier si tout le monde a bien quitté son poste : aller chercher les gens aux toilettes, obliger les collègues à quitter une réunion importante et forcer Jeanine, complètement paniquée, vissée sur son fauteuil, à rejoindre la sortie.
On m’a donc donné officiellement le droit de quitter le navire en premier, sans me soucier des autres : pas mal.
Pour m’apprendre les bons reflexes de la sécurité (ou de la fuite pour moi), j’ai eu les honneurs d’une formation avec un professionnel. Pendant deux heures, Gauthier, petit cinquantenaire énergique, nous a raconté que dans sa carrière, il en a vu des gens coincés dans les toilettes, d’autres en syncopes… Gauthier ne parlait qu’avec des astuces mnémotechniques :
« Un risque incendie, c’est trois lettres comme dans le mot FEU : combustible, chaleur, oxygène. »,
« Un feu de catégorie A, c’est un peu de papier ou de bois, comme une Allumette ; un feu de catégorie B, c’est de l’huile qui brûle, comme dans Bidon d’essence… »
« Quand c’est un feu que l’on éteint avec de l’eau : il faut se mettre à 3 mètres de distance, comme le mot EAU »
C’était pas toujours facile de le comprendre. En plus, il parlait aussi comme dans un sketch de Bigard : « on se mouche avec le coude pour le restant de sa vie », « les pompards vous débarrassent de la « ou « le rigolo dans le placard ». Résultat, on a bien rigolé, mais heureusement qu’il nous a donné un dépliant à la sortie…
28 novembre 2007
J’ai vu Jacky, il a une sacrée descente !
Hier soir, je me suis rendu dans une toute petite salle parisienne pour avoir un petit spectacle très drôle : Thomas VDB. Je vous conseille, on y passe un bon moment, avec pleins d’anecdotes sur l’histoire du rock, comme par exemple le type qui fut le premier batteur des Beatles et qui est parti du groupe juste avant que celui-ci ne connaisse un succès mondial. Pas de bol quand même…
Le plus amusant dans la soirée fut un invité de marque parmi les spectateurs, Jacky, ex du club Dorothée (cette fameuse émission qui est responsable du taux de débilité si élevé constaté chez les 25 – 30 ans aujourd’hui). Il était là, avec un imper et sa femme, à rire aux blagues du type. Juste avant d’entrer la petite salle, au bar, il a bu quelques bières, avec, il faut le reconnaître, une sacrée descente… Un joli soulevé du coude, qui m’a fait pensé aux grandes heures de l’ABC, un jeu débile où un téléspectateur pouvait verser un seau d’eau sur Jacky ou son compère Corbier.
Dans la salle de spectable intimiste, tout le monde l’a reconnu, mais personne ne l’a dérangé. Ca doit être dur quand sa notoriété ne cultive que du désintérêt.
Finalement, je ne regrette pas de l’avoir vu, ça m’a permis de trouver encore plus drôle le comique de la soirée que j'étais venu voir.
25 novembre 2007
Qui écrit nos rêves ?
L’autre nuit, un A380 menaçait de s’écraser sur une partie de l’Asie, alors que j’étais en camping dans l’amazone avec Mademoiselle Type. L’avion piquait, perpendiculaire au sol. J’ai alors rassemblé tout mon courage, remonté le temps, et empêché l’avion de décoller depuis l’aéroport de Sanghaï. Evidemment, je suis passé pour un héros, le gouvernement philippin m’a invité à Disneyland avec tous mes amis.
Ca ne tient pas debout. Si j’avais remonté le temps, jamais les passagers de l’avion ne se seraient sentis en danger. Au lieu de m’acclamer, ils auraient du me maudire de leur faire rater un vol, et de les obliger à passer la nuit dans un hôtel miteux de l’aéroport en attendant le prochain avion pour Miami (oui, ça n’a décidemment pas de sens).
Dès fois aussi, on rêve du boulot. Des dossiers en retard surgissent dans mes nuits. Des patrons colériques me menacent avec une baguette magique ou un flan. Des collègues se rendent compte que je venu tout nu au travail. Non, finalement, je préfère rêver que je sauve la planète.
20 novembre 2007
Comment faire aimer les huitres ?
Comme tous les ans, il y a toujours une personne autour de la table qui refusera de tomber malade avec les autres, et qui ne mangera point d'huitres.
Il est donc encore temps de faire aimer les huitres à tous ceux qui y réticents. Voilà quelques indications pédagogiques. Si ca marche, je sors un livre en janvier intitulé : « l’huitre, tu l’aimes ou tu la quittes »
Vous venez de lire la page des huitres sur wikipedia ?
Oui, c’est vrai que ça ne donne pas envie : mollusques marins bivalves, débris microscopiques et de bactéries présentes dans l'eau....
Mais l’être humain est doté de surprenantes capacités à oublier de quoi sont composés certains de ses aliments préférés (blancs de poulet gonflés à l'eau, boudins noirs au sang de cochon, kebbab de chien). Au moins, l'huitre, c'est naturel !
Vous êtes sensible au sort des animaux ?
Pour ceux qui regrettent de manger du veau ou de l’agneau, on ne mange pas de bébé huitres, mais des huitres adultes qui ont vécu une heureuse vie de mollusque, faite de joies et de bonheurs simples.
Et pour tous les amoureux du cheval, qui répugnent à passer la porte d’une boucherie chevaline par attachement aux équidés, sachez que personne jusqu’à présent n’a réussi à se lier d’affection avec un mollusque.
Et puis c'est ridicule ces sentiments. On mange aussi bien des bébés radis que des vieilles patates. Sans parler du lait qu'on boit à grande gorgée avec des corns-flakes, privant des millions de veaux de leur boisson préférée.
Vous avez peur de ne pas savoir gober les huitres proprement en compagnie ?
Et vous avez raison ! On a tous en souvenir un cousin bavant des huitres un soir de réveillon, ou encore une grand-mère machant les mollusques si bruyamment qu'elle en couvrait le volume des chants de la nativité.
C'est pourquoi il est recommandé de s'entrainer seul à la maison dès septembre. Le but du jeu est simple : gober avec style, ne pas s’en mettre partout.
Quelques techniques pour faire semblant...Si malgré ces brillants conseils, vous ne parvenez pas à passer le cap, vous pouvez toujours faire illusion. Dans ce cas, on peut ouvrir les huitres et dire "Oh, elle est laiteuse !", puis passer au foie gras. Ou encore "Oh, elle n'est plus très fraîche"et lancer les convives sur un sujet chaud d'actualité (les grèves, la petite amie de Sarkozy...). Sinon, on peut directement les jeter dans la poubelle de table sans y avoir touché, ça ne verra pas !
17 novembre 2007
Les petites choses exaspérantes du restaurant d’entreprise
Après quelques années de déjeuners gâchés en restauration collective, voici les choses qui m’y agacent le plus.
- Les opérations thématiques sont toujours ratées, bien en deçà des promesses clients « saveurs du monde » ou « rythme et gastronomie.
- Il y a toujours un type en retard qui s’incruste quand on s’apprête à quitter la table, le plus souvent la position hiérarchique du retardataire nous empêche de le laisser.
- Le type tout seul au bout d’une table, qu’on connait vaguement, à qui on pourrait parler, mais on n’a pas vraiment de choses à lui raconter, si ce n’est « comment ca va depuis la réunion machin… » Du coup, on culpabilise tout le déjeuner parce qu’il reste seul…
- Les haricots verts ou les carottes n’ont jamais les mêmes goûts d’un jour à l’autre. A la limite, s’ils étaient toujours mauvais, ce serait moins grave, on serait à quoi s’en tenir !
- L’agent de SCORE ou la SODEXO qui vous dit qu’il manque quelques centimes sur votre badge et que vous devez remonter les 4 étages pour aller chercher votre porte feuille.
- A la fontaine, le type qui vide le pichet d’eau avant de le remplir. Est-ce que les précédents propriétaires du pichet avaient crachés dedans ?
- Le type qui prend le dernier filet de saumon juste avant vous. Reste plus qu’à prendre des sardines grillées en faisant semblant d’en avoir envie.
- Le type qui écoute votre conversation à côté. Il y a en pleins, partout, des espions aux oreilles pendues… Méfiez vous !
- Les collègues qui font des remarques quand vous manger pizza AVEC frites.
- Les collègues qui refusent de partager un bon quart de rouge !
Et vous ?
05 novembre 2007
Quick Drive
Pas de débat pour ou contre le fast food. Apres 3 heures de route, quand on a faim et pas de temps à perdre, rien ne vaut un bon burger dégoulinant de gras servi par un étudiant pas aimable.
La RN 20 après Orléans, vers le Sud depuis Paris, n’est pas la plus agréable du pays : des bourgs qui collectionnent les stations services et les restaurants routiers, des passages piétons souterrains pour faire fuir le peu d’humanité du trajet… Tel était notre décor alors que la faim nous tenaillait le ventre.
Soudain, un panneau « QUICK » nous a sorti de notre torpeur, et déjà des Giants et autres hamburgers franchouillards défilaient dans nos esprits dans une appétissante danse du ventre. Seulement, dans le Loiret, un panneau n’a aucune honte à annoncer un quick 20 min de route en avance.
Soit, alors roulons. Tout d’un coup, surgit au détour d’une zone commerciale un Mac DO sur notre gauche. Nos estomacs crient victoire et nous salivons déjà. Seulement, autre particularité des routes du Loiret, on ne tourne pas à gauche. On va tout droit, ou on s’arrête à droite. Mais un muret en béton se dresse contre les fringales les plus pressantes. Ainsi nous échouâmes une première fois.
Le Quick tant annoncé fini par arriver. Plus qu’un virage à droite… raté, nous voilà sur une autoroute 4 voies en pleine direction opposée. Je m’étais toujours demandé comment commencer une autoroute. Et bien voilà, les autoroutes commencent par des virages ratés sur la droite, avec plein de d’automobilistes perdus qui souhaitaient simplement s’arrêter déjeuner.
29 octobre 2007
Le photographe le moins cher de Paris
Ce soir, j’ai participé à un pot de départ à la retraite. Pour l’occasion, la nouvelle retraitée avait fait venir un photographe, pour immortaliser l’événement. Mauvaise idée ! Un photographe de pot de départ à la retraite ! Imaginez le pire photographe de Paris, puisque je l’ai rencontré.
D’abord, son outil de travail, l’appareil photo, ressemblait à un téléobjectif que l’on voit au bord du terrain de football. Il avait du le piquer après un match son énorme engin pas très discret. Ensuite, il était certes en costume de ville, mais avait moins d’allure qu’un fermier sibérien : chemise sortant du pantalon, laissant apparaitre sa bedaine, cravate trop courte (bien au dessus du nombril), nœuds de travers, mais le pire, et probablement phénomène non expliqué jusque là, il transpirait à grosse goute du cou, de fait que son col de chemise fut trempé. Comble de la classe, de gros poils de torse s’exhibaient fièrement sur son poitrail. Glamour, non ?
Régulièrement, après nous avoir photographiés avec un petit four ou un gobelet de champagne, il venait nous montrer quelques photos sur son écran. Il lançait à la cantonade « je fais des photos, mais c’est pas pour moi, hein ! ». Si seulement il avait quelques dents, ca aurait moins désagréable de lui répondre…
15 octobre 2007
Ma dernière carte 12-25
Il devait être 19h30, quand je suis entré dans cette boutique SNCF oubliée de ma gare de banlieue. Les clients y sont rares. Le guichetier, pull-over labellisé SNCF, scrute la pendule en attendant son heure, sur un fond interrompu de franciliens pressés de renter chez eux.
« C’est ma dernière carte 12-25 », dis-je au guichetier, histoire de meubler un long blanc qui suivait les salutations de politesses. Je n’aurais pas pu trouver mieux pour lancer la conversation…
- Ha Monsieur, la prochaine fois, on se revoit pour la carte Famille Nombreuse ! Vous allez vous trouver une petite, et faire des enfants ! Plein !
- Euh oui, peut-être…
- Et puis après, ce sera la carte Senior ! Quand vous serez vieux comme moi !
- Ha non, pas si vite ! Je ne suis pas si pressé
- Et après, quand vous serez plus bon à rien, ce sera la maison éternelle du bon dieu ! et pour de bon !
Je suis sorti de la gare encore plus déprimé…
10 octobre 2007
une blague de retard
02 octobre 2007
Le petit mot du syndic
Ce soir, dans mon immeuble, on invente la copopriété 2.0. A la la porte de l’immeuble, il y avait un mot du syndic : « Que ceux qui veulent la mise en marche du chauffage signent ci-dessous ».
Déjà, on pouvait lire le nom de Mlle James, la vieille dame du 4ème qui est la depuis au moins la seconde guerre mondiale. En plus de son nom, Mlle James a ajouté un "on a froid" aussi déchirant qu'une histoire de sans papiers expulsés.
Comment réagir à ce petit mot ? Dois-je penser au confort douillet d’un appartement chauffé au gaz ou bien à mes prochaines charges exorbitantes ? Et cette pauvre Mlle James, qui souffre si facilement du froid sous le poids de l'age ?
J'imagine déjà la prochaine A.G. des copropriétaires, les uns accablant cette pauvre Mlle James d'avoir plombé les charges, les autres prennant sa défense. Le président du syndic, homme au grand coeur, appellerait Laurent Romejko à la rescousse, pour démontrer le froid exceptionnel de ce début d'autonme. On en profiterait pour transformer le vote des budgets en partie de chiffres et des lettres. On déboucherait du bon rouge et on gouterait un paté de campagne, en rire et en chanson. Décidemment, le 2.0 a bien ré inventé la convivialité.
27 septembre 2007
La fin de la République
Suite à une erreur de raccourcis clavier qui a impacté la courbe spacio temporelle, j’ai trouvé un billet que j’écrierai dans plusieurs années sur ce blog.
Lassé de devoir supporter un premier ministre, l’hyperprésidissime Sarkozy avait supprimé cette fonction de l’organigramme étatique en 2008. A l’époque, les médias, et donc l’opinion, s’était réjouis de voir l’hyperprésidissime moderniser l’appareil étatique avec notamment la réduction du nombre de journalistes accrédités à Matignon. Ce fut le premier signe de la prise en main du pays par la dynastie Sarkozy.
Puis, l’hyperprésidissime s’ést fixé pour objectif de revaloriser le parlement. Il avait en effet remarqué que les députés avaient la mauvaise habitude de proposer de nombreux amendements à ses lois, ce qui loin d’améliorer leur performance, ne faisait que retarder leur mise en œuvre. Il s’en était ouvert auprès des français au cours de nombreux JT spécialement tournés depuis son bureau. Les Français s’étaient montrés réceptifs, et les sondages réalisé à chaud par des instituts pointus appuyaient son action.
Pour supprimer l’Assemblé Nationale, un tour de passe-passe constitutionnel aura suffit. Une simple dissolution de l’assemblé a été prononcée, comme l’avait fait le dernier des présidents fainéants en 1997, puis l’hyperprésidissime a pris soin de ne jamais autoriser les nouvelles élections. Au début, quelques journalistes s’en sont émus, mais après quelques coups de fil à des copains, ces journalistes turbulents se sont fait oubliés dans les pages sportives ou nécrologiques de leurs journaux.
Le Sénat n’a jamais été supprimé, mais comme il ne servait à rien à la base, l’hyperprésidissime n’a pas cherché à l’effacer de l’échiquier constitutionnel. Le Sénat a continué à servir de maison de retraite paisible et son jardin du Luxembourg reste encore un lieu de promenade pour famille habillée en Cyrilus.
La Palais Bourbon, très populaire dans le cœur de l’opinion (souvenez-vous des heures de queues lors des journées du patrimoine), a été transformé en siège du cercle des Remarquables de France. Cette nouvelle institution, encore une idée géniale de l’hyperprésidissime, est composée des personnalités tout simplement remarquables (1) du pays nommée directement par l’hyperprésidissime : capitaine d’industrie (dans le bâtiment), patron de presse (également industriel investi par ailleurs dans des contrats avec l’Etat) ou encore artistes (copains). Ce cercle émet son avis sur différents sujets, mais principalement des sujets sur lesquels les français ont du mal à trancher : la composition de l’équipe de France de football, la valeur de l’Euro par rapport au dollars, ou encore pour louer les actions du premier des Français. On y également aménagé une annexe du Fouquet’s où se retrouve le tout Paris autour d’un cocktail Guéant ou d’une salade Cécilia.
L’Elysée a été transformé en musée officiel du Président : photos, carnets originaux ou encore objets personnels… La foule s’y presse pour admirer le premier costume Prada du président, ou encore les dents de laits de Louis. La famille hyperprésidissime loge au Louvre: le musée ayant été définitivement transférés dans une annexe de Dubaï dès 2009.
Le Louvre a été aménagés complètement pour s’adapter au mode de vie de la famille hyperprésidissime : jacuzzi, lac artificiel pour yacht et parc de 300 hectares pour joggings ou faire du scooter en famille… Quelques pièces de maîtres sont toutefois restés pour décorer les appartements présidentiels, comme la Joconde sur le terrain de tennis du Président.
En 2012, à la fin de son premier mandat, Nicolas Sarkozy avait remporté les élections avec 60% des suffrages dès le premier tour. Dès lors, les Français commencèrent à douter du bien fondé des élections. En 2014, on nomma ainsi les maires des villes de France par décret.
L’opposition avait applaudi cette initiative. Il faut dire qu’il n’y avait plus un réel leader de l’opposition. Ségolène Royal (présidente du Modem) avait fini par fusionner son parti avec l’UMP après avoir accepté la présidence du MEDEF. Manuel Valls (1er secrétaire du Parti socialiste) de son côté, avait fini par considérer avec tous ces militants qu’ils ne seraient pas capables de faire mieux que le parti du président, et avait finalement transformés le PS en parti socialisant, en gros une énorme association de quartier chargé des kermesses et des réunions publiques de voisinages. Quand aux autres illustres politiques, Bayrou, Hollande, Besancenot, ils avaient choisi de refaire leur vie à l’étranger, principalement dans le Moyen Orient ou en Amérique du Sud.
En 2017, à la fin de son second mandat, l’Hyperprésidissime devait céder la place, selon la constitution, à un successeur élu par les Français. Il ne pouvait pas se présenter à nouveau devant les français. Il annula ainsi les élections.
Des millions de français défilèrent dans les rues de toutes les villes de France pour saluer son geste, les femmes dansaient de joie, les hommes avaient les larmes aux yeux. Les enfants chantaient. L’hyperprésidissime devenait enfin président à vie.
Il n’y avait plus de partis politiques, la télévision et la presse triomphaient sous le régime du sport et du people. Louis Sarkozy fut appelé par décret officiel Président Adjoint en 2022. Pour célébrer cet événement, on renomma la capitale du pays Sarkoville. La France retrouvait enfin sa dignité de pays lumière dans le monde, éclairé par le génie du meilleur d’entre nous.
14 septembre 2007
le blond
C'était sur la plage, il faisait froid comme un mois d'aout. Pourtant, notre blond, en père de famille idéal qui accompagnait ses enfants, a réussi à se baigner sans peiner pour rentrer dans l'eau, pourtant bien gelée.
Le plus fort, il a réussi à mettre son maillot de bain sous une serviette, rapidement attachée à la taille. C'est le genre de manipulation qui ne marche jamais : la serviette tombe, vous la soulevez en même temps que le slip de bain, bref, il y a dans ce genre d'exercice autant de chance de réussir que la tartine tombe du côté de la confiture, le matin où vous êtes pressé.
Toujours plus fort, notre blond, après son bain héroïque dans le froid pour accompagner son rejeton (tout blond aussi), s'est rhabillé tout net, encore mouillé. Le commun de mortels ne supporterait pas le contact de la peau humide et des vetements, c'est d'ailleurs pour cela qu'on a inventé les serviettes. Et bien pas lui, il s'est habillé en sortant du bain, comme dans les films. D'ailleurs, dans les films, ils ne ferment jamais à clé leurs portières de voiture. C'est curieux, non ?
05 septembre 2007
On a tous un ennemi
Il est de faits naturels que chacun en ce bas pays soit doté d’un ennemi. Après tout, c’est bien ce que disait Samuel L. Jackson à la fin de « Incassable », un film que beaucoup ont du oublier, à juste titre.
Bref, on a finalement tous un adversaire en ligne de mire : le chat course les souris, le chien s’en prend au chat, le ver se méfie de la poule, l’homme déteste son voisin.
Depuis quelques nuits, j’ai donc en tête quelques sombres idées visant un voisin : il parle fort à travers les murs, il se couche tard bruyamment, il ferme les volets à grand fracas. Non seulement il trouble mon sommeil, mais il devient obsédant. Alors que je peine à m’assoupir, je divague dans un demi sommeil, où les pires châtiments s’abattent sur ce voisin. La police fait une tournée chez lui et le met à l’amende, un départ d’incendie est repéré dans son salon (ce qui serait très bête pour moi aussi, d’ailleurs).
Ce matin, dans le hall de l’immeuble, la gardienne s’affairait à éponger une inondation, avec une éponge, un seau, des cheveux dans les yeux et beaucoup de mauvaise volonté. Je suis sûr que c’est mon voisin bruyant le responsable de cette inondation, c’est sûrement sa plomberie qui a craqué, c’est son assurance qui va payer. Avec un peu de chance, ce soir, le syndic l’aura mis à la porte, on n’entendra plus de bruit après 1h du matin. Demain je pourrais enfin m’occuper des mes pesants collègues qui copinent au CE plutôt que d’être à l’heure aux réunions.
21 août 2007
Ressuscitons la monarchie !
Le premier prétendant est Louis XX. Et oui, Louis 20, alors que Louis 17 et 19 n’ont jamais régné, on a continué à compté chez les Bourbons… Louis XX a une trentaine d’année, a vécu toute sa vie en Espagne. Il est le descendant direct de la branche Bourbons, l’héritier le plus proche de Louis XVI, Louis XVIII et Charles X (les derniers rois Bourbons). Le problème est qu’il est passible du vice de pérégrinité : en gros, il vit à l’étranger, donc ne peut pas prétendre au trône. Plus grave, il est le petit-fils de Franco, feu le dictateur espagnol. Pas très classe comme C.V…
Un second prétendant descend la branche d’Orléans, c’est le comte de Paris, Henri d’Orléans, ou encore Henri VII. L’histoire est connue, quand il n’y a pas d’enfant héritier, on remonte au frère du roi, ou encore à un cousin, etc… jusqu’à trouver un homme en âge de devenir roi. On nomme alors une nouvelle branche : les Vallois, les Bourbons, ou encore les Orléans. Le problème, cette fois, est que Philippe Egalité, ancêtre de la branche d’Orléans, avait renoncé en 1792 à ses privilèges de nobles pour lui-même et ses descendants. Il y a aussi le traité d’Utrecht, un congrès où on a réglé la succession du royaume d’Espagne de manière bien compliquée.
Il existe également Jean Christophe Napoléon. Il a une vingtaine d’année, et représente les prétendants au trône de la branche des Bonapartistes. Dans cette branche, on a arrêté de conter depuis Napoléon V, mais le prétendant actuel pourrait être Napoléon VIII. Et oui, déjà 8 ! C’est fou comme le temps passe vite.
Enfin, il existe la branche des Bourbons Busset. Là, on va faire court parce que ca commence ca devenir long cette histoire. En bref, c’est une branche héritière issue d’un bâtard de 1480. Ils ne peuvent pas prétendre au trône d’après les lois fondamentales du Royaume (où seuls les enfants de mariage légitimes sont reconnus). Toutefois, une entorse à la règle les a titillés de temps en temps pour se poser en prétendants…
Ces différentes branches se livrent à une guerre sans merci dans les milieux royalistes français, entre Orléanisme, légitimiste ou bonapartisme… Ca se bat à coup d’acte de naissance, de procédures judiciaires (usage exclusif des armes de la France, l’étendard aux lys qui ressemble à un logo d’un club de foot). Certains font même un peu de télé pour se rendre sympathique…
Finalement, je me demande si tout cela est bien sérieux, on pourrait peut-être faire confiance de nouveau au suffrage universel en 2012… si toutefois Sarkozy n’est pas réélu…
19 août 2007
La parole est à Monsieur Chat !
A d’autres moments, il miaule en se dirigeant vers la baignoire. Il veut alors qu’on lui fasse couler un filet d’eau fraiche pour se repaitre.
Dès fois, il court dans l’appartement en miaulant. C’est alors un besoin naturel qui tarde à se soulager. Il peut arriver aussi qu’il miaule pour qu’on ouvre une porte ou encore qu’on déplace un pot de fleur pour qu’il puisse sauter en haut d’une étagère.
L’autre jour, c’était incompréhensible. Il miaulait à tue-tête sans raison. J’ai donné des croquettes, de l’eau, changé la litière, rien n’y a fait, il miaulait derechef. J’ai déplacé quelques affaires, peut-être qu’elles lui empêchaient de grimper en haut de l’étagère ? Même pas, il continue de miauler, en s’adressant à nous, ou encore à tout un tas d’objets de l’appartement – ceux que j’appelle ses copains : la porte de la cuisine, le canapé ou encore la couette du lit.
Le lendemain, je raconte cet événement à une collègue spécialiste des chats. Elle a des photos de chats variés sur son bureau, en fond d’écran, sur son tapis de souris, sur son téléphone portable, il parait qu’elle ne part jamais en vacances sans son chat et connait par cœur la tarification pour embarquer un chat en avion ou en train.
Après avoir patiemment écouté mon témoignage et décrit les symptômes du mal, celle me dit « et si ton chat réclamait tout simplement un câlin ? ». J’étais affligé ! Faire un câlin à un chat ! Quelle idée !
16 août 2007
L’histoire de France pour les glauques.
Depuis que j’ai visité quelques châteaux de la Loire, je suis plongé dans l’épais volume de l’Histoire de France pour les nuls. Je ne sais pas si l’auteur de ce bouquin est pervers, tout du moins ses pages rappellent fréquemment les épisodes morbides de notre histoire. Voici ma sélectionHENRI II
Henri est né en 1519. Il est marié à Catherine de Medecis, mais a pour maîtresse Diane de Poitiers, la maîtresse de son défunt père. Il aime les tournois de chevalier et le 30 juin 1559, à Paris près de l'actuelle place des Vosges, il célèbre le mariage de sa fille Elisabeth avec Philippe II d'Espagne avec un combat.
07 août 2007
Saoulé à Bourré
Et bien pas du tout, c’est juste un tailleur de pierre qui a décidé de reconstituer un village de 1914 à même la pierre. La pierre des châteaux, le tuffeau, s’érode avec le temps, et dans plusieurs siècles, (ou plus certainement plusieurs milliers d’années), les églises et les bâtiments de pierre auront disparues. Alors notre sculpteur a taillé à même la roche de la cave, la mairie, l’église et certains métiers anciens : sabotier, marchéral ferrand… En plus, la visite était agrémentée par les rires gras de touristes flamands, qui se moquaient surement de ce drôle de village français…
Sur le retour, vers le gite, nous avons décidé de nous remettre de nos émotions en s’arrêtant à Cormery, le village où on inventa le macaron. On raconte qu’un moine tomba dans la pâte fraiche et son nombril dessina le macaron. C’est ce que dit le guide, mais pas la boulangerie où on vend les véritables macarons de Cormery (c’est écrit en grosses lettres gothiques sur la vitrine). La vendeuse nous a lâché « oh vous savez, on a repris l’affaire il y a un an, il faudrait que je fasse des recherches sur Internet pour connaitre l’histoire du macaron. Vous avez vu le reportage dans le journal de Jean Pierre Pernault ? ». Qui a parlé de piège à touristes ?
29 juillet 2007
Congés annuels
Alors c'est aussi mon tour de fermer pour congés annuels. Rendez vous dans une grosse semaine pour suivre mes aventures. En attendant, vous pouvez toujours cliquer ici pour passer un bon moment !
23 juillet 2007
Courtoisie du répertoire de contacts
J’ai changé de téléphone portable. La technologie avancée de ces bidules ne nous permettant pas de transférer facilement les numéros enregistrés dans le téléphone, il a fallu que je fasse un copier coller manuel, à l’aide d’un bic et de mon calepin préféré.
Cette tâche très artisanale m’a permis de remarquer plusieurs petits trucs dont on s’accommode dans la gestion de son répertoire téléphonique, sans forcément se les expliquer.
D’abord, qu’est ce qui justifie qu’un contact soit enregistré dans la carte SIM plutôt que dans le téléphone ?
Ensuite, pourquoi y a-t-il des contacts avec le simple prénom et d’autres avec le nom de famille ? Souvent, ceux qui sont les amis proches ont simplement le prénom, mais pas nécessairement. Mais entre deux amis qui portent le même prénom (Julien, Mathieu ou Clément par exemple), doit on mettre le nom de famille aux deux ? Ou bien à son ami préféré ? Et pourquoi ?
Pourquoi y a-t-il dans mon téléphone des couples d’amis enregistrés au même contact, et d’autres séparément ?
Pourquoi y a-t-il des gens qui ont le prénom-nom et d’autres le nom-prénom ?
Comment se fait-il que j’aie un jour enregistré le numéro de Pizza Hut ?
Qui est ce mystérieux électricien que j’ai retrouvé sous l’appellation « ELECTRICIEN » ??
Celui qui sent la bière et écoute Johnny, ou celui qui a prédit que mon appart brûlerait des flammes de l’enfer à cause de la mauvaise installation ?
En 2000, quand j’ai eu mon premier téléphone portable, un gros Alcatel sans vibreur, le répertoire n’était même pas par ordre alphabétique, il fallait que j’attribue à chaque contact un numéro. En 1er, mes parents, puis en 2, mes amis, etc… Comment une technologie si rustre ?
Je pense qu’il est temps d’établir les règles de courtoisie relatives à cet exercice. Qu’on saisisse la baronne de Rothschild, que dis-je, Maître Capello, non, à nous l’Académie Française !
17 juillet 2007
Et là, une ville entière s'est liguée contre nous
Et puis j’ai du dire une blague pas drôle, ou un commentaire pas sympa sur un trottoir, sur un pont ou une façade de maison, en un mot, j’ai du vexer la ville, parce qu’à partir de ce moment là, les éléments se liguèrent contre nous.
Les bicyclettes, jusqu’alors tranquilles, nous ont foncé dessus avec acharnement. A deux ou trois reprises, un cycliste m’a évité de justesse, proférant quelques insultes flamandes au passage.
La visite d’un fabricant de diamants, chaudement conseillée par le guide, a mal tournée. L’hôtesse parlait mal le français, elle n’était pas intéressée pour nous expliquer la taille des pierres précieuses et préférait nous vendre sa camelote. Remarquant notre manque d'interet, elle nous a invité à quitter la visite. En plus, notre groupe de touristes sentait fortement mauvais.
Alors qu’on regagnait l’hôtel pour se remettre de toutes ces émotions, nous nous sommes retrouvés devant la fabrique de Diamants après 20 minutes de marche. Un tour pour rien, qui plus est dans le pire quartier de la ville.
Le tramway était souvent peu fréquenté durant notre séjour. Alors que nous montions à l’intérieur, il s’est retrouvé sur chargé de touristes, d’autochtones et de bagages…
Toutes nos photos se sont retrouvées marquées par des doigts.
Le portier de l’hôtel me rendait fort gentiment mon sac après descendu les escaliers. Alors que je m’apprêtais à témoigner ma gratitude à ce brave homme, mes poches se sont trouvées aussi vide que le ventre d'une femme stérile. Quelle honte !
Il était décidément temps de rentrer à Paris. Amsterdam, ville ingrate !
09 juillet 2007
Monsieur Chat Thon
Les chats n'ayant pas de convention collective, Monsieur Chat ne peut pas partir en vacances cette année. En plus, il est militant anti pétrolier et refuse de rentrer dans une voiture, il ne peut donc pas partir avec nous.Ses tontons Uncle Whale et Klem ne peuvent, hélas, pas lui accorder le gite à cause de leur propres vacances. Nous faisons appel à toute générosité pour accueillir ce chaleureux compagnon félin durant quelques jours cet été, du 29 juillet au 6 août.
Il ne vous empêchera pas de regarder le Tour de France. Il lêchera le fond des conserves, parce qu'il est trop bête de gacher. Il se blottira sur vos genoux si vous lui recitez des poèmes de Goethe. Il vous fera découvrir des cachettes insoupçonnées dans votre logis. Et en plus, ses propriétaires vous confieront tout le matériel technique pour l'entretien du félin et vous récompenseront de leur gratitude éternelle.
Si seulement mon blog était (plus) lu ! Faîtes suivre ce post à vos amis !
08 juillet 2007
Une manière comme une autre de voyager
03 juillet 2007
Comment j’ai monté mon groupe de rock (ou pas)
La musique rock, j’adore. Muse, Radiohead, Kinito, je connais leurs albums par cœur à force de les écouter entre mes deux stations de transilien quotidiennes. Toutefois, autant j’aime beaucoup leur musique, autant je trouve qu’ils n’ont peut être pas tant de talent. Avec un peu de chance et beaucoup d’idées, je pourrais avoir un bon succès avec mon propre groupe de rock.
D’abord, première étape, le nom du groupe. Je pense que The Type Band c’est pas mal, il y a un petit côté anglais qui pourrait plaire à l’auditoire français en quête d’exotisme.
Il me faut un bassiste ensuite. L’idéal, c’est de trouver un frère jumeau. Les groupes de rock avec des jumeaux ont toujours très bien marché. Hélas, mes parents m’ont préféré en un seul exemplaire. Je pourrais demander à mon grand frère, on porte le même nom de famille, c’est déjà suffisant pour berner nombre de journalistes. Sinon je peux toujours trouver un type qui connait du monde en maison de disques.
A la batterie, je peux me permettre de trouver un type qui a du talent, il ne risque pas, une fois le succès venu, de faire faux bond en créant son propre groupe avec mon attaché de presse, mes dates et mon capital de popularité auprès du public. C’est vrai, on n’a jamais eu de chanteur-batteur tout seul, et c’est très bien comme ça !
Maintenant le look. Il y a plusieurs pistes : le gothique, le vintage, ou pas. Autant m’assumer tel que je suis et espérer fonder un nouveau courant de mode vestimentaire. Le concept ? Le jeune qui met des costumes et des chemises rayées pour le bureau ET pour jouer de la guitare. Ca pourrait libérer toute une force vive de travailleurs dociles en entreprise qui aiment pourtant se défouler à grand renfort de pogo, de bières bues très vite et d’incivilité auprès des vieilles dames qui veulent une place assise dans le métro.
Reste à trouver un premier single qui cartonne à la radio. Pour cela, pas de secret, il faut miser sur une reprise d’un tube des années 80. Ou mieux, une reprise remixée avec un autre élément, pour faire tout neuf. Un sample de David Bowie avec un extrait d’un discours de De Gaulle devrait faire l’affaire. J’ai déjà téléchargé Audacity pour mixer Let’s Dance et Je vous ai compris.
Voilà, le plus dur est fait. Reste à trouver mon public. Sur un malentendu, ça peut marcher…
01 juillet 2007
Connaissez-vous l’histoire d’Humphrey ?
Humphrey fut le chat employé à la chasse aux souris du 10, Downing Sreet pendant plus de dix ans, période durant laquelle il fut doté d’un statut officiel et d’un budget propre.
Il connu 4 premiers ministres et fut mis à la retraite par Tony Blair. Il figure dans la liste des chats célèbres de wikipedia et j'invite quiconque à lire sa passionante biographie : issu d'un milieu modeste, devenu une icone populaire puis un enjeu politique critique du pays.
Il parait que depuis plusieurs semaines, on a installé une nouvelle espèce animale au Palais de l'Elysée, un croisement de requin et de hyène aux dents longues...
27 juin 2007
Le charlatan de Vogica
Le jeune homme, très à l’heure et avec un faux air de Carlos, (dans la série Desperates Housewives pas le chanteur déchu à la bedaine arrogante) a donné un premier mauvais signe quand il a clairement montré qu’il n’y connaissait rien en salle de bain : « oh, nous à Vogica on vend surtout du mobilier de salle de bain et moins les sanitaires ». Ensuite, il s’est mis à l’aise dans mon salon, vidant à grand coup de déglutition le verre de jus de fruit généreusement proposé « un verre de Tropicana, ca ne se refuse pas, Monsieur Type ! » pendant qu’il ponctuait toutes ses phrases pour meubler les trous par des questions débiles « vous faîtes du sport Monsieur Type ? »
Quelques instants plus tard, il avait finit de dessiner la salle de bain de mes rêves, avec une petite douche flanquée dans un coin et un lavabo abandonné dans un autre coin. Restait à caser (enfin) un mobilier de première qualité, car « il faut savoir se faire plaisir Monsieur Type! ». En tout, ca donnait 8000 € la salle de bain, un peu cher pour 4m², même avec un financement magique et le taux le plus compétitif de l’histoire des banques.
Première technique de vente, on diminue la qualité de fabrication des meubles… Le devis tombe à 7000 €. Trop cher.
Après moult tergiversations, notre vendeur a pris un air hésitant, puis solennel « non, je refuse de renoncer, je veux me battre pour que vous puissiez vous offrir cette salle de bain ».
Il a alors sorti de son chapeau le coup de téléphone au directeur. Je n’en revenais pas, il me faisait le coup du charlatan cuisiniste, le truc de base qu’on ne fait plus depuis les années 80 et que Julien Courbet a rendu ringard à grand renfort d’avocats télégéniques !
Au bout du fil, j’avais Monsieur Chef. Il a pris l’air grave, une voix lourde et prononcer ces mots : « Monsieur, d’habitude, nous ne proposons cette offre qu’aux professionnels. Mais nous sommes prêt à faire une exception parce que je dois un service à mon vendeur. » et puis le voilà parti m’expliquant les prix réduits des professionnels, et tout ça. Réduction générale de 35%, le devis tombe à 4500€.
Evidemment, il faut s’engager tout de suite, parce que le dossier est déjà validé, etc…
Si seulement le vendeur était bon acteur ! Mais il jouait aussi mal que si Jean Lefèvre avait tourné dans un film porno des années 80 « Oh, je crois que je peux appeler mon directeur ! ».
A 22h30, 2 bouteilles de jus de fruits et deux coups de fil du directeur, on n’a fini parsce débarrassé du grandiloquent vendeur « Monsieur Type, si vous êtes un homme de parole, alors on se revoit dans deux semaines pour signer les papiers ». Mais bien sur !
18 juin 2007
Les pieds nickelés à l'Elysée : Mais que devient p'tit Louis ?
Vous adorez les épisodes de vos héros préférés : Nicolas l'enfant terrible de la politique française enfin parvenu à son rêve, Cécilia la muse et la prophète lunatique et Eric le traitre épique plein de candeur ?
Saviez-vous que perdu dans cet univers de pouvoirs et de passion se cache un petit homme plein de malice et d'innocence ? Un être doux et sage, au royal prénom de Louis.
Louis S. ne va plus à l'école depuis le 7 mai. Dorénavant, avec son statut de dauphin du Président, et la sécurité qui doit être la sienne, il reçoit les professeurs au palais pour lui enseigner les sciences, les lettres et la politique.
Le corps professoral dédié à l'éducation de Louis a été nommé par décret officiel, il est composé des meilleurs professeurs au sommet de leur carrière. Pascal Sevran est chargé de l'étiquette et du protocole, pour transmettre à Louis les nobles manières présidentielles en matière de chants, de danse et d'Arts télévisuels. Claude Allègre a obtenu la mission spéciale du Président Papa d'enseigner les sciences et la biologie pré-historique, alors que Bernard Tapie est le professeur de sport du petit Louis.
Aujourd'hui est un jour particulier, puisque Louis reçoit sa première leçon avec son nouveau professeur, Alain Juppé, dorénavant libre de toute charge, qui sera l'enseignant dédié à l'économie et à la météo.
-Bien, commençons Louis si tu le veux par le PIB du Bolivie. A ton avis, pourquoi est-il deux fois moins important que celui de son voisin péruvien ?
- Je m'en fous ! je veux jouer à cache – cache dans l'abri anti-nucléaire avec papa !
- Ecoute, ton père est très pris en ce moment par les travaux de rénovation de la Lanterne, alors concentre toi un peu sur la leçon de ce jour si tu veux bien.
- Non, je veux pas, je veux porter le gros collier en or et appuyer sur tous les boutons pour faire la guerre avec papa contre les méchants Russes !
Rachida Dati, alors en pleine réflexion sur les moyens pour mettre plus de mineurs en prison, passait par hasard par le salon Pompadour. Elle se fait apostropher par Alain Juppé
- vous là-bas, la baby-sister, venez vous occuper du gamin !
- Mais pour qui me prenez vous ? je suis Rachida Dati, la garde des sceaux !
- Justement, j'ai quelqu'un pour vous ! Un sale môme de dix ans qui me pourrit la vie. Occupez-vous en pendant que je fais un tour à l'ambassade du Canada. Je vais demander l'asile politique à Montréal. Avec un peu de chance, Garou est toujours à l'affiche.
C'est ainsi que l'on perdit de nouveau la trace d'Alain Juppé. Arno Klarsfeld fut le nouveau professeur de Louis, et on dit que tout deux s'amusèrent beaucoup à faire du patin à roulette dans le 12ème arrondissement.
11 juin 2007
Combien de minutes dans quelques instants ?
On peut dire 2 ou 3 minutes ? 5 à 10 minutes ? 10 minutes à quart d’heure ?
A la télé, est-ce que l’on doit s’attendre à ce qu’une page de pub soit plus brève quand le présentateur annonce « à tout suite » plutôt que « juste après » ?
A la fin d’un mail, si je suis pressé, je préfère mettre « à très vite » ou « à bientôt » ?
Dans le travail, je fixe une échéance en début de semaine prochaine, on entend Lundi ou Mardi, soit. Si je fixe comme échéance en fin de semaine prochaine, alors on pense à jeudi, ou vendredi. Par contre, il y a un litige dont tout le monde s’accommode, quand on annonce « en milieu de semaine de prochaine ». Ce n’est pas mardi, c’est plus sûrement mercredi et peut être aussi jeudi… c’est du moins ce que pense mes prestataires !
Du coup, le jeudi a bon dos, à la fois en fin de semaine qu’en milieu. Il est tantôt en avance, tantôt en retard, finalement jamais au bon moment.
Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU, divise son emploi du temps par tranche de 5 minutes pour ne pas perdre un instant dans son planning. Voilà quelqu’un d’organiser. Peut être que lui sait combien il y a de minutes dans quelques instants…
06 juin 2007
L’affaire des photos du séminaire
Je rentre tout juste de mon premier séminaire d’entreprise. L’image d’épinal de ce type d’événement, c’est une bande de cadres masculins qui marchent sur la braise, font du parachute ascensionnel, sortent bruyamment en boîte de nuit à Ibiza et jettent Pichard dans la piscine de l’hôtel alors que celui-ci s’était caché dans un recoin pour appeler sa famille. Bref, des moments de franches camaraderies…
Malheureusement pour moi, l’écrasante majorité de mes collègues sont des femmes quadragénaires, le séminaire de débauche organisé s’est transformé en séjour bucolique et reposant dans un château de luxe en région parisienne, avec piscine et cours de yoga.
La prof de yoga exigeait qu’on étale sa cage thoracique, qu’on respire des chevilles, ou encore qu’on mette ses mains sur le ventre pour profiter du fluide… Je me suis rapidement échappé de ce délire collectif pour rejoindre le practice de golf. Seulement voilà, quand on n’a jamais swingué de sa vie, c’est lassant quand au bout de vingt minutes, on a creusé un trou de 10 cm autour de la balle, qui, elle, n’a pas bougé.
C’est presqu’avec soulagement que je rejoignais les ateliers de travail : au programme, quelle dynamique de travail pour mieux répondre aux besoins des clients, ou encore quelle synergie collaborative pour optimiser la réussite des objectifs. Les mots de ces intitulés sont interchangeables, l’objectif est d’enfermer les participants dans des petites salles surchauffées, les laisser s’engueuler toute l’après-midi pour finir par une présentation bavarde en séance plénière devant une assemblée endormie impatiente de se masser autour du buffet.
Pour terminer la journée : soirée open bar de thé. J’étais seul avec ma bière dans un océan d’earl grey et de verveine. Mon image de gendre idéal en a pris un sacré coup, moi qui retiens toujours l’ascenseur pour les collègues, qui me lève systématiquement pour remplir la carafe d’eau de la cantine ! Mais pourquoi les femmes, passé un certain âge, ne boivent plus ?
Le lendemain au bureau, une collègue avait mis toutes ses photos sur un répertoire partagé dès 10 heures… Une demi-heure plus tard, la moitié des photos de la piscine avaient disparues. La moitié de l'étage s'est vexé de ne pas avoir pu exercer un droit de veto sur la diffusion des photos...
En attendant le TGV…
Dans le premier cas, sur le quai, c’est l’effervescence. Un pauvre agent SNCF, l’air bonhomme, explique à tout va qu’il ne sait rien, que le machiniste est dans le train que l’on attend, et que si on veut arrivé à Paris avant minuit, mieux vaut prendre le train de 21h, partant quai 4. Autour de l’agent, une dizaine de personnes attendent des explications, le regard mauvais, prêt à en découdre.
Plus loin, certains passagers se dirigent d’un pas distrait vers la sandwitcherie ou le bureau de presse en cherchant désespérément des pièces au fond de leur poche, croisant ceux qui changent de quai les bras chargés de valises et d’enfants.
Dans les voitures, bien au chaud, on patiente en passant des coups de téléphones de la semaine. Evidemment, il y a toujours une personne moins discrète que les autres. Alors Patrick et Aurélie, un couple bien habillé d’une trentaine d’année, se font remarquer à grand renfort de PDA… Jeudi, ils vont diner chez Romain et Béa, ils apportent le désert « tu verras une sacré surprise… », après, Patrick appelle sa mémé pour lui raconter se vacances « des souvenirs pleins les yeux », puis il parle de l’actualité « un bon signe, ce nouveau gouvernement », « on est content pour le nouveau président », « ca devrait bien remettre les choses en place », etc.... Au bout du fil, la vieille dame fait tout pour que la conversation se poursuive, arrachant à son petit fils des précieuses minutes qui lui changent de l’ennui. Elle se dit qu’il est bien son petit, peut-être aussi bien que le type qui présente les actualités régionales sur FR3, et que sa petite dame a bien de la chance de l’avoir trouvé. Cette bruyante conversation s’éternise alors sur un concert de louanges pour le nouveau président de la République. Lassé de ce discours triomphaliste, je préfère retourner sur le quai, soutenir ce pauvre agent de la SNCF. Tiens, qu'est ce qu'il pense du service minimum?
31 mai 2007
Les marques pages
Je me souviens encore comme hier de la première page que j’ai cornée. C’était mon premier Oui-Oui. La réprimande paternelle qui a suivi, sévère, m’a indiqué que ce n’était pas la meilleure solution. Oh, bien sur, je pourrais essayer aujourd’hui de corner ma page sans craindre une réprimante de mon père, mais je n’y arrive pas, j’ai été conditionné, c’est comme boire de la bière devant un match de foot…
Il y a aussi les précieux et les dandys qui utilisent un marque page officiel, en vente dans les boutiques spécialisées. C’est pratique, généralement au bon format, mais ça se perd voire ça s’oublie dans un ouvrage que l’on a fini par abandonner (généralement le livre qu’on achète à la FNAC pour se donner un genre à la caisse). Une fois, on n’en a même offert un, avec un texte rigolo. Je l’ai retrouvé deux ans après à la dernière page du volume 5 d’Harry Potter (celui où Harry organise des raves parties à Poudlard), complètement noyé sous l’épaisseur du livre.
Il y a aussi les tricheurs, qui utilisent le fil au milieu du livre. Je ne sais pas comment il s’appelle, ce fil rouge, ou bleu, qu’on trouve généralement dans les dictionnaires ou les gros roman, mais pour moi, on devrait le supprimer, c’est sûrement un reliquat des moines copistes qui s’en servait comme chapelet.
Finalement, la meilleure technique, c’est celle du n’importe quoi. Un rien peut servir pour marquer une page : un post-it, un ticket de métro, un ticket de caisse, un mouchoir (propre…), voire même un autre livre. L’intérêt, c’est de voir comment vieillissent les objets. Par exemple, l’écriture du ticket de caisse s’efface, le post-il finit par être plié dans tous les sens…
24 mai 2007
Mobilisons nous pour les balles
Le passage à l’Euro aura vraiment était traumatique : augmentation perfide des prix, arnaque en tout genre des petits vieux, discours démago aux dernières présidentielles, etc…
Parmi ce sombre panorama, je tiens à ajouter un aspect important : la dégénérescence argotique. En effet, depuis le 1er janvier 2002 et son obscur cortège de changements d’étiquettes, finis les « t’as pas 10 balles », ou bien « une blague à deux balles ». En effet, depuis ce triste jour pour les amoureux des belles lettres, il n’y a pas d’autres mots rigolos pour dire « euros ». Essayez autour de vous de dire « t’as pas dix balles ? », on va vous reprendre « j’ai pas 1,50 € ! »
Je propose donc de lancer un grand jeu pour trouver un nouveau mot. Le gagnant remporte dix balles.
22 mai 2007
Les douze travaux du BHV
D’abord, première erreur, j’ai appelé le standard qui m’a renvoyé vers le rayon. Les téléphones dans les rayons des magasins d’électroménager sont faits pour sonner, et non pas pour être décrochés. Passé un très long moment (peut être aussi longtemps qu’au péage de Saint Arnoux un 15 aout), une voix décroche. « Pas du tout », me dit-il, ce n’est pas le bon numéro, et de d’envoyer vers le service technique, avant que celui-ci ne me renvoie vers le service après-vente. A chaque fois, mes interlocuteurs ont l’air un peu vexé que je m’adresse à eux « Ah non, mais je ne m’occupe pas des problèmes de livraisons », ou encore « non monsieur, ici on ne s’occupe pas de ce que vous demandez, c’est encore une erreur des gens du rayon ». A croire qu’au BHV on adore s’envoyer entre collègues les clients à problème. D’ailleurs, c’est un peu pareil dans le magasin « non monsieur, le retrait marchandises c’est rue des archives », ou encore « La peinture c’est pas au sous sol, mais au 5ème.... ». Au final, quelqu’un d’humain a fini par me lâcher dans un souffle « vous feriez mieux de passer au magasin et demander Patricia… »
07 mai 2007
J'ai vu la France d'après, la vengeance des vieux !
Pour ces électeurs, Sarkozy a critiqué mai 68, a parlé de Sécurité, de retraites, propose de défiscaliser les successions ou un plan alzheimer. Il a aussi ravivé le souvenir de Bloum ou de Jaurès, de vrais HOMMES de gauche, et refuse l’euthanasie. La voilà la France d'après, elle a plus de 65 ans, et elle a bien l'intention de nous narguer !
Ce matin, à La Poste, il y avait des cannes et des rides. Bon, d'accord, il y a toujours du monde et souvent des vieux grincheux à la Poste, mais au lendemain du triomphe électoral des plus de 65 ans, ce décor prenait une toute autre perspective. Ce n'était pas des vieilles personnes qui faisaient la queue à côté de moi, mais des gros bulletins pour Sarkozy, aux relents nauséabonds tout fiers, arrogants et vengeurs. Quelques regards méprisants pour les femmes noires venus transférer de l'argent, une autre qui fait semblant de pas comprendre le sens de la file pour passer devant tout le monde, et des guichetiers qui subissent les invectives "ca n'avance pas", ou "encore mais pourquoi ils font pas la queue ces gens-là!. Ca ne va pas être facile d’être fonctionnaire aujourd’hui, ca coute tellement cher à nos retraites, c’est tellement fainéant !
Dorénavant, je ne ferai plus mes courses avant 19h, de peur d'en croiser trop, et je ne prendrais plus le bus, avec toutes ces personnes agées qu réclament des places assises avec un air triste !
Au secours, la France vieillit !
06 mai 2007
Publi cé nul !
Oui, un titre de billet aussi pourri que ce que je veux dénoncer, la récupération scandaleuse par les publicitaires des affiches et des slogans de la campagne présidentielle qui vient de se terminer.